Francaisdefrance's Blog

23/08/2010

La mosquée de Ground Zero divise jusqu’aux musulmans américains !

Pourquoi tant de « salamaleks » pour en fin de compte mettre dans la tronche du monde Occidental la plus belle provocation (imparable) de son Histoire ? Elle se fera cette mosquée et une fois de plus, on trouvera des connards pour applaudir…

FDF

Rachel Zoll, 20 août 2010

Associated Press


Le projet de construction d’une mosquée non loin de Ground Zero, à New York, fait polémique jusque dans les rangs des musulmans américains. Certains le jugent inutilement provocateur à l’heure où l’islam cherche à se faire accepter aux Etats-Unis ou qu’il méprise la douleur des victimes des attentats du 11-Septembre.

La construction de ce qui devait être, au départ, une simple mosquée locale s’est transformée en une véritable confrontation nationale, qui divise également les communautés musulmanes dans tous les Etats-Unis. Le projet a relancé le débat sur la tolérance religieuse et les valeurs de la société américaine, et ravivé la douleur des attentats.

« Pour la plupart des Américains, le 11-Septembre reste une plaie ouverte et tout ce qui est associé à l’islam, même pour les Américains qui comprennent l’islam -comme avoir autant de publicité autour d’un centre islamique-, c’est comme remuer le couteau dans la plaie », estime Akbar Ahmed, professeur d’études islamiques à l’Université américaine.

Tel qu’il est actuellement présenté, le projet Park51, d’un montant de 100 millions de dollars (78 millions d’euros), comportera une mosquée, une piscine, une salle de sports, un auditorium de 500 places et un monument à la mémoire des victimes du 11 septembre 2001. Le tout à deux rues du site du World Trade Center. Pour Akbar Ahmed, ancien ambassadeur du Pakistan en Grande-Bretagne, il devrait également inclure une synagogue et une église, afin de prouver son caractère oecuménique.

Abdul Cader Asmal, ancien président du Conseil islamique de Nouvelle-Angleterre, une organisation regroupant une petite vingtaine de centres islamiques, pense pour sa part que les promoteurs devraient réduire l’ampleur du projet et construire seulement une mosquée, même si la loi leur permet de bâtir ce qu’ils souhaitent. « Gagner devant un tribunal ne va pas aider à améliorer l’image des musulmans dans le pays », estime-t-il. « Il faut gagner le coeur et l’esprit des Américains ordinaires ».

Asra Nomani, avocate des droits de la femme dans le monde musulman, soutient la construction d’une mosquée, mais pense que le projet devrait être délocalisé par respect de la douleur des familles de victimes du 11-Septembre. « Je ne peux pas soutenir la construction d’une mosquée à l’endroit qu’ils ont choisi », dit-elle.

Le projet Park51 est porté par l’imam Feisal Abdul Rauf et son épouse Daisy Khan, connus pour leur volonté de dialogue avec les autres religions à New York. Mais la stratégie de communication choisie par le couple fait également grincer quelques dents: actuellement à l’étranger pour une série de conférences, Rauf ne s’est pas publiquement exprimé face aux Américains, laissant l’espace médiatique à sa femme et au promoteur Sharif el-Gamal de la société SoHo Properties, propriétaire de l’immeuble.

« L’absence de Feisal Rauf est énervante », souligne ainsi l’écrivain américain musulman Aziz Poonawalla, favorable à Park51, sur le blog ordinary-gentlement.com. « Je suis capable de défendre Rauf contre certaines des accusations portées contre lui, mais je n’ai pas envie de faire son porteur d’eau pendant qu’il se ballade autour du monde ».

Autre crainte de certains musulmans américains, la possibilité que le centre tombe entre des mains plus radicales quand Feisal Abdul Rauf et Daisy Khan se retireront. Pour Asra Nomani, les musulmans américains doivent ainsi accepter l’existence d’un courant extrémiste dans l’islam, et donc la possibilité que des imams radicaux prennent un jour le contrôle de Park51. « Oui, il y a un a priori contre les musulmans aujourd’hui, mais les musulmans ont aussi aujourd’hui un problème extrémiste », confie-t-elle.

A ce titre, les promoteurs du centre ne doivent pas seulement se revendiquer modérés, estime Tawfik Hamid, universitaire égyptien en poste à l’Institut d’études politiques Potomac. Ils doivent rejeter « de manière claire et sans ambiguïté » certaines pratiques radicales telles que le meurtre d’apostats, la lapidation des femmes adultère ou encore la guerre sainte contre les non-musulmans. « A mon avis, cela serait perçu par les radicaux de l’islam comme une défaite de leur idéologie », souligne-t-il.


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