Francaisdefrance's Blog

23/07/2010

On parle beaucoup des « gens du voyage », en ce moment… Mais qui sont ils ?

C’est vrai, en ce moment, les « gens du voyage » défraient la chronique. Ca nous change des sous-merdes. Mais qui sont ils, ces « gens du voyage », quels sont leurs droits, leurs devoirs? Je vous propose de lire cet article, pillé sur:  http://tinyurl.com/23zq6l6


FDF

« Le statut de «gens du voyage» a été créé dans les années 1970 et concerne près de 400.000 personnes, à l’exception des Roms. Explications.

• Qui sont les «gens du voyage» ? En France, on utilise indistinctement les termes «gens du voyages», «roms» ou «tsiganes» mais ils recouvrent pourtant des réalités différentes.

Le statut de «gens du voyage» a été créé par l’administration en 1969. Il qualifie les populations qui résident habituellement en abri mobile terrestre (caravane, mobile-home). Elles ont la nationalité française et sont en possession d’un titre de circulation. Les Roms ne rentrent pas dans cette catégorie administrative. Pour la commission nationale consultative des gens du voyage présidée par le sénateur Pierre Herisson, les «Roms» sont «des étrangers, ressortissants de l’Union européenne», qui viennent principalement de Roumanie et de Bulgarie.

La notion «gens du voyage», qui évite l’«ethnicisation», n’est utilisée qu’en France et en Belgique. Les autres Etats de l’Union et les institutions européennes emploient le mot «Roms» pour désigner l’ensemble de leurs populations tsiganes. Cette appellation, qui signifie «homme» en langue romani, s’est généralisée dans les années 70, au point de supplanter les autres termes.

Les communautés sont très diverses. En Andalousie et en Camargue, on parle de «gitans», une déformation d’«Egyptiens» car les premiers arrivés en Europe occidentale se disaient originaires de la «petite Egypte» (Grèce byzantine). Ceux qui ont vécu dans les pays germanophones, sont appelés «manouches» – ils sont présents en France depuis le XVe siècle – mais on parle aussi de «Bohémiens», de «Sintés», ou de «tsiganes» (du grec athyinganis, «ceux qui ne touchent pas» car ils saluaient initialement en tenant les mains jointes).

• Combien sont-ils ? D’après le recensement, la communauté des gens du voyage et des Roms est estimée entre 300.000 et 400.000 personnes. Le directeur de la fédération nationale des associations solidaires d’action avec les tsiganes et les gens du voyage Stéphane Lévêque avance lui le chiffre de 400.000 à 500.000 gens du voyage et de 15.000 à 20.000 Roms.

Environ un tiers des gens du voyage sont restés itinérants, un tiers sont semi-sédentaires et un tiers sont sédentaires mais voyagent durant l’été. «Tous les gens du voyage ont un ancrage territorial affirmé qui s’accompagne de périodes d’itinérances, en particulier l’été», où la saison touristique bat son plein, observe Stéphane Lévêque. Les voyageurs sont souvent marchands ambulants, artisans ou saisonniers.

• Quelles obligations doivent-ils remplir ? A partir de 16 ans, un membre de la communauté des gens du voyage doit être rattaché administrativement à une commune et être titulaire d’un titre de circulation. Pour l’être, il doit faire une demande motivée (pour raisons familiales ou professionnelles). Si la mairie et le préfet l’acceptent, le rattachement est prononcé pour une durée minimale de deux ans.

Pour accéder au droit de vote, un individu doit faire valoir un rattachement de trois ans ininterrompus. Des conditions plus strictes que celles demandées aux SDF dont on exige un délai de rattachement de six mois.

Plusieurs titres de circulation plus ou moins contraignants existent : le «livret spécial» pour ceux qui exercent une profession ambulante et leur famille, le «livret», pour les retraités, salariés ou chômeurs et le «carnet de circulation» pour ceux qui n’ont pas de ressources régulières.

Le «livret spécial» ne s’accompagne d’aucun visa tandis que le «livret» doit être visé une fois par an par la police ou la gendarmerie.

Le «carnet» impose les obligations les plus strictes. Il doit être tamponné tous les trois mois par la police ou la gendarmerie. En cas de non respect, le contrevenant risque trois mois à un an de prison.

• La domiciliation. Les gens du voyage sont classés comme des «sans résidence fixe», la caravane n’étant pas considérée comme un logement. Depuis 2000, une loi impose aux communes de plus de 5.000 habitants de réaliser des aires d’accueil. Pour obtenir un emplacement, que l’on peut conserver pendant trois à neuf mois, il faut en faire la demande en mairie. Toutefois les places sont rares – seules 42% des aires avaient été mises en place fin 2008 – et sont inférieures aux nombres de demandes. Ce qui, en cas de refus, contraint les demandeurs au stationnement spontané illégal, déplore Stéphane Lévêque, pour qui «on fait porter aux gens du voyage les carences de l’Etat».

Les terrains à usage privatif sont aussi très encadrés. Un détenteur d’un «terrain familial» doit obtenir une autorisation dès lors que le stationnement est d’une durée annuelle supérieure à trois mois. Le permis est valable trois ans et est renouvelable.

» Le statut des «gens du voyage» (sur le site du département du Var)« .

2 commentaires »

  1. Pour garder une certaine objectivité, il suffit de se poser la questions avec quel argent paient-il les caravanes haut de gamme, les grosses cylindrée et le carburant dont elles sont grosse consommatrice ?
    J’ai déjà une petite idée sur la réponse et par élimination je dirais que leurs ressources ne peuvent provenir uniquement de la vente des paniers d’osier…

    Commentaire par DUBOIS — 23/07/2010 @ 20:39 | Réponse

  2. Pour éviter et empêcher toute polémique ,au sujet de la position statutaire de ces gens la , il serait souhaitable
    et normal qu’ils apportent leur contribution au pré des communes d’accueil.
    Ces gens la ne sont pas des « défavorises » ni des SDF . Avec les véhicules et les caravanes qu’ils possèdent,
    ils ne doivent pas vivre au crochet de la société . Être marginal est un choix de vie ,ils faut qu’ils assument
    ces choix ,et doivent se rendre redevable ,comme n’importe quel citoyen.

    Commentaire par hyvert philippe — 28/10/2012 @ 23:32 | Réponse


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