Francaisdefrance's Blog

02/08/2010

Délinquance: quand ce ne sera plus Grenoble, ce sera ailleurs…

L’article de Patricia La Mosca, « Grenoble ou le cimetière des rêves », recueille un écho important dans le public français.

Les lecteurs remarquent, pour la plupart,  que notre consœur,  qui était encore stagiaire  il y a un peu plus d’un an,  adopte une approche très différente de celle des media tricolores  dans sa couverture des affrontements entre les émeutiers armés du quartier de la Villeneuve et les forces de l’ordre.

La Mosca décrit ce qu’elle voit et rapporte ce qu’elle entend ; sans passer sous silence les éléments qui dérangent et sans instrumentaliser les événements pour servir un but politique ou une quelconque idéologie.

Pur style Ména, qui dérange et désoriente une presse francophone, qui, à force de gommer l’incorrect, d’utiliser un vocabulaire intentionnellement soporifique, ainsi qu’un lexique unique et auto-imposé, ne dit plus rien du tout. N’informe plus, au sens premier.

Un exemple : Patricia relève qu’environ cinq cents policiers,  y compris des commandos, en trois jours de tirs à l’arme à feu de la part des séditieux, et après l’incendie de 82 voitures, n’ont arrêté que deux suspects.

Cela suffit au lecteur pour réaliser que quelque chose ne tourne pas rond dans le traitement que le gouvernement français a appliqué aux violences de Grenoble.

La Ména, La Mosca, sont les seules, dans le paysage médiatique francophone, à mettre cette équation en évidence. A poser les questions justes. Mais n’est-ce pas précisément cela le rôle du journaliste ?

Et prendre des risques et conserver la curiosité et la fraîcheur nécessaires pour passer une nuit entière au côté d’un commando de la police sur un local d’aération, alors que les balles sifflent à proximité, n’est-ce pas revenir aux fondamentaux du métier ?

Que les collègues négligent peut-être.

C’est remettre le journaliste à sa place sur le théâtre de l’événement. C’est reconnaître qu’il y a une place définie. Un journaliste, dont le boulot n’est pas de dire à ses clients ce qu’ils doivent penser, ni de se soucier de ne pas échauffer les esprits en parlant de calme lorsqu’il n’existe pas.

Le résultat ne trompe pas ; au bout de quelques lignes de l’article de notre camarade, le lecteur s’aperçoit qu’il est authentique et différent de tout ce qu’on lui propose.

Et il n’y pas que les consommateurs d’information civils qui font ces constatations. Ce matin, j’ai été surpris en lisant les commentaires sur le papier de Patricia que j’ai trouvés sur le forum du site du Syndicat National des Officiers de Police français.

Eux, on ne peut pas « la leur faire » ; ce sont probablement les gens les mieux renseignés de ce qui se déroule effectivement dans les zones de non-droit.

On retrouve chez eux la même considération et les mêmes réflexes que ceux des autres lecteurs face à Grenoble ou le cimetière des rêves. C’est en lisant les commentaires de ces officiers que j’ai ressenti la nécessité de publier ce suivi d’info.

Ils se reconnaissent dans ce que Patricia La Mosca a écrit.  Ils confirment le contenu.  Ils disent que c’est pire encore que ce qu’elle décrit. Ils se plaignent des risques exagérés qu’on leur fait prendre. Ils parlent de leur ras-le-bol (également explicité publiquement pour la première fois dans ces colonnes) et de ses raisons. De la certitude qu’ils ont que les gouvernants les abandonnent ; qu’ils les considèrent, eux et les hommes qu’ils commandent, comme de la chair à canon à bon marché.

Je rapporte ici quelques unes de leurs réactions :

Fee-ross : Pu…naise que c’est, bien vu !!!

C’est quand même grave/dommage (rayer la mention inutile) de ne pas avoir une presse, (française, s’entend !) qui ne va pas chercher plus loin… pas hors de nos frontières, mais « inside » comme le disent certains. (…)

Lemieux66 : Voici un article qui est paru en Israël.

Subject: Grenoble ou le cimetière des rêves

Ce texte a été écrit par une journaliste de « MENAPRESS » (http://www.menapress.org/).
La Ména, de son nom complet la Metula News Agency, est dirigée au plan rédactionnel depuis le village israélien de Métula qui lui donne son nom.

Ceci étant précisé, les observateurs évoquent ici une vision de nos banlieues pertinente, notamment au regard de leur expérience avérée des populations hostiles à Gaza… (…)

Sombre : Cet article (entre autres) tourne beaucoup dans les boîtes persos des collègues….

Par contre je reste étonné que « certains » ne disent rien sur sa provenance (Menapress). Il semble que le choix des sources et leur accès sur le forum dépende de certains facteurs qui m’échappent de moins en moins.

Et puis ce commentaire détaillé d’Azerty, que je trouve instructif quant au fond du problème et que je reproduits en entier :

Patricia La Mosca (l’article) : « Les flics en ont très gros sur la patate à jouer les « cibles de fêtes foraines ». Les politiques ont certes parlé de rétablir l’ordre public par tous les moyens, mais leurs ordres sont « faites gaffe de ne pas en abattre un autre, car la situation échapperait à tout contrôle. Ne tirez que si votre vie est absolument en danger ! ».

Azerty : « Oulala, on est déjà loin ; maintenant, c’est plutôt « tirez qu’après déjà avoir pris une bastos et que par miracle, vous êtes encore vivant, mais tant que vous n’avez pas été atteints, serrez les miches ».

… c’est d’ailleurs ce qui s’est passé à Villiers-le-Bel : combien de collègues allumés à l’arme à feu ? Combien de tir de riposte ? réactyion des politiques (on pète de joie car nos valeureux policiers ont acceptés d’être les pigeons d’un stand de tir sans avoir riposté) ».

PLM : « Hortefeux, la peur au ventre, a commis l’acte « incontestablement héroïque » de pénétrer dans la Villeneuve.  Même entouré d’un véritable mur de séparation mobile,  il n’est toutefois demeuré dans la cité que… sept minutes,  montre en main ».

Azerty : « C’est ce qui s’appelle en avoir… (je ne précise pas la taille, ce serait désobligeant)… les mêmes politicards qui demandent à un collègue se faisant tirer dessus, se prenant boules de pétanques, plaques d’égouts, pommes de terre hérissées de clous et jets de pierres en tir tendu de « garder son sang froid » des heures durant (sinon, gare à la sanction) ».


Non. Inacceptable.

PLM : « Elle ne dispose pas non plus des moyens, des hommes et des ordres pour espionner des citoyens français, nés français, sur le sol national ».

Azerty : « Ben non, un politicard ancien MI [Ministre de l’Intérieur] ayant utilisé les RG [renseignements généraux. Ndlr.] à son profit pour se maintenir au courant dans la guerre qui l’opposait à son 1er Ministre, les a dissous afin qu’un jour, un autre MI qu’il serait obligé de prendre pour satisfaire une frange de sa majorité mais en qui il n’aurait aucune confiance, ne fasse pas pareil et ne se permette ainsi de lui faire de l’ombre.

DDV [Dominiquede Villepin. Ndlr.] squizzait Nico,  c’est un secret de polichinelle,   sans les RG, il aurait été aveugle,  car les RG renseignaient « sur tout les phénomènes de sociétés », pas que ceux relevant de la Police (d’où le nom « généraux »).

Il les a remplacé par des SDIG aux effectifs et moyens réduits à une peau de chagrin ».

PLM : « Quant à la parade d’Hortefeux,  elle consiste, en vérité, à placer des caméras de surveillance à des carrefours sensibles,  et à éclairer les appartements du quartier, toute la nuit durant, avec de forts projecteurs montés sur des hélicoptères ».

Azerty : Exactement ! La réponse doit être pénale ! Tout tir sur un policier, doit être puni de la peine prévue en cas de tentative d’assassinat sur un représentant des forces de l’ordre (perpète – même si à titre perso, la lame froide de la guillotine serait plus dissuasive).

Mais mettre deux fois plus de collègues, d’hélicos et autres démonstrations de gros bras (gros bras menottés par un manque de courage et de volonté politique) ne servira à rien.

Quand ce ne sera plus Grenoble, ce sera ailleurs, pour peu qu’un adolescent décérébré ne soit pas capable de comprendre ce qu’un gamin de 5 ans connait, à savoir qu’une tête de mort sur un transfo EDF veut dire « pas touche ».

Et après certains se demandent d’où vient notre démotivation. Comme je le disais ailleurs, il n’y a pas que le financier qui nous importe, le symbolique aussi.

Tant que le PR ne recevra pas devant les médias du JT de 20h00  le collègue qui s’est fait tirer dessus en état de LT  parce qu’il répliquait à un braqueur qui l’allumait à l’UZI, démontre que seule sa carrière l’intéresse et que de notre situation, il se fout éperdument.

Pourquoi le courage politique qu’ils ont pour ceux des gens du voyage qui créent des pb (alors que d’autres se tiennent bien et travaillent durement), ne peut-il l’avoir vis à vis de la racaille des cités, et proposer la même solution  (une connerie, hop ! Dehors du pays. Né en France de parents non français ? Retrait de la nationalité et retour au pays d’origine parental) ?

Peut être que manouches, gitans et autres rom ne représentent qu’un faible pouvoir électoral… alors que ceux qui foutent la m… dans les cités et ceux qui vivent de leur trafic, eux, représentent une masse d’électeurs bien plus importante !  En gros, mieux vaut être en LD [légitime défense. Ndlr.] devant un rom que devant un zyva.

C’est en langage flic, dans leur patois. Bien sûr, il ne nous appartient pas, une fois encore, de dire si nous sommes d’accord ou non, mais de rapporter ce qu’on ne voit pas en France dans les media : ce qui préoccupe les officiers de police.

On découvre un autre pan du puzzle. On apprend des choses (beaucoup) qu’on ne connaissait pas, de la part d’acteurs principaux du face-à-face, les garants de la sécurité personnelle des Français. Bref, c’est ça de l’information.

Même si je ne suis pas français (Patricia La Mosca l’est, elle), je conçois aisément que les policiers ne sont pas les ennemis de la démocratie mais, au contraire, ses boucliers.

C’est partout pareil, je veux dire dans toutes les démocraties, et les gardiens de l’ordre font partie du camp de ceux qui défendent la loi et l’Etat de droit. Privez-les de leurs privilèges de fonction, empêchez-les d’appréhender les séditieux, demandez-leur de se laisser tirer dessus sans répliquer, et vous mettrez immédiatement l’Etat en péril et encouragerez ceux qui professent ouvertement leur haine de lui.

A la Ména nous ne haïssons personne, c’est connu, et comme La Mosca l’a également écrit, il appartient aux politiques de l’hexagone de trouver de vraies solutions au problème des zones de non-droit, et de fixer les règles pour leur application.

Ca n’est pas en fonction de ses origines, de sa religion ou de la couleur de sa peau, ni même de l’endroit où il habite, qui faut considérer un individu ; mais à son acceptation de vivre selon les règles et la loi. Et s’attaquer aux défenseurs de la loi est un crime.

Mais les politiciens ont du pain sur la planche et aucune solution ne semble évidente. En tout premier lieu, il faut d’abord qu’ils choisissent une solution et édictent des règles.

Ensuite, il faudra aussi veiller à ce que les enfants des banlieues aient une chance réaliste de mener une vie constructive. Se voient proposer une opportunité concrète et non-anecdotique d’améliorer leur condition, une contre-offre concurrentielle à celle des caïds.

En fin de processus, lorsque l’on saura précisément ce qu’on veut en faire, il faudra rétablir le droit dans les zones de non-droit. Toutes, par tous les moyens et dans le respect des principes universels sacrés de la République.

[Exclusivité]
Grenoble ou le cimetière des rêves

Par Patricia La Mosca, envoyée spéciale à Grenoble, Metula News Agency info


Je me trouve à Grenoble depuis samedi matin, soit un peu plus de 24 heures après le déroulement du fait divers servant de prétexte à cette « petite guerre civile », comme je l’ai entendu appeler par des responsables sécuritaires.

Depuis, l’entrée dans le quartier de la Villeneuve , les véhicules sont systématiquement fouillés, leurs passagers brièvement interrogés.  250 CRS ainsi que deux commandos d’élite de la police, le GIPN et le RAID, se sont positionnés aux points stratégiques de la cité. Ils portent des gilets pare-balles et des armes de guerre. Certains sont des snipers, reconnaissables au fin fusil à trépied, surmonté d’une grosse lunette qu’ils utilisent.  Face à eux, des grappes de jeunes gens qui palabrent, les mains nues, mais les regards chargés de menaces et de haine.

La Villeneuve a cela d’étonnant que l’endroit est plutôt joli et sympathique, surtout lorsqu’on ne s’approche pas des cages d’escaliers.  Ici, contrairement à la plupart des zones de non-droit que j’ai eu l’occasion de visiter, il y a visiblement eu une recherche architecturale. Les maisons ne sont pas alignées symétriquement, elles ne sont pas semblables,  ce ne sont pas des poulaillers comme on en a vus ailleurs, et les avenues verdoyantes dans lesquelles – habituellement – circulent les tramways aèrent la ville.

Peu de confrères journalistes… exécrable couverture médiatique des événements. Partout c’est la langue de bois qui domine, à croire que la langue française manque de mots.
Peu de reportages aux journaux télévisés, dépouillés, hors sujet, plus éloignés des acteurs de l’actualité que lorsqu’on mentionne un incident à Bethlehem. Ca n’a pas l’air de se passer en France.

L’homme qui a attaqué le casino d’Uriage-les-Bains, au fusil mitrailleur, avec un complice, est uniformément présenté tel un « délinquant » ou un « braqueur ».  Son nom figure sur les dépêches d’agences et les articles, il s’agit de Karim Boudouda.  Multirécidiviste à 27 ans, condamné trois fois aux assises, on peine à saisir  ce que cet individu faisait en liberté. C’est à croire qu’il a commencé ses braquages à l’âge de dix ans ? Boudouda est le seul individu du quartier de la Villeneuve, après quatre jours d’affrontements, dont le nom ait été révélé.

Les autres acteurs (des centaines, non des dizaines) de la tragédie sont tous anonymes pour la presse, sans visages, sans motifs, sans stratégie et sans dénominateurs communs.

On a réussi la stérilisation totale des événements gravissimes qui secouent ici la France depuis quatre jours ; on est parvenu à réaliser le to
ur de force de vider ce soulèvement armé de toute substance, de tout point de référence que le public pourrait reconnaître.

Ca se résume officiellement à la bataille que livrent des défenseurs de l’Etat, faisant bloc autour du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, qui a déclaré, samedi, sous mes yeux à Grenoble, qu’il souhaitait « rétablir l’ordre public et l’autorité de l’Etat au plus vite et par tous les moyens » .

Mais ils guerroient contre des martiens : des gens sans identité, des fantômes, des « émeutiers » que le téléspectateur a l’interdiction de voir de près. Hortefeux, la peur au ventre, a commis l’acte « incontestablement héroïque » de pénétrer dans la Villeneuve. Même entouré d’un véritable mur de séparation mobile, il n’est toutefois demeuré dans la cité que… sept minutes, montre en main.

Guerre ? Pas à en croire les confrères, s’efforçant – vous l’aurez compris – de minimiser l’affrontement, titrant, bilan après bilan : « La nuit a été plus calme », « La nuit a été calme », etc. A les lire et à regarder les chaînes nationales, je me demande par moments ce que je suis venue faire en Isère hors de la saison du ski.
Certes, mais jusqu’à samedi soir, en matière d’affrontements armés, les confrères, avec insistance, se bornaient à parler d’un individu isolé (probablement un lunatique), qui, lors d’une manifestation, avait sorti un pistolet de petit calibre.

« Ca fait chi… d’entendre des trucs comme celui-là », me glisse un policier, qui m’a admise dans sa planque, pas longtemps après l’éclatement de cinq coups de feu très distincts, pas loin de l’endroit où nous nous trouvons.

« Dites à vos lecteurs qu’ils tentent de nous descendre », me prie l’homme en uniforme. Illustration : les deux projectiles de gros calibre tirés sur un véhicule en mouvement de la BAC – la Brigade Anti-Criminalité.

C’était la nuit dernière (dimanche à lundi), dans le « caaalme décrit par mes collègues.

Les flics en ont très gros sur la patate à jouer les « cibles de fêtes foraines ».  Les politiques ont certes parlé de rétablir l’ordre public par tous les moyens,  mais leurs ordres sont

« faites gaffe de ne pas un abattre un autre, car la situation échapperait à tout contrôle. Ne tirez que si votre vie est absolument en danger ! ».

Alors ils essuient sans broncher, mais avec les boules. La nuit de samedi à dimanche, que j’ai passée dehors, j’ai au moins entendu sept épisodes de tirs. L’un semblait provenir d’une arme automatique, mais je ne suis pas une experte en balistique.

L’un des délégués syndicaux des policiers, Daniel Chomette, a déclaré que ses confrères « avaient atteint un seuil de rupture », et j’ai recueilli tous les éléments nécessaires pour le confirmer.
Ce lundi, il n’y a que deux individus en garde à vue. Un troisième est détenu pour un motif qui n’a rien à voir avec les émeutes. Toutes les autres personnes appréhendées ont été relâchées ou sont sur le point de l’être.

On saisit à quel point la chasse et les moyens mis en œuvre ont été improductifs, en considérant que 82 voitures (d’habitants du quartier) ont été incendiées depuis vendredi, un tramway, trois gros véhicules de chantier, deux centres de formation et plusieurs commerces, dont certains ont été pillés.

Deux suspects uniquement ? Forts, ces martiens !

En vérité, c’est principalement le renseignement qui fait défaut, car la police n’avait jamais considéré qu’elle devait se préparer à une confrontation armée. Elle ne dispose pas non plus des moyens, des hommes et des ordres pour espionner des citoyens français, nés français, sur le sol national.

Des martiens que les confrères se contentent d’appeler du même substantif : « les jeunes ». Les vrais jeunes n’ont pourtant rien fait pour mériter cette comparaison peu flatteuse ni cette usurpation sémantique.

Une usurpation qui fait immanquablement penser, pour ceux qui suivent la Ména, à « activistes » et « militants » lorsqu’ils décrivent les terroristes du Hamas. La réalité ce sont eux qui la reconstruisent.

En fait, on se trouve en plein scénario d’autodestruction : un régime démocratique et la presse protègent des agresseurs défiant leurs valeurs et les règles de leur civilisation.

Dans le cas de Grenoble, on doit refuser, au risque de perdre son âme, d’entrer dans toute discussion contenant la moindre justification de la rébellion, violente et armée, menée par des membres de la communauté musulmane de la Villeneuve.

Car si l’on accepte de lier le sort d’un gangster, s’attaquant au fusil-mitrailleur à une salle de casino remplie de clients et de personnel, à des revendications sociales ou politiques, et à l’usage d’armes à feu contre des policiers, nous aurons cessé d’être. Non seulement en tant que Français, mais en tant que société organisée tout court.

Il se planque où, l’autre,  avec son Kärcher ? Et le parti socialiste, avec son silence insupportable, complice, électoraliste ? On dirait que le seul programme politique des formations modérées  participe désormais à ressusciter le Front National.

Quant à la parade d’Hortefeux, elle consiste, en vérité, à placer des caméras de surveillance à des carrefours sensibles, et à éclairer les appartements du quartier, toute la nuit durant, avec de forts projecteurs montés sur des hélicoptères. Les habitants innocents – en plus du stress qu’ils subissent – n’ont pas fermé l’œil de la nuit. Ceux qui ne sont pas innocents et qui les terrorisent : on n’en a rien à faire !

A déclencher une insurrection armée au motif qu’un gangster multirécidiviste a été abattu par la police après lui avoir tiré dessus, ils montrent qu’ils refusent de se plier à la loi du pays qu’ils habitent ;  il n’y a pas le début de recherche de justice  dans le comportement des séditieux.  Il y a la revendication de faire la loi,  d’être la loi,  partout où ils sont  et quoi qu’ils fassent,  de remplacer l’Etat de droit par la loi des caïds des quartiers.  Ou, au moins, de tenir l’Etat hors de leurs royaumes  de drogue et de trafics.

Ce qui se déroule ces jours à Grenoble  est un avertissement pour le moment à moindres frais. Il y a des arsenaux d’armes de guerre dans les quartiers, des membres de gangs qui ne craignent pas même les unités d’élite de la Police française.

Des voyous qui ne paieront certainement pas pour les dommages qu’ils viennent d’occasionner et qui s’élèvent à des millions d’euros. C’est nous qui raquons ! Mais ce n’est pas cela qui importe réellement. Ce qui compte, c’est le défi qui est lancé au gouvernement de ce pays, à ses juges, à ses partis politiques et à ses citoyens. L’heure de vérité commence à sonner.

Les caïds des autres zones de non-droit se frottent les mains : les Français ont peur d’eux. L’embrasement général n’est qu’une question de date, de déclencheur, d’opportunité, de prétexte ; et la police, à en croire ce que m’ont dit ses meilleurs éléments, n’est pas prête  et se trouve en sous-effectifs.
Reste que la solution, s’il en existe une, n’est pas policière. Les forces de l’ordre sont un moyen, non une issue, ne le perdons jamais des yeux.

Pas de yaka et de faukon dans cet article, il existe une véritable problématique.

Premier problème : ces gens s’asseyent sur notre espoir de les intégrer dans les traditions et les règles de notre société. Maintenant, ce sont eux, au contraire, qui entendent nous intégrer aux leurs. Et ils ne cessent de le hurler ; si on ne les entend pas, c’est que mes confrères sont sourds et prudents. Ils empêchent l’information de vous parvenir.
L’information en provenance des bandes de gangsters des quartiers tient dans ces deux slogans : « A bas la France ! » et « France crève ! ».
Derrière cela, des intérêts, des trafics, une croyance extrémiste, des prêtres et une idéologie venus d’ailleurs et pas adaptés à notre réalité.

Second problème : à imaginer que nous relevions le gant qu’ils nous jettent, et que nous mobilisions les forces suffisantes pour mettre les quartiers au pas, en y maintenant aussi longtemps que nécessaire la présence massive de gardiens de l’ordre, pour empêcher toute rechute, que ferions-nous des dizaines de milliers de casseurs qui seraient arrêtés ? Faudrait-il rouvrir l’Ile du Diable ?

Je dis cela sur le ton de la plaisanterie, mais cette question est la plus épineuse du dossier : on peut juger et emprisonner des délinquants, même s’ils sont nombreux, mais pas une portion entière de sa population ?
C’est sur cette interrogation non aisée que j’invite nos politiciens à plancher – ils parlent d’un Grenelle des quartiers -. Une sollicitation qui paraît à la bordure de la métaphysique, mais qu’il est, en vérité, urgent, pour ne pas dire vital de traiter.

Trouver une solution, c’est leur boulot. Pas un slogan, pas un somnifère ni une aspirine, une solution, avant que le problème ne fasse trembler les piliers de la République. Parce que si vous aviez vu, comme moi, ce qui se déroule ces jours à Grenoble, vous comprendriez à quel point nous en sommes proches. Vous auriez entendu le bruit de leurs armes, et, surtout, comptabilisé leurs extraordinaires réserves de haine pour ce que nous sommes.

Ni le statu quo ni l’apaisement ne représentent la solution de leur désamorçage. Au contraire. »
.
Source: Etienne Duranier, Metula News Agency info

2 commentaires »

  1. français ;réveillez-vous .renvoyé dans leurs pays d’origine ,ls ne seront jamais français même né en france .se sont des barbares sans pitié .
    l’algérie appatenait a la france et ferons de même en france avec les traitres collabos .
    et que les communistes les suivent a grande enjambées .

    Commentaire par pieds noirs 9A — 02/08/2010 @ 13:14 | Réponse

  2. résultat de la gloire de DE GAULLE l’orgueuilleux gauchos avoir un penchant pour ses barbares .
    nous as apporté la ruine de la france qui continueras par un conflit sanglant d’avoir baissais sa culotte a evian et depuis cela fais bientôt 5O ans que cela dure .
    les français connaitrons le martyr qui ont subit la communauté pieds noirs si personne se manifeste pour les rejeté de l’autre coté .se sont les fils des guerriers tortionnaire qui riposte a grenoble et ailleurs .

    Commentaire par fille de pieds noirs 9A — 02/08/2010 @ 13:27 | Réponse


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