Francaisdefrance's Blog

13/05/2010

Graulhet. La venue de Tariq Ramadan crée la polémique. Ca étonne quelqu’un?

Oh la claque !!!

Mais qui veut encore la présence de l’auto-proclamé « intellectuel » et fondamentaliste Ramadan dans quelque manifestation que ce soit en France? Il a fait ses preuves de sa haine de l’Occident et des positions pas très en phase avec l’islam de France, je cite: « il a renoué certaines vieilles amitiés. Après des années de mésentente avec l’Union des organisations islamiques en France, le prédicateur a scellé la réconciliation ce samedi 15 novembre par une conférence à la mosquée du siège de l’Uoif à La Courneuve (93). L’Uoif est une formation monstre aux tentacules multiples et voraces. Organisée en fédération, elle a la fâcheuse tendance à vouloir phagocyter toute dynamique constructive au sein de la communauté musulmane en France. Or, Tariq est un électron libre qui fait le tour du monde, chaque année, de cycles de conférences en séminaires. Cette incompatibilité de faite entre Tariq et l’Uoif s’était installée en conflit larvé jamais déclaré. Tariq Ramadan avait par exemple boudé les deux derniers congrès annuels de l’Uoif au Bourget. Or ces congrès annuels du Bourget sont devenus des rendez-vous où se retrouvent toutes les forces vives de l’Islam en France. Interrogé sur l’absence de Tariq, le président de l’Uoif nous avait répondu en avril dernier : ‘ Le Frère Tariq ne vient pas, parce que nous ne l’avons pas invité « . Désavoué par ceux qu’il être ses « frères »… Qu’il assume!

FDF

« Si les membres du conseil municipal jeunes de Graulhet étaient conscients d’aborder un sujet sensible lorsqu’ils ont organisé le cycle de réflexion sur la laïcité, ils n’imaginaient pas susciter une telle polémique. Mais la venue, vendredi 21 mai à 20h30 au Forum de Graulhet de l’intellectuel contreversé Tariq Ramadan, pour une conférence sur l’Islam et la laïcité, crée des remous dans les milieux associatifs et même au sein de la municipalité.

« Je n’aurais pas invité Tariq Ramadan »

Le service départemental d’information générale (anciennement les renseignements généraux) a approché la mairie de Graulhet pour se renseigner sur cette venue. Claude Fita, le maire, dit comprendre les interrogations des personnes qui s’opposent aux positions de l’intellectuel dont on dénonce le « double discours » notamment sur les droits des femmes ou son fondamentalisme. « Si la mairie était à l’initiative de ce colloque, je n’aurais pas invité un personnage aussi polémique que Tariq Ramadan. » »…

Suite et source: http://tinyurl.com/2vr29ds

Cannes: Rachid Bouchareb ouvre le parapluie, avant que ça tombe…

Rien d’étonnant de la la part de cet énergumène qui semble avoir compris que tous se sont rendu compte que le but caché de son film était d’accentuer le mépris et la haine anti-française à grands coup de mensonges et se faire du fric au passage… Pas de bol; des gens comme moi (aïe, j’ai les chevilles qui enflent…) ont ouvert les yeux à ceux qui n’avaient pas encore saisi… Tant mieux! On ne salit pas notre France impunément. Tous se sont extasiés devant son film sorti en 2006 « Indigestes » (pardon: Indigènes), surtout les bobos à la con. C’était pourtant déjà une première tentative de sa part, et elle a failli marcher…

FDF


Rachid Bouchareb: ««Il faut qu’il soit possible que le cinéma aborde tous les sujets»

13.05.10
Rachid Bouchareb, au festival du film de Berlin, en février 2009.

Ca sent le brûlé, jouons au stigmatisé…


Devant le procès intenté à son Hors-la-loi, Rachid Bouchareb a pris la plume, «dans un souci d’apaisement». Dans une lettre adressée aux organisateurs du Festival de Cannes, le réalisateur a tenu à rappeler qu’il ne s’agit là que d’«un film de fiction» sur l’histoire de l’Algérie. Plusieurs voix, dont celles du député UMP des Alpes-Maritimes Lionnel Luca, s’étaient élevées, l’accusant de «falsifier» l’histoire, de «manichéisme» et de «négationnisme».

«Il faut qu’il soit possible que le cinéma aborde tous les sujets, écrit Rachid Bouchareb. Je le fais en cinéaste, avec ma sensibilité, sans obliger quiconque à la partager. Après les projections, il sera temps que le débat public se déroule.» Un élu cannois non encarté de la majorité UMP, André Mayet, président de la Maison des rapatriés de la ville, avait déjà appelé le préfet à «interdire» la projection du film, faisant valoir les risques de troubles à l’ordre public…

Suite et source: http://tinyurl.com/39l6bux

Manifestation devant l’ambassade d’Algérie à Paris: la voix des femmes

La voix des femmes algériennes contre le silence des autorités…

12/05/2010

La solidarité internationale, qui s’organise en soutien aux femmes agressées de Hassi Messaoud, risque d’embarrasser les autorités algériennes, qui préfèrent nier ce drame survenu dans une ville pétrolière ultra-sécurisée… Les associations de femmes, elles, ne comptent pas se taire.

En Algérie, quand une femme est agressée, lynchée, on dit qu’elle est prostituée. Quand elle dépose plainte, on dit qu’elle est manipulée. Quand elle suscite la solidarité internationale, on la trouve carrément suspecte.

Les femmes de Hassi Messaoud, ville pétrolière du sud algérien, accumulent toutes ces tares aux yeux des autorités du pays. En avril dernier, plusieurs dizaines d’entre elles ont été agressées, violentées et volées par des bandes d’hommes armés. Et leur cause « ose » bénéficier du soutien de femmes en France…

L’appel des algériennes, « Halte à la fatalité à l’encontre des femmes », circule sur Internet, tandis qu’un Collectif de solidarité s’est créé, à Paris, le 20 avril 2010, afin de dénoncer ces violences, l’impunité des coupables et le silence, considéré comme complice, du pouvoir algérien…

Suite, vidéos et source: http://tinyurl.com/3443kqk

Des voix lui enjoignaient de « casser des croix »… Un musulman profane des tombes chrétiennes dans le Calvados…

J’ai entendu cette nuit des voix (et pourtant je n’habite pas à Domremy…) qui me disaient d’atomiser du muzz… J’hésite…

FDF

Du sursis pour un profanateur

12/05/2010

Un étudiant de confession musulmane, qui avait profané le 28 janvier dernier une trentaine de tombes au cimetière du village de Biéville-Beuville (Calvados), a été condamné par le tribunal correctionnel de Caen à un an de prison avec sursis. Le jeune homme âgé de 23 ans n’était pas présent à l’audience. En situation irrégulière, il a été reconduit au Maroc après les faits. (Merci de me prévenir quand il sera de retour, ce qui ne saurait tarder, j’ai « ma voix » à lui faire entendre… FDF).

Il avait été interpellé par les gendarmes après avoir été aperçu par des riverains intrigués d’entendre du bruit dans le cimetière de cette commune de 2.700 habitants. Plusieurs croix et plaques avaient été cassées. Lors de son interpellation, le jeune homme avait reconnu les faits et avait déclaré aux gendarmes avoir entendu des voix lui demandant de casser des croix. »


Source: http://tinyurl.com/395oazb

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Douce France…


13 mai 2010

Douce France

De Charles Trenet

Il revient à ma mémoire
Des souvenirs familiers
Je revois ma blouse noire
Lorsque j’étais écolier
Sur le chemin de l’école
Je chantais à pleine voix
Des romances sans paroles
Vieilles chansons d’autrefois
{Refrain:}

Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t’ai gardée dans mon cœur!
Mon village au clocher aux maisons sages
Où les enfants de mon âge
Ont partagé mon bonheur
Oui je t’aime
Et je te donne ce poème
Oui je t’aime
Dans la joie ou la douleur
Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t’ai gardée dans mon cœur
{au Refrain}

J’ai connu des paysages
Et des soleils merveilleux
Au cours de lointains voyages
Tout là-bas sous d’autres cieux
Mais combien je leur préfère
Mon ciel bleu mon horizon
Ma grande route et ma rivière
Ma prairie et ma maison.
{au Refrain}


Source: sitavirus

Le dhimmi du jour est (encore)…

… Eric Besson !


Eh oui, encore lui! Et il semble qu’il soit sur la plus haute marche du podium des champions de la dhimmitude depuis un bon moment, déjà.

FDF


Le ministre de l’Immigration et de l’Intégration Éric Besson a annoncé, mardi, que des discussions étaient en cours pour mettre en place des formations destinées aux futurs imams dans des universités publiques, ce qui constitue une première en France.

Le ministre se trouvait à l’Institut catholique de Paris qui dispense depuis janvier 2008 un cycle de formation intitulé « Religions, laïcité, interculturalité » et accueille chaque année une vingtaine de futurs imams et aumôniers recevant, par ailleurs, une formation théologique dans des instituts confessionnels. À l’occasion de sa visite, le ministre a annoncé la reconduction de la convention avec l’Institut catholique de Paris pour la prochaine année universitaire 2010-2011.

Il a également déclaré qu’il apportait « son soutien au développement de deux nouvelles formations » du même type dans « des universités de province », souhaitant que « cinquante agents cultuels et culturels » puissent y être « diplômés chaque année à partir de l’an prochain ». Interrogé sur la localisation de ces formations, il a dit que les discussions « étaient en cours », mais qu’il serait prématuré d’être plus précis.

« Ne pas enfermer la formation des imams dans la théologie »

La création de formations dans des universités publiques ou la « décentralisation » de celle de la « catho » semble être un souhait largement partagé par les enseignants de l’Institut catholique, par les représentants du culte musulman et également par les élèves qui ont suivi ou suivent actuellement le cursus. Au cours d’une brève table ronde, des élèves ont en effet dit tout le bien qu’ils pensaient de cette initiative, l’un déclarant qu’il avait « compris la laïcité », un autre que ces cours « complétaient sa formation théologique », que « cet enseignement, c’est une lumière« . Deux d’entre eux ont dit que l’islam était bien « compatible avec la laïcité », en réponse à une question du ministre qui a paru enchanté de leurs propos. Un futur aumônier pénitencier a estimé que cet enseignement devrait être obligatoire pour tous les futurs cadres cultuels et culturels.

Djelloul Seddiki, directeur de l’Institut de formation de la Mosquée de Paris d’où viennent les élèves du cycle « Religions, laïcité, interculturalité », a dit qu’il était « important de ne pas enfermer la formation des imams dans la théologie ». Le cycle de cours est de 214 heures réparties entre la culture générale (histoire, français), le droit au sens large (droit français, droits de l’homme, parité, gestion), la culture religieuse (les religions en France, la laïcité) et l’interculturalité.

source : lepoint.fr

Fatwa: Reddeker se cache toujours…

C’est volontairement que je n’ai pas publié la photo de Reddeker… Vous voyez pourquoi? Dément d’en arriver là… De toutes façons, son visage est diffusé dans toute la sphère islamique radicale ou pas. Avec une fatwa au dessus de la tête, on n’est jamais à l’abri d’un « sourire kabyle »…

FDF


Robert Redeker : « Je vis comme un semi-clandestin »

Le philosophe toulousain Robert Redeker publie un nouveau livre. Depuis quatre ans, ce chercheur vit caché et protégé à la suite de menaces islamistes. En 2006, le Toulousain Robert Redeker publie une tribune dans la presse où il critique l’islam. Menacé de mort, il vit depuis sous protection policière. Caché, il écrit des livres, dont le dernier, «Egobody», vient d’être publié chez Fayard.

Pour échapper aux menaces islamistes, vous avez dû déménager, et vous êtes caché. Comment vivez-vous cette situation?

Tous mes déplacements officiels se font sous protection. Je viens de me rendre à Paris pour la promotion de mon livre. Je suis protégé en permanence par la police.

Pendant mes vacances dans le Gard, l’été dernier, trois policiers m’ont accompagné dans tous mes déplacements privés.

Vous étiez enseignant au lycée de Saint-Orens. Vous avez dû interrompre votre carrière. Que faites-vous aujourd’hui?

J’ai été muté au CNRS, sans contact avec le public. Je ne peux pas faire courir de risque aux élèves. On le comprend. Au début, je l’ai très mal pris. Et puis je me suis habitué.

Votre vie a changé?

Complètement! Je travaille beaucoup chez moi. J’ai un bracelet électronique. S’il m’arrive quelque chose, cela se sait immédiatement…

Comme un prisonnier?

Mais je n’ai rien fait de mal! Un prisonnier, c’est quelqu’un qui est puni. Moi, je vis sous protection. Une semi-clandestinité inversée. Un clandestin se cache des autorités. Tandis que moi, je dois me protéger « d’une certaine partie de la population » avec l’aide des autorités.

Quatre ans, c’est long?

Oui… Je ne sais pas.

Regrettez-vous aujourd’hui d’avoir publié cette tribune critique vis-à-vis de l’islam?

Que je le regrettte, ou non, cela ne change rien.

En décembre 2009, le médecin jordanien qui avait proféré des menaces à votre encontre s’est suicidé. Le régime de la peur est-il terminé?

Cet homme avait prononcé contre moi une condamnation à mort sur un site internet proche d’al-qaïda. Il avait lancé un appel à tous les musulmans pour m’agresser. Ce kamikaze s’est fait sauter en tuant sept agents de la CIA. Est-ce la fin de ses menaces? Sur internet, cela laisse toujours des traces.

Votre situation risque de perdurer?

Le dessinateur danois qui avait fait les caricatures de Mahomet se croyait à l’abri et il a failli être assassiné en janvier. Il faut être prudent. J’ai fini par comprendre que ce genre de risque ne disparaît jamais complètement.

Recevez-vous encore des menaces?

Je préfère ne pas répondre à cette question.

Vous exprimez-vous encore sur l’islam? Peut-on vous demander ce que vous pensez du niqab ?

Je me suis exprimé sur la question, oui. Le niqab est fait pour empêcher que la femme cachée apparaisse en tant que personne. Le niqab, c’est le contraire d’un vêtement. Un vêtement doit vous permettre de vous distinguer, d’apparaître dans votre singularité. C’est le contraire de la nudité. Finalement, le niqab revient au même que la nudité : c’est une déshumanisation. Mais le lien entre la burqa et l’islam n’est pas évident; ce n’est pas un précepte à la base de cette religion.

Votre nouveau livre s’interroge sur le devenir de l’homme. L’homme nouveau est qui?

Je voulais poser la question centrale de la philosophie : qu’est-ce que l’homme au début du XXIe siècle? Très concrètement, en évoquant les crèmes anti-âge, la téléréalité, internet… J’ai montré que l’être humain contemporain abandonne deux des trois dimensions de l’existence : l’âme et le moi. Il les confond avec son corps. Ce corps, ce body, que l’on peut régénérer, réparer, a un horizon d’immortalité. J’ai appelé cet homme nouveau Egobody.

Ecrire, c’est rester libre?

Source: vous ne croyez quand-même pas que je vais la divulguer, non? Il y a la photo à Reddeker…

FDF

Sous le voile de Benazir…

Une analyse pillée chez http://webresistant.over-blog.com/

FDF

Au pouvoir, elle continua à exploiter la ferveur des miséreux…


Les bondieuseries coulent à flot : Benazir Bhutto est canonisée, sainte laïque de la démocratie. L’ennui, c’est que l’image ne correspond en rien à la réalité. Recadrons un peu l’image pieuse.

Benazir Bhutto était l’héritière d’une dynastie de grands propriétaires fonciers du Sind, l’une des quatre provinces constituantes du Pakistan. Comme les autres latifondiaires, les Bhutto, immensément riches, sont virtuellement propriétaires des villages et des villageois, qu’ils traitent depuis toujours comme des serfs. On n’éduque pas, on taxe. On n’alphabétise pas, on rançonne. Mais le père de Benazir, Zulfikar Ali Bhutto, s’était déclaré « socialiste », étiquette qui recouvrait un populisme creux et corrompu, enrobé d’un charme indéniable. Pour lui, comme pour la quasi-totalité de la classe politique pakistanaise, le pouvoir était avant tout un moyen de s’enrichir démesurément en pillant l’Etat et la nation. Voleur de grande envergure, il ne se différenciait en rien des autres, sinon par le label. Il était aux affaires, quand l’Armée pakistanaise se livra à l’un des plus abominables massacres de l’histoire de l’après-guerre : les Bengalais (musulmans) du Pakistan oriental, ayant osé déclarer leur indépendance, la soldatesque pendjabi (musulmane) du Pakistan (alors « occidental ») massacra sans retenue, jusqu’à ce que l’Armée indienne inflige à ces soudards une raclée mémorable et méritée.

Ali Bhutto plaça le Pakistan sous la houlette de l’Arabe saoudite. C’est lui qui lança, à l’époque contemporaine, la nouvelle vague de l’islamisation du pays, jusqu’à lors en équilibre relatif entre Islam et sécularisme. C’est lui qui fit de la Charia la loi du pays – « socialisme islamique », n’est-ce pas ? Lorsqu’il tomba sur plus islamiste que lui, avec le général Zia ul-Haq, il le paya de sa vie : le partage des dépouilles n’est pas le fort des dirigeants pakistanais, civils ou militaires. Bhutto fut ignoblement pendu par l’ignoble Zia, lequel, aux dires d’un général indien, « aurait volontiers importé du sable d’Arabe saoudite pour que le Pakistan ressemble plus à l’Arabie ». Le martyr pendu acquit dans la mort un lustre que ses actes ne méritaient guère. C’est lui qui avait mis en route la « bombe islamique », qui rend le Pakistan d’aujourd’hui si dangereux. Sur financement saoudien, une fois encore, le Pakistan miséreux dépensa sans compter pour se doter d’armes nucléaires et de missiles balistiques. Le bilan était accablant.

Benazir prisonnière fut vilainement traitée par Zia, lequel fit du Coran une puissance constitutionnelle et du djihad une doctrine officielle. N’était-il pas conseillé par Abou Ala Maudoudi, l’un des principaux théoriciens du djihad au XXèmePakistan People’s Party (PPP) et s’en servit pour prendre le pouvoir. Premier ministre, elle accéléra la nucléarisation militaire ; elle ne fit rien, mais rien de rien, pour améliorer le sort des Pakistanais, pour améliorer le statut de la femme, pour améliorer la déplorable situation de l’enseignement, pour aider l’économie à prospérer. Elle continua la politique de haut vol de son père, avec corruption et vénalité en toile de fond. Elle continua également à exploiter la ferveur des miséreux, qui projetaient en elle tous leurs espoirs, comme il l’avaient fait pour son père : masse de manœuvre crédule, masse de mobilisation, jouets asservis aux ambitions des puissants, pions qu’ils poussent sur l’échiquier du pouvoir.

C’est quand elle était premier ministre que les services de renseignement de l’Armée pakistanaise, l’Inter-Service Intelligence (ISI) créèrent de toutes pièces les Talibans d’Afghanistan : le Pakistan considère qu’il doit dominer le voisin afghan afin de se donner, face à l’Inde, une « profondeur stratégique ». L’idée est invraisemblablement stupide, mais elle va de pair avec l’orchestration par les militaires et les barbouzes pakistanais du plus vieux djihad existant sur terre : la guerre menée depuis 1948 contre l’Inde au Cachemire. Périsse la nation pourvu que le djihad triomphe !

Renversée – l’Armée pakistanaise renverse périodiquement les premiers ministres élus, avant de rentrer dans ses casernes – Benazir s’exila. Elle donna alors toute la mesure de son habileté : elle savait parler aux media et aux politiciens occidentaux dans leur langue, leur servir les plats qui leur plaisaient, leur dire les mots qui plaisent dans une langage familier. Ah ! A Londres et à New York, comme elle était féministe, démocrate, pro-occidentale et moderniste ! Elle utilisait à ravir sa beauté, son charme et sa culture oxfordienne pour présenter une image qu’adoptèrent d’enthousiasme les media : cette courageuse et charismatique musulmane réformatrice était une tête de pont de l’Occident. Ce n’était pas vrai, mais l’image resta. Elle y croyait sans doute quelque peu elle-même. L’image était factice, mais remplaça la véritable Benazir Bhutto aux actualités, et même dans les calculs des diplomates. On prenait l’ombre aguichante pour la substance, et les momeries qui coulent aujourd’hui à flots dans les notices nécrologiques, pour argent comptant.

Présidente à vie du PPP, Benazir n’était pas démocrate, mais l’une des rapaces qui se déchirent le pouvoir et ses richesses au Pakistan. Certes, elle avait émis, ces temps derniers, de fortes condamnations des djihadistes et des islamistes extrémistes, lesquels le lui rendaient bien. Cela faisait partie du spiel du pouvoir. Aurait-elle joint le geste à la parole ? L’itinéraire clos par son assassinat n’est pas encourageant.

L’assassinat de Benazir Bhutto devrait nous permettre de mieux mesurer le troublant décalage qui sépare l’image donnée de la réalité par le tapis de media internationaux de la réalité elle-même. L’image séduisante et fausse de Benazir, à laquelle s’étaient attachés beaucoup d’Occidentaux, permettait d’imaginer des semblants, ou des faux-semblants de solutions pour le Pakistan. Malheureusement, ce que cachait l’image est bien pire : le pays est si gangrené, qu’aucune solution n’est facile, ou à portée de la main. On ne peut y faire la politique du pire : il faut se résigner à la politique du moins pire.

Reste, au Pakistan, un général au pouvoir, qui fait à la fois partie du problème et de la solution ; un président qui ménage chèvre et chou, et un pays fragmenté et lézardé. Reste la participation active d’une partie de l’Armée pakistanaise, de l’ISI, en particulier, avec les Talibans et les islamistes des zones tribales. Il serait absurde de pousser le général Musharraf au départ, comme on poussa le Chah d’Iran au départ en 1978-79 ; le monarque-dictateur iranien était un sale type, mais ce qui le remplaça est mille fois pire, comme dans l’histoire de Lénine et des tsars. Il est improbable qu’il parvienne à redresser la situation. Coincés entre Charybde et Scylla, nous subissons les effets en retour d’erreurs anciennes et de politiques révolues. La politique américaine envers le Pakistan est depuis trop longtemps affermée à l’Arabie saoudite et soumise, par éclipses, à un impératif apolitique, mais mielleusement satisfaisant, de « droits de l’homme ». On ne peut confier à des images factices le soin de composer une politique. On voulait « démocratiser » le Pakistan ? On a maintenant un champ de flamme, et un incendie à éteindre.

Pour parler familièrement, nous sommes, Pakistanais et Occidentaux, dans la mouise. Un premier pas serait de cesser de faire confiance aux masques et de croire aux simulations.

Par Laurent Murawiec à Washington.