Francaisdefrance's Blog

12/02/2010

« Immigration choisie »: c’est reparti !

France: terre d’accueil et de calculs politiques… Bienvenue aux nouveaux Français !!! (Je n’ai pas dit « travailleurs », j’ai dit « Français »…).

FDF

Eric Besson prévoit des mesures restrictives pour les étrangers en situation irrégulière…

Créé le 12.02.10
Eric Besson, ministre de l'Immigration, de l'Integration, de l'Identite nationale et du Developpement solidaire, lors d'un debat sur l'identite nationale a a la prefecture du Rhone, Lyon, le 22 janvier 2010
Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’Integration, de l’Identite nationale et du Developpement solidaire.

MIGRANTS – Un projet de loi comprend la mise en place de «zone d’attente spéciale»…


Trois semaines après la découverte sur une plage corse de 123 Kurdes, Eric Besson a annoncé la mise en place d’une «zone d’attente spéciale» pour faire face à une arrivée massive de réfugiés, comprise dans un projet de loi qui prévoit des mesures restrictives pour les étrangers en situation irrégulière.

La «zone d’attente spéciale» devrait s’étendre sur «l’ensemble du périmètre de découverte des étrangers en situation irrégulière et permettra de les maintenir sous contrôle de l’administration pendant un délai suffisant pour acheminer l’ensemble des moyens nécessaires et examiner, sous une forme adaptée, leur éventuelle demande d’asile», a détaillé le ministre dans un entretien au Figaro ce vendredi.

N’importe quel lieu pourrait être transformé en zone d’attente

Créées en 1992, les zones d’attente sont situées «à proximité immédiate du point de passage d’une frontière entre la France et un autre pays» qu’il s’agisse d’une frontière aérienne (aéroport), maritime (port), ou ferroviaire (gare). La France compte une cinquantaine de zones d’attente en métropole. Un étranger entré clandestinement y est «maintenu», le temps qu’il décide de repartir ou, le cas échéant, le temps que les autorités s’assurent du bien-fondé d’une demande d’asile.

L’avant-projet de loi d’Eric Besson, révélé par le site Médiapart, prévoit de transformer en zone d’attente n’importe quel lieu hors d’un poste frontalier où seraient découverts des clandestins. L’existence d’une telle zone aurait permis en janvier d’y maintenir les 123 Kurdes, évitant à Eric Besson le désaveu infligé par les juges qui avait ordonné leur libération.

Accélération du processus d’éloignement (NDLR: tu parles!).

Selon le Monde, qui a également eu accès à l’avant-projet, la loi prévoit aussi une accélération du processus d’éloignement. L’autorité administrative pourrait décider qu’un étranger en situation irrégulière doit repartir «sans délai»: il n’aurait alors plus que 48 heures, contre un mois actuellement, pour déposer un recours face à une mesure d’expulsion.

Ce projet pourrait également mener à un affaiblissement du rôle du juge des libertés et de la détention. L’intervention du juge des libertés et de la détention (JLD), qui doit se prononcer sur le maintien en rétention des étrangers, devrait en effet être repoussée à 5 jours après le placement en rétention, contre 48 heures actuellement. Par ailleurs, la durée maximale de rétention passe ainsi de 32 à 45 jours.

Interdiction de retour sur le territoire français sans précision de durée…

L’avant-projet de loi prévoit aussi une interdiction de retour sur le territoire français pour les étrangers expulsés sans précision de durée. Eric Besson avait évoqué une durée de 5 ans s’appliquant à tout l’espace Schengen. Autre signe de durcissement de la loi: même en possession d’un visa en cours de validité, un étranger peut être reconduit à la frontière s’il présente une menace pour l’ordre public.

Afin d’encourager «l’immigration choisie» chère à Nicolas Sarkozy , le ministre prévoit la création d’une carte de séjour dite «carte bleue européenne» d’une durée de trois ans renouvelable pour les étrangers de niveau minimum bac+3 et ayant un salaire au moins égal à 1,5 fois le salaire moyen annuel.

Durcissement des sanctions pour les entreprises qui emploient des sans-papiers (NDLR: non! Pas ça, pas ça!).

Eric Besson veut également une modification du code du travail pour interdire aux entreprises d’employer des étrangers sans titre de séjour, sous peine de sanctions administratives et judiciaires.

Ce durcissement du code de l’entrée et du séjour des étrangers va se faire à l’occasion de la transposition dans le droit français de la directive retour de l’UE sur les immigrants illégaux. Présenté fin mars en conseil des ministres, ce nouveau dispositif doit être adopté avant la fin du premier semestre, selon le ministère.

Source: 20minutes.fr


Piqûre de rappel: Flics au bord du gouffre…


Yannick Landurain, 28 ans, est gardien de la paix à la compagnie départementale d’intervention de Bobigny. Membre du syndicat Force ouvrière, il livre ici un témoignage d’une rare intensité sur ses conditions de travail et celles de ses collègues. La politique du chiffre fait des ravages, les cités font la loi, la hiérarchie se fout de la base, les dépressions sont légion et les suicides en hausse.

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En quoi consiste votre travail ? Notre mission essentielle, c’est l’anti-criminalité : nous intervenons dans le cadres de violences urbaines comme en 2005, ou quand ça chauffe un peu dans une cité. Parfois, nous assistons la police judiciaire pour des interpellations à domicile ou assistons les effectifs locaux lors de contrôles d’identité, au cas où cela pourrait dégénérer. Sinon, nous partons en patrouille, nous tournons et cherchons le flagrant délit.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Nous intervenons principalement en renfort des collègues, souvent au sein des cités mêmes. La situation est presque toujours un peu chaude. Il y a un manque d’effectifs locaux. Il n’est pas rare, lorsque nous ne faisons que passer en voitures dans les cités, de recevoir un tas de projectiles sur notre véhicule ; ça, c’est en journée. Mais le plus grave, c’est la nuit, on voit des cocktails Molotov arriver sur la voiture. Là, je peux dire que ceux qui font ça ont passé un cap. Je suis arrivé il y a 7 ans et demi dans le service, on se prenait alors un légume ou un œuf sur le véhicule, ça restait gentillet. Depuis les violences urbaines de 2005, ça s’est aggravé. On passe dans les cités, on se fait insulter, on se fait caillasser sans raison. On ne vient pas forcément voir les jeunes. On nous tire même dessus au flashball. La cité leur appartient. C’est de plus en plus virulent, ils viennent au contact. Il n’est pas rare qu’on ait des collègues blessés.

Et ces évènements se passent où ?

C’est un peu partout mais le plus critique, c’est les 4000 à La Courneuve, les 3000 à Aulnay-sous-Bois, à Stains au Clos Saint-Lazare aussi, les plus grosses cités du 93. Certains de nos agresseurs sont armés, ils ont notamment des flashballs, un armement de police, en principe. Là, dernièrement, des collègues qui contrôlaient des caves, ont voulu sortir d’un hall d’immeuble de la cité des 4000 et des habitants leur ont tiré dessus au flashball ; ils prennent un peu les mêmes armes que nous. On les retrouve aussi avec des armes de guerre, des kalachnikovs, il doit y avoir une filière parallèle, on pense que ça vient des pays de l’Est.

Ces difficultés sont-elles spécifiques à la Seine-Saint-Denis ?

Il y a un gros turn-over au sein de la police en Seine-Saint-Denis : la plupart des fonctionnaires veulent partir en province. Sur Drancy, il y avait une trentaine de fonctionnaires. Quand il a été mis fin à la police de proximité, les collègues qui partaient en province n’ont pas été remplacés. Quand je suis arrivé en 2002, il y avait 30 policiers à Drancy. Là, ils doivent être 6 ou 7. A Aulnay-sous-Bois, où il y a de 80 à 90 000 habitants, il y a deux, maximum trois voitures de patrouilles qui tournent. C’est bien trop peu. Pour être muté dans le Nord de la France, il faut trois à quatre ans de service. Un policier qui a fait ses 3-4 ans est remplacé par un jeune sorti de l’école. Or un jeune policier a besoin d’être cadré. Là, on lâche les jeunes policiers, comme ça.

Et alors, comment ça se passe ?

A l’école de police, on nous apprend tout ce qui est théorie, c’est-à-dire le code pénal, les moyens légaux d’intervention. Mais quand on intervient dans une cité, s’il y a 10 personnes devant nous, on n’ira pas interpeller l’une d’elles. Il y a tout un aspect psychologique de ces jeunes de cité qu’on ne nous apprend pas du tout. En plus, il y a un manque flagrant d’encadrants en Seine-Saint-Denis. Ils essayent de remettre une police de proximité, ils les appellent pas comme ça mais c’est pareil. C’est les UTEQ (Unités territoriales de quartier). Ils sont très peu nombreux dans les cités; je prends le cas au Franc-Moisin à Saint-Denis, ils doivent être une dizaine. Ils tournent à 6-7 par jour. Le camion les lâche dans la cité à pied et ils tournent dans la cité.

Quels types de situations affrontent-ils ?

Maintenant, c’est les beaux jours et les scooters sont de sortie. On n’a pas le droit de les chasser lorsque ceux qui les conduisent sont en infraction ou font du tapage. Ils nous attendent tout le temps dans les cités. Là, j’ai été à Bobigny, dans la cité de l’Abreuvoir, il y a un gamin qui tournait sans casque, il essayait de nous attirer au milieu de la cité et non pas de s’enfuir. Quand on a un peu d’expérience, on sait, on n’y va pas, mais quand ce sont des policiers de 20 ans, eux, ils vont y aller et ils ne savent pas ce qui les attend. Depuis les émeutes de 2005, les guets-apens sont de plus en plus réguliers. Le ras-le-bol est plus que général au sein des fonctionnaires de la police. La Seine-Saint-Denis, c’est vraiment la Bérézina, on a des véhicules qui ont près de 200 000 km au compteur, nos moyens matériels et humains ne sont pas du tout à la hauteur des missions qu’on nous confie. Quand on attend 10 ou 15 minutes du renfort, quand ça chauffe vraiment, c’est plus que long.

Et l’Etat vous demande des résultats…

La pression sur les chiffres a explosé. Ce sont des objectifs chiffrés écrits. Chaque fonctionnaire de police reçoit les siens. Si on n’arrive pas à atteindre les objectifs chiffrés, on est sanctionnés. Je prends mon exemple personnel : il y a deux ans, il fallait faire quatre interpellations et j’en avais fait deux. J’ai été chez mon commissaire signer une lettre de mise en garde parce que je n’étais pas entré dans ces quotas. Il faut savoir qu’une mise en garde est dans votre dossier administratif. Avant, nous avions notre marge d’appréciation sur le terrain, nous arrêtions qui nous voulions. Maintenant, les chiffres sont précis, nous devons faire des chiffres de violence de voie publique. Parfois, ce sont des « ILE », interventions sur les étrangers…

Les sans-papiers…

Ce mois-ci, il faut interpeller plus de sans papiers. Ras-le-bol là encore des fonctionnaires, qui ont perdu toute capacité d’appréciation des situations. Il faut vraiment arrêter tout ce qui bouge. Le regard de la population sur nous est de pire en pire, la hiérarchie nous met de plus en plus la pression pour remplir les objectifs chiffrés. Le policier a vraiment le cul entre deux chaises et c’est pas facile pour lui.

Comment le policier gère-t-il cette pression ?

Il n’y a jamais eu autant de dépressions dans la police que ces dernières années, les chiffres explosent. Je ne parle pas des suicides qui sont en augmentation constante. Là où je travaille, en janvier dernier, il y a en eu trois en trois semaines sur la Seine-Saint-Denis. Il y avait sûrement des problèmes familiaux mais cette pression permanente du chiffre, ajoutée aux insultes des gens, auxquelles la hiérarchie nous interdit de répliquer… Quand, en plus, dans le cocon familial, ça va mal, alors c’est de plus en plus dur. Un fonctionnaire de police à Stains s’est suicidé en janvier parce qu’il n’avait pas réussi son permis de conduire alors qu’il le faut dans la police.

Pouvez-vous être plus explicite sur ce cas ?

Ce fonctionnaire de police devait passer son permis avant février 2009, c’était une injonction administrative. Or, il a eu une date de passage de permis en mars seulement. L’administration n’a jamais voulu lui accorder 15 jours de répit. Il n’avait que son boulot comme échappatoire à ses problèmes familiaux. Il s’est suicidé à son bureau, alors qu’il y avait des collègues derrière la porte. Eux, ils ont été plus que choqués. Dans ces cas-là, il y a un psychologue qui va venir une demi-journée et après il n’y aura plus de soutien. Il y a un psychologue pour toute l’Ile-de-France. On nous dit « si vous avez un problème, voilà le numéro du psychologue ». Mais pour prendre rendez-vous, c’est très dur. C’est pipeau, quoi. C’est vraiment histoire de dire vous avez des psychologues à disposition, mais ce n’est pas comme ça que ça se passe. En plus, on a peur, car si on va les voir, les psychologues, le chef de la police peut à tout moment désarmer le fonctionnaire s’il sent qu’il ne va pas bien. Et ça sera notifié dans le dossier administratif. Donc ça nous freine. Tout ça fait qu’on ne va pas voir ces fameux psychologues.

Pourquoi la population n’est-elle pas plus au courant de l’état actuel de la police ?

Moi, je vous parle, je suis délégué syndical, mais il faut savoir qu’un fonctionnaire de police n’a pas le droit de parler à la presse. Tout doit rester en famille, tout est étouffé. On nous dit « faut interpeller ». Le problème c’est que s’il arrive la moindre « chiure » au sein d’une cité, on n’est jamais couvert. On va à l’IGS (Inspection générale des services) pour calmer la presse qui pourrait faire monter la pression, on va taper sur le fonctionnaire de police. C’est de plus en plus fréquent, il n’y a jamais eu autant de révocations et de conseils de discipline que depuis 4 ou 5 ans dans la police. Avant, il y avait 1 à 2 conseils de discipline par mois, maintenant c’est tous les mercredis.

Votre expérience personnelle en la matière ?

Il y a trois semaines de cela un scooter m’a foncé dessus et j’avais un flashball dans les mains. J’ai tiré sur le scooter avec le flashball. L’individu, je ne l’ai pas touché, j’ai touché la carrosserie. Il est tombé du scooter, il n’a pas été blessé. On l’a interpellé, il n’y a eu aucune vague. J’ai pris une lettre de mise en garde parce que j’avais tiré sur le scooter au flashball, alors que pour moi, j’étais en état de légitime défense. Encore, il y aurait eu une enquête qui aurait reconnu que je n’étais pas en état de légitime défense, je veux bien. Mais là, le procureur de la République a dit que je n’étais pas en état de légitime défense. Ils ne veulent pas que les tirs des policiers au flashball sur les scooters deviennent une habitude et que ça dégénère en émeutes. Alors que là, j’étais dans mon droit, j’ai pris une sanction. Surtout qu’en Seine-Saint-Denis, si vous avez le malheur de rayez un enjoliveur de voiture de police, c’est une sanction tout de suite. C’est de la sanction à outrance. La police nationale, je la compare à une usine de petits pois. On tape sur les ouvriers pour qu’ils en ramènent le plus possible. Mais, s’il y a un problème, le soi disant fautif, on le dégage.

Vous estimez être traités comme des gamins ?

Je donne un exemple : la brigade anti-criminalité avait serré un mec qui avait 3 kg de cocaïne sur lui. Le commissaire a dit à ses agents qui se félicitaient de la prise qu’ils avaient faite, « moi, je préfère que vous preniez 3000 mecs qui ont un gramme ». Quand vous avez un chef de service qu’il vous dit ça, alors que vous, vous pensez avoir fait votre travail correctement, ça ne peut pas vous motiver. Ils préfèrent qu’on fasse deux jeunes en train de fumer un joint qu’un jeune qui vole une voiture. On ne regarde plus les affaires. C’est des croix dans les cases. Après, ils peuvent se targuer que la délinquance baisse, mais si c’est 5000 fumeurs de joints… La violence augmente. On ne fait plus de travail qualitatif depuis 2004-2005. Les syndicats n’arrêtent pas de le dénoncer. On a fait des tracts…Mais il y a tout cet effet médiatique autour, faut que les chiffres soient là, à la fin de l’année.

Bref, l’ennemi, c’est les chiffres.

Faudrait avoir la source de ces chiffres. Des collègues qui travaillent dans le bureau de ces patrons nous disent que les chiffres sont trafiqués. Un collègue m’avait raconté qu’une personne avait brûlé trois voitures ; trois voitures, ça a donné au final trois rapports différents, pour gonfler les chiffres, et ça c’est tout le temps, tout le temps… Avant, le policier, il aimait son métier. Là, c’est terminé. Le nombre d’indisponibilités demandées par les fonctionnaires n’a jamais été aussi élevé. Environ 80 % sont entrés dans la police par vocation. Mais au bout de 3, 4 ou 5 ans en Seine-Saint-Denis, la vocation disparaît. On a tous été à l’IGS pour un rien. J’ai interpellé quelqu’un deux fois en deux ans : une fois, il roulait sans permis, une autre fois, c’était pour outrage et rébellion. Il a dit que je le harcelais. J’ai été convoqué à l’IGS sans qu’on me dise pourquoi. Et à l’IGS, on vous prend votre carte. Donc, pendant un laps de temps vous n’êtes plus policier. Je me rappelle, j’avais demandé à aller aux toilettes, on m’avait dit : « Non, non. Vous, vous ne circulez pas librement », comme si j’étais un délinquant et on m’y avait accompagné. Si un jeune policier course un scooter et que ce dernier se renverse, la carrière du policier, elle est finie.

A vous entendre, on a l’impression que le discours de l’Etat sur la sécurité est dur, mais que dans les faits, c’est plutôt laxiste.

Pour aller en prison en Seine-Saint-Denis, il faut vraiment être multirécidiviste, et encore, il faut avoir commis des actes très graves. Ça faisait trois semaines que j’étais à Drancy quand un de mes collègues s’est pris un coup de couteau au niveau du cœur. Heureusement, il n’a eu qu’une côte cassée car il avait un gilet par balles, moi j’avais été assommé avec une chaise. On a interpellé la personne sur place. Il a pris deux mois de prison et il nous devait 1000 euros qu’il ne nous donnera jamais, alors qu’il a essayé de tuer un fonctionnaire. N’importe qui vous dira que c’était une tentative d’homicide sur un agent de la force publique, or ça a été requalifié en violence volontaire. Il y a vraiment un régime à deux vitesses en Seine-Saint-Denis. Les juges qui font des erreurs ne sont jamais sanctionnés et nous, si on fait une rayure, on y a droit. Du coup, on ne dépose plus de plaintes, ça ne sert à rien.

Ce qui est étrange, c’est que votre hiérarchie ne se révolte apparemment pas contre les situations que vous décrivez. Pourquoi ?

L’administration a été maligne là-dessus en distribuant des primes. J’ai un ami qui est sorti de l’école de commissaires, il m’a dit que maintenant, pour lui, c’est du management. Il s’agit de rendre l’« entreprise » rentable… Des commissaires se révoltent mais pas très longtemps. Quand vous avez 15 000 à 20 000 euros de primes à la fin de l’année, ça incite à vous taire.


vu sur http://20minutes.bondyblog.fr/news/200905120002/flics-au-bord-du-gouffre

« Chances pour la France »: PSG-Mamadou Sakho frappe un journaliste!



« Chassez le naturel »…
FDF

Belle coupe de cheveux; si, si…

12/02/2010

PARIS (NOVOpress)

Les jeunes issus du centre de formation du Paris-Saint-Germain brillent actuellement dans… la rubrique faits-divers. Après la récente garde à vue de Younousse Sankharé, Mamadou Sakho a agressé hier un journaliste du Parisien au Camp des Loges, le centre d’entraînement du PSG basé dans les Yvelines.

Dans un langage digne de la racaille de banlieue, le défenseur a frappé notre confrère en le traitant de « fils de pute ». La victime compte porter plainte. Son agresseur devait être sanctionné par le président du club parisien, Robin Leproux, pourtant attaché à la « mixité ethnique » du PSG. Le footballeur d’origine africaine n’aurait pas apprécié que les supporteurs lui reprochent d’être sorti en discothèque samedi dernier, à la suite de l’humiliante défaite au Parc des Princes contre Lorient (3-0). Une attitude peu professionnelle que le journaliste avait eu le culot de reproduire dans les colonnes du quotidien du groupe Amaury…

Islam radical : un colistier génant en Rhône-Alpes pour le PS… et pour l’UMP…



Sans commentaire… Ca m’énerve, toutes ces magouilles politico-dhimmies…

FDF


11 février 2010

11/02/2010
LYON

Jean-Jack Queyranne (ci-dessus), président (PS) du conseil régional de Rhône-Alpes et candidat à sa réélection, a-t-il commis une erreur de « casting » dans la composition de sa liste ? Il a placé sur la liste socialiste de l’Ain un certain Toufik Chergui, qui ne serait pas seulement secrétaire général du conseil régional du culte musulman (CRCM Rhône-Alpes), mais aussi membre de la très sulfureuse Union des organisations islamiques de France (UOIF), branche française des Frères musulmans.

A notre confrère Mag2lyon.com, qui ajoute que « cet enseignant d’Oyonnax passe déjà pour avoir été très actif dans les manifestations pro-palestiniennes assez musclées début janvier 2009 », l’« entourage » de Jean-Jacques Queyranne a précisé : « Toufik Chergui est principal adjoint d’un lycée public à Bellignat où il est conseiller municipal. Il a donc toutes les qualités pour être sur notre liste. » Sans compter une autre qualité : celle d’être un transfuge du Modem de François Bayrou, et de faire donc figure de prise de guerre.

Curieusement, ce sont les services du préfet de région qui, ayant épluché la liste du PS, ont divulgué cette affaire à un mois des élections régionales, alors que Toufik Chergui est membre d’une cellule de veille des actes anti-musulmans, affiliée au CRCM-Rhône Alpes et présidée par le procureur général à la cour d’appel de Lyon. Une telle collaboration n’a pas choqué…

Aujourd’hui, en milieu d’après-midi, Toufik Chergui a démenti auprès du Figaro, qui avait révélé son appartenance à l’UOIF, être membre de cette organisation. Puis son démenti a disparu… Reste qu’en 2008, lors de l’élection du CRCM-Rhône-Alpes, c’est bien sur la liste menée par l’Algérien Azzedine Gaci (ci-contre), actuel président du CRCM et membre de l’UOIF, que Toufik Chergui a été élu. Lequel Azzedine Gaci expliquait au journal Al Watan, sitôt réélu, que la France a besoin « de 1500 imams ».

Il ajoutait : « Il faut que l’administration française cesse de se cacher derrière l’argumentation de la sacro-sainte laïcité. J’appelle les autorités à nous aider et qu’on édifie l’institut en Alsace à Strasbourg, où la loi de 1905 ne s’applique pas. Là, il y a une faculté pour les catholiques, pour les protestants, pour les juifs, pourquoi pas une pour les musulmans ? L’autre question sera celle du statut de l’imam qui n’existe pas encore, pour lui permettre de vivre dignement, dans le respect, mais aussi sereinement face aux tracasseries administratives au moment de renouveler le titre de séjour.

Source: Novopress.info 2010

Les musulmans de Cholet vivent leur foi au grand jour. Qu’ils en profitent bien…

C’est vrai que c’est beau à lire, cet article issu du torchon Ouest-France. Ca sent bon la sincérité, l’amour, le partage, la tolérance, la paix, l’islam, en fait. Mais pourquoi ne me suis-je pas encore converti? Pourquoi? Dites moi pourquoi?

FDF

vendredi 12 février 2010
Photo prise en août dernier. Pendant le Ramadan, les musulmans de Cholet, se réunissent chaque soir à la mosquée, pour partager le repas de rupture de jeûne. Un moment privilégié de solidarité entre pratiquants. Photo  : Archives.

Photo prise en août dernier.


La grande mosquée est rouverte. La mosquée turque est en construction. Les lieux de culte s’intègrent dans le paysage. Et les musulmans aspirent à vivre paisiblement dans le Choletais.


La grande mosquée s’ouvre aujourd’hui.
La réouverture de la grande mosquée, après huit mois de travaux, est un événement pour les musulmans de Cholet. La commission de sécurité a donné le feu vert à sa réouverture, vendredi dernier. Des prières ont déjà eu lieu pendant la semaine dans les nouveaux locaux. Mais, cet après-midi, à 13 h 30, un grand nombre de pratiquants va redécouvrir le site, complètement transfiguré, à l’occasion de la grande la prière du vendredi. Au rez-de-chaussée, la salle de prière a doublé de surface. A l’étage, celle des femmes est également agrandie. Des salles sont prévues pour l’enseignement de l’arabe et du Coran. Un petit minaret permet d’identifier l’édifice.

Quatre lieux de culte à Cholet. Les musulmans de Cholet se réunissent et vont prier dans quatre lieux. La grande mosquée est gérée par l’Association musulmane de culte et culturelle, présidée par Lahcen Ben Bougrine. Son imam (directeur de la prière) est Saït Aït Laama. Une autre mosquée, implantée dans le quartier Favreau, 4, rue du Maréchal-Lyautey, est gérée par l’association As Salam, présidée par Salama Abdelatif. Il existe aussi une salle de prière dans le quartier Bretagne. Une mosquée turque est en cours de construction, avenue de la Choletière. Elle est gérée par l’association culturelle des travailleurs turcs de Cholet, dont le président est Sabri Dogan. Son ouverture est prévue pour le mois de mai. Musa Akkaya, son imam, vient de Turquie.

Quel islam pratique-t-on à Cholet ? Depuis l’an 657, il existe deux grands courants dans l’islam : les sunnites et les chiites (1). Les Musulmans de Cholet, qu’ils soient Turcs, Maghrébins, d’Afrique noire ou Français, sont essentiellement sunnites. Il existe une mosquée turque pour une raison de langue. Dans la grande mosquée, rue Jean-XXIII, les sermons sont faits en arabe et en français. Or, on sait que la langue turque n’est pas l’arabe et que certains nouveaux arrivants ne parlent pas français. C’est pour cela que le leur imam est turc. A noter que leur mosquée, dotée d’un petit minaret, est construite sur un terrain acheté par l’État turc. L’imam est rémunéré par l’État, comme un fonctionnaire.

Des pratiquants paisibles. Le discours revient régulièrement dans la bouche des fidèles : les musulmans sont des croyants paisibles qui n’aspirent qu’à vivre tranquillement à Cholet. Tous insistent sur le fait que l’islam est une religion de paix dont les pratiquants veulent vivre avec leur temps et s’adapter à toutes les cultures. Les familles algériennes, marocaines, turques, qui sont arrivées à Cholet au cours des dernières décennies, n’ont qu’un souhait : permettre à leurs enfants, nés français, de s’épanouir dans cette société.

Tensions. Les musulmans, comme les chrétiens, ne constituent pas un groupe totalement homogène. Des incompréhensions ont pu naître entre générations, au sein même des familles. Certains jeunes, très occidentalisés, ont perdu contact avec les préceptes de la religion, d’autres se sont rapprochés des salafistes à Nantes. Selon Antoine Sfeir, spécialiste de l’islam, le salafiste, qu’il soit islamiste ou réformiste, prétend revenir à l’islam du VIIe siècle pour mieux recommencer l’interprétation. A Cholet, la communauté a cependant réussi, à garder sa cohésion et son esprit de fraternité.

(1) Le sunnisme, courant majoritaire, s’appuie sur le Coran et la tradition (Précision de FDF: des intégristes, en fait). Le chiisme représente 10 % des musulmans dans le monde.

Source: Ouest-France

93 : la «diversité» quitte la liste UMP-Nouveau Centre… Pas une grosse perte .

Et pan pour l’UMP! Ils n’avaient qu’à constituer des listes du………terroir. Mais rassurez-vous: ils ont un réservoir d’autres candidats qui n’attendaient que les places se libèrent… Seul problème: ceux qui quittent vont encore se sentir « stigmatisés » car étant à l’origine non éligibles. Mais ça, ils le savaient avant la constitution des listes…

FDF


12 février 2010

Madi Seydi et Sonia Imloul se sont retirées avec fracas de la liste UMP-Nouveau Centre du 93, en lice aux régionales. Elles se plaignent de ne pas être en position éligible. Elles en sont d’autant plus indignées qu’elles sont femmes et «issues de la diversité».

«C’est une liste karchérisée», tempête Madi Seydi, porte-parole des Jeunes UMP et reléguée à une place non-éligible sur la liste (28e). «La femme à abattre», comme elle s’autoproclame, vient de faire un bond de la 6e à la 28e sur la liste.

L’autre femme rétrogradée, c’est Sonia Imloul. Elle a intégré le Nouveau Centre en 2008, au moment des municipales. Dimanche dernier, dans la matinée, elle a décroché son téléphone pour dire «non». Elle n’accepte pas sa relégation à la 12e place alors qu’on lui avait promis, dit-elle, de figurer en position éligible (au-delà de la 4e place, les chances d’être élu sont minces).

«Je ne comprends pas. Des gens qui sont sur le terrain, qui ont de l’expertise et de l’analyse, n’auront pas, pour des raisons obscures, la chance de pouvoir faire quelque chose». Et pourtant, le staff du Nouveau Centre, après les Européennes, avait fait miroiter une place éligible à Sonia Imloul.

Sonia Imloul l’affirme : «Il faut savoir dire non, ça suffit.» Ce qu’elle a donc fait. La Dyonisienne, diplômée, chercheuse à l’Institut Montaigne, membre du Conseil économique et social et membre exécutif de la fondation HSBC, pense ceci : «On ne veut pas de la diversité aux postes importants, on préfère mettre des gens qui se ressemblent tous.»

Ne voyez pas dans ce dépit une manifestation victimaire, ce n’est pas le genre de Sonia Imloul. C’est plutôt un coup-de-gueule adressé à ceux qui voulaient et veulent encore faire de la diversité leur alibi de fabrique. Nicolas Sarkozy, sitôt élu président en 2007, avait nommé Rama Yade, Fadela Amara et Rachida dati au gouvernement. Un «grand pas» salué par Sonia Imloul. Mais malgré cette révolution de l’image, «les choses ne bougent pas».

La diversité sur la liste UMP-Nouveau Centre du 93 étant incarnée, selon Aude Lagarde du Nouveau Centre, par Kamel Hamza (élu UMP de La Courneuve), 7e sur la liste. Sonia Imloul dit avoir « perdu une bataille mais pas la guerre ». Elle promet de ne plus jamais «adhérer à un quelconque parti».


Source: www.fdesouche.com

Burqa, niqab. Les différences en images, pour ne pas se laisser islamiser idiots…


Lire:

http://www.20minutes.fr/diaporama/1005-2-0-0-Burqa-niqab-Les-differences-en-images.php

Eric Zemmour : « Le Waterloo du gouvernement sur l’identité nationale ».

A écouter, voir et… retenir.

FDF

http://www.rtl.fr/fiche/5932842551/eric-zemmour-le-waterloo-du-gouvernement-sur-l-identite-nationale-video.html

Belle analyse du « fliquage »… Et de la liberté d’expression.

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Gardien de la paix (du Christ)
Dessin de Bar

Personne au monde ne te connaît aussi bien que le service « Historique Web » de Google – même ta maman n’en sait pas autant sur toi… On tombe sur nos propres facilités, nos petits intérêts momentanés. C’est peut-être contre cela qu’il faut lutter. Contre nous-mêmes ? Oui ! Parce que nous aimons bien ce qui est moderne et simple. La force de Google ou d’Apple, c’est des interfaces incroyablement faciles et intuitives, qui nous séduisent.

On a tous des amis qui nous ont fait la démonstration de leur nouvel objet superhigh-tech, qui nous vantent à longueur de temps les vertus de leur nouveau téléphone, de leur nouveau PDA [assistant personnel]. Ils sont en train ni plus ni moins de promouvoir le nouvel instrument qui les surveille. Et ils en sont très fiers. Nous sommes tous un peu comme ça. Cela montre que nous sommes modernes. Par moments, il faut savoir se montrer un peu vieux jeu, et accepter que la vie nous soit un peu moins simplifiée.

[Le Monde 2 – 11/04/2008]

Nos téléphones portables sont des mouchards, nos ordinateurs des balances. Les libertés individuelles se réduisent au rythme du développement des nouvelles technologies. Pourtant, loin de nous en inquiéter, nous favorisons cette surveillance en dévoilant nos vies sur Internet ou en utilisant des passes électroniques. Sacrifier sa liberté pour le confort, le divertissement ou la sécurité : Thierry Rousselin, coauteur de « Sous surveillance », nous met en garde contre ce marché de dupes.

Satellites d’observation, caméras de vidéosurveillance, passeports biométriques, fichiers administratifs, policiers ou commerciaux, puces à radiofréquence, GPS, téléphones portables, Internet : le citoyen moderne est au centre d’un réseau de technologies de plus en plus perfectionnées, et de plus en plus indiscrètes. Chacun de ces outils, censé nous apporter sécurité et confort, nous en demande chaque jour un peu plus sur nous-même, nous classe, voire nous observe. A la fois complices et inconscients, nous avons basculé dans une société de surveillance.

Est-il encore possible d’échapper à ces multiples dispositifs qui nous environnent ? Nous l’avons demandé à Thierry Rousselin, consultant en observation spatiale, ancien directeur de programme d’armement à la Délégation générale pour l’armement, qui publie avec Françoise de Blomac, spécialiste des nouvelles technologies d’information, Sous surveillance (Les Carnets de l’Info), un très utile tour d’horizon de ces technologies, qui tente de faire la part entre fantasmes et vrais risques de dérives.

Quels sont aujourd’hui les grands domaines de la surveillance technologique?

On pourrait tracer des cercles concentriques. Le premier, ce sont les « morceaux » de nous-mêmes, tout ce qui concerne la biométrie. On donne progressivement un certain nombre d’éléments qui nous appartiennent, qui nous identifient. Cela a commencé avec nos empreintes digitales. C’est maintenant au tour de notre ADN, notre iris, la paume de notre main, bientôt notre manière de marcher ou nos tics. Notre identité est en train de se confondre avec notre biologie et nos comportements physiques. Le second cercle, ce sont tous les capteurs qui nous entourent : ceux qui nous regardent avec la vidéosurveillance, les webcams, les drones, les avions, les hélicoptères, les satellites.

Il y a aussi l’écoute, dans tous les sens du terme. Il ne faut jamais oublier que le premier moyen d’écoute, c’est une personne à côté de nous. On peut aussi utiliser nos propres outils, le téléphone notamment. On m’a vu, on m’a écouté, sait-on également où je suis ou qui je suis par le biais de mes propres objets ? Je me suis payé un GPS ou un téléphone portable. Est-ce qu’on est capable de me suivre à cause de ces appareils ? Les multiples cartes –de paiement, de fidélité, d’abonnement– que j’ai dans mon portefeuille racontent-elles des choses de moi en temps réel à chaque fois que je les emploie ? Les formulaires que j’ai remplis depuis trente ans dessinent-ils une image de moi plus précise que mes propres souvenirs ?

Le dernier point concerne l’ordinateur. Est-ce qu’en l’utilisant, je lui transmets des informations au-delà de ce que je suis en train de taper ? Depuis un certain nombre d’années, on voit bien que, dans chaque instruction judiciaire, les policiers embarquent l’ordinateur. C’est bien qu’il peut raconter des choses sur nos activités. Après, il y a Internet. Là, on s’inquiète que des gens soient capables de passer par le réseau pour nous subtiliser de l’information. Est-ce que ma soif de me faire des amis, de me faire connaître ne me conduit pas à raconter trop de choses qui pourraient être, un jour, utilisées contre moi ? Les domaines de surveillance touchent donc aujourd’hui quasiment toutes nos interactions avec le monde extérieur, presque tous nos sens.

Les inquiétudes sont d’autant plus vives que l’on voit bien que l’on aurait beaucoup de mal à se passer de nombre de ces technologies. Oui, nous sommes en grande partie complices de la progression de la surveillance. D’abord, cela nous simplifie la vie. Nous préférons avoir une carte qu’un ticket pour entrer dans le bus, cela nous évite de composter. Le passe Navigo, que la RATP est en train de substituer à la carte Orange, contient une puce RFID [à radiofréquence], sur laquelle sont chargées des données personnelles qui permettent de reconstituer tous vos déplacements sur deux jours. En l’utilisant, vous ne vous déplacez donc plus tout à fait anonymement. Mais la carte a permis de gagner du temps aux guichets et aux portillons, et de fluidifier les flux de voyageurs. La plupart des usagers la considèrent donc avant tout comme une amélioration du service.

Aux Etats-Unis, une société commercialise une carte spéciale pour éviter les longues files d’attente dues aux contrôles dans les aéroports. Pour l’obtenir, il faut répondre à un questionnaire très détaillé en ligne et fournir des éléments d’identification biométriques. Récemment, un des premiers abonnés commentait le service en ces termes : « En m’inscrivant, je me suis mis à penser : j’espère qu’ils ont un putain de système de sécurité vu la quantité d’informations que je leur fournis… Mais je n’y penserai plus quand je passerai en sifflotant dans ma voie réservée, en regardant la queue des cent couillons qui attendent. » C’est tout à fait typique de notre ambivalence sur ces questions. Nous sentons bien que nous confions des éléments éminemment intimes, parfois à des sociétés qui n’existaient pas l’année précédente.

Mais elles fournissent des services tellement pratiques que nous préférons oublier les risques que cela fait courir. C’est aussi le cas des solutions RFID et GPS destinées aux enfants ou aux malades d’Alzheimer. Nous acceptons la surveillance parce qu’elle concerne nos proches les plus fragiles. Mais pour les industriels, ces techniques mettent aussi en place les conditions d’un marché. Nous avons commencé à les accepter pour les gens auxquels nous tenons le plus, et cela ouvre la voie à un usage de masse.

L’intérêt financier peut-il également jouer ?

Bien sûr! Si je prends une carte de fidélité, je vais avoir des cadeaux en échange de quelques données personnelles. En Grande-Bretagne, plusieurs compagnies proposent des assurances moins chères pour des automobilistes qui s’engagent à ne pas rouler certaines heures de jours « à risques ». Pour vérifier, les sociétés ont le droit de récupérer toutes les informations sur les déplacements contenues dans le boîtier électronique du véhicule. Les clients ont échangé une économie substantielle contre la perte de la confidentialité de leurs allers et venues. A l’inverse, protéger son anonymat peut coûter plus cher. La CNIL a demandé à la RATP de proposer une carte sans informations personnelles. C’est le passe Navigo Découverte : il existe, mais il est plus onéreux que le passe classique.

Beaucoup de maires français se sont lancés dans la vidéosurveillance, sur le modèle de la Grande-Bretagne où est déjà déployé le total de 25 millions de caméras. A quoi est dû cet engouement ?

C’est très irrationnel. En novembre, Michèle Alliot-Marie, ministre de l’intérieur, a affirmé que « l’efficacité de la vidéosurveillance pour améliorer de façon significative la sécurité quotidienne n’est plus à démontrer ». Pourtant, il n’existe pas de travail de recherche qui confirme l’efficacité des caméras. Très souvent derrière les systèmes technologiques de surveillance, il y a l’incapacité du pouvoir à apporter de vraies réponses aux problèmes posés. On installe des caméras parce que c’est très visible et que cela coûte moins cher que d’embaucher des gens et de conduire un véritable travail de terrain.

Tout le monde s’y met donc alors qu’au Royaume-Uni la plupart des bilans sont très mitigés. L’effet est très faible en matière de prévention, de dissuasion, surtout sur les atteintes aux personnes (bagarres, viols…) souvent dues à des gens au comportement impulsif qui se fichent bien de savoir s’ils sont filmés. C’est pareil pour le terrorisme : les « fous de Dieu » ou d’une cause quelconque seraient même heureux de passer ainsi à la postérité.

Quant aux petits délits comme ceux pratiqués par les pickpockets dans le métro, ils sont trop rapides pour être repérés et leurs auteurs passent à l’acte dans des lieux souvent étendus aux multiples issues. La vidéosurveillance est surtout une aide précieuse dans la résolution d’enquêtes a posteriori.

Etant donné cette généralisation des moyens de surveillance, est-il encore possible de « disparaître » dans nos sociétés, d’échapper au contrôle de la technologie ?

Disparaître est encore possible : plusieurs milliers de personnes le font volontairement chaque année en France sans que les impôts ou l’Urssaf ne les retrouvent. Mais il faut savoir ce que cela représente comme efforts, surtout si vous restez dans la légalité, sans fausse identité ou chirurgie esthétique. L’option « île déserte » est en apparence la plus simple à réaliser.

Vous vous retirez dans une zone rurale dans laquelle vous pourrez pratiquer un mode de vie minimalisant les échanges commerciaux – sans ordinateur ni téléphone portable –, il en existe encore en France. Vous fermez votre compte en banque et payez tout en liquide. Il faudra vous astreindre à ne plus voyager à l’étranger, a fortiori aux Etats-Unis, pour éviter de vous faire établir des papiers faisant appel à la biométrie. Il faudra rester avec votre vieille carte d’identité qui est valable, en France, tant que vous êtes reconnaissable sur la photo.

Bien sûr, pas question de scolariser vos enfants dans le système officiel. Et la vraie limite concernera la santé, car à partir du moment où vous avez besoin du système de soins français, vous faites obligatoirement partie des fichiers. Le problème, c’est que cette mise en retrait de la société va surtout ressembler à un voyage vers le passé, à un retour vers des formes anciennes de contrôle social.

Dans votre petit hameau perdu, il n’y aura presque personne, mais tout le monde à dix kilomètres à la ronde saura tout de vos habitudes de vie courante, de vos particularités. Les siècles précédant la technologie moderne étaient loin d’être des époques sans surveillance. Pour éviter cela, vous pouvez préférer vous fondre dans la jungle urbaine. La foule des villes peut encore garantir l’anonymat. Mais dans ce cas, la marge entre sortie du système et exclusion est dangereusement étroite. Vous passerez inaperçu, mais avec un mode de vie de plus en plus proche de celui d’un sans-abri.

Sans aller aussi loin, peut-on encore au moins contrôler les informations qu’on laisse sur soi?

Si vous décidez de rester dans la société, des informations circulent nécessairement sur vous. Vous payez vos impôts au fisc qui par conséquent sait des choses sur vous, de même que votre employeur, etc. Vous n’en êtes pas mort jusqu’à présent et vous n’en mourrez pas. En revanche, vous pouvez éviter de donner sur vous-même des renseignements que personne ne vous oblige à révéler.

Vous pouvez éviter de remplir tous les questionnaires auxquels vous ne faites même pas attention, généralement sous prétexte de bénéficier de cadeaux de pacotille. On peut très bien survivre sans cartes de fidélité et sans avoir donné son état civil complet pour l’achat d’un grille-pain. Certes on y gagne, mais c’est surtout le droit à ce que l’ensemble de nos achats soient analysés, identifiés. Les cartes de fidélité alimentent consciencieusement des bases de données qui mémorisent toutes les transactions.

Progressivement, on laisse donc se constituer une mine d’informations sur soi-même. Certains de ces fichiers circulent librement, si vous avez oublié de cocher la petite case en bas à droite interdisant à votre interlocuteur de céder vos coordonnées à des « partenaires ». Donc lorsque vous remplissez des questionnaires non obligatoires, vous n’êtes absolument pas forcé de donner des informations réelles. Rien ne vous empêche de vous tromper sur votre adresse ou votre numéro de téléphone.

Les téléphones portables sont de plus en plus souvent considérés comme des mouchards potentiels. Peut-on encore limiter ce risque ?

A partir du moment où votre appareil est allumé ou en veille, votre opérateur, sur demande d’un surveillant, peut effectivement mettre en route tout un tas de mécanismes d’espionnage. Pour la localisation, il existe différentes procédures qui permettent de vous situer à cinquante mètres près, en se servant, par triangulation, des trois antennes-relais les plus proches de votre téléphone. C’est ce qui a été utilisé pour repérer le commando qui avait assassiné le préfet Erignac.

Les téléphones de nouvelle génération, qui constituent aujourd’hui le haut de gamme, contiennent une puce GPS et seront localisables beaucoup plus facilement, et plus précisément. Pour l’écoute, cela ne se limite pas à la possibilité d’intercepter une conversation, ce qui est devenu très simple. Un opérateur a aussi la capacité de déclencher un portable comme micro d’ambiance.

Juridiquement, les services de police peuvent, sous certaines conditions, demander à l’opérateur de transformer le téléphone en micro et d’écouter tout ce qui se dit autour de la personne qui le porte. Mais dans tous ces cas, pour la localisation comme pour l’écoute, il faut que le portable en question ne soit pas éteint. S’il l’est, plus rien n’est possible, contrairement à ce qu’ont affirmé nombre d’articles qui ont confondu éteint et en veille.

Donc, si vous voulez éviter d’être repérables en permanence, faites comme les policiers ou les truands, coupez votre portable dès que vous ne vous en servez pas. Evidemment, au passage, vous perdrez l’un des grands intérêts de l’appareil, celui de pouvoir être joint en permanence.

La plus grosse brèche dans notre vie privée reste tout de même l’ordinateur connecté à Internet ?

C’est certain. La plupart des ordinateurs nous sont livrés avec des systèmes d’exploitation qui donnent juridiquement le droit à Microsoft ou Apple de placer des espions chez vous, censés être là pour de bonnes raisons. Dès le raccordement en ligne, et en dehors de toute décision autonome de notre part, tout un petit trafic va se dérouler pour proposer des mises à jour, vérifier que nous n’utilisons pas des éditions piratées et collecter des informations sur notre poste de travail.

Récemment, le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a voté un texte de loi autorisant la police à mettre des virus d’écoute dans l’ordinateur de suspects. Cela a servi de révélateur en Allemagne. Les gens se sont rendu compte que techniquement c’était enfantin et que des tas d’entreprises savaient le faire. Dès que je surfe en ligne, cela s’aggrave encore.

A chaque fois que l’on visionne un site web, il enregistre le nombre de pages vues, leur temps de consultation, les liens suivis, l’intégralité du parcours du client avant la transaction ainsi que les sites consultés avant et après. Imaginez les mêmes méthodes appliquées au magazine que vos lecteurs ont entre les mains : sont-ils prêts à ce que vous connaissiez systématiquement le type de fauteuil dans lequel ils sont assis, le grossissement de leurs lunettes, leurs heures de lecture, le journal qu’ils ont lu avant celui-ci ? Assurément non, et pourtant c’est ce qui se passe, à notre insu, chaque fois que nous surfons.

Le New York Times a publié une enquête en décembre dernier qui explique que lorsqu’on va sur Yahoo!, on donne 811 informations personnelles simultanées. L’ordinateur est une vraie fenêtre sur le monde, mais elle est sans rideaux. Dès lors, si je veux être certain de passer inaperçu, je ne vais pas sur Internet. Mais cela équivaut de plus en plus à dire « je sors du jeu social ».

Est-ce que cela sera possible dans quinze ou vingt ans, lorsque tout aura été dématérialisé, notamment les formalités administratives ?

Dans ce nouveau » jeu social « , pourquoi êtes-vous si critique avec les réseaux sociaux ou la pratique des blogs? Parce que, pour moi, le risque majeur se situe là, et notamment en ce qui concerne les adolescents. Ils ont été des millions à ouvrir des blogs ou à participer à des forums où ils vont lâcher énormément d’informations sans se rendre compte des conséquences. On a déjà vu de nombreuses affaires. Des jeunes qui massacrent sur leur blog les entreprises dans lesquelles ils ont fait des stages et qui sont surpris deux ans plus tard d’apprendre que les recruteurs lisent ce genre de choses. Faire des bêtises et vouloir se montrer, c’est propre à l’adolescence. Le problème est qu’on les diffuse sur des systèmes technologiques privés qui vont en garder la mémoire. 90% des gens qui s’inscrivent dans un réseau social n’y sont plus deux mois après. Ils ont fait tout le processus d’admission puis finissent par se lasser. Ils laissent derrière eux des tas de données personnelles.

Je viens de faire une expérience édifiante sur ce point, dans le cadre professionnel. J’étais dans un centre de renseignement militaire. Pour un audit, je visitais les unités de production. Au retour, en rédigeant mon rapport, je m’aperçois que je n’ai pas pris le nom du responsable. Je suis donc allé sur un outil qui permet de chercher qui est sur quel réseau social, l’équivalent d’un métamoteur de recherche pour les réseaux sociaux. J’ai entré les informations dont je disposais (son prénom, sa nationalité et son employeur actuel). J’ai retrouvé ce gars sur LinkedIn. Figurait sur ce site sa biographie qu’il avait lui-même tapée, ainsi que toutes ses affectations militaires jusqu’à son poste actuel. J’étais effaré.

Google et Yahoo! sont ainsi devenus les principaux détenteurs d’informations sur nos comportements, sur nos habitudes de consommation. Ce sont des sociétés qui n’existaient pas il y a encore dix ou quinze ans. Qui peut dire ce qu’elles seront dans vingt ans ? Nous venons de voir qu’il reste quelques marges de manœuvre si l’on veut échapper à la surveillance technologique.

Mais qu’en sera-t-il le jour où tous ces systèmes seront interconnectés, lorsque sera instaurée la « convergence » des fichiers, des ordinateurs, des moyens d’observation que certains auteurs annoncent comme inéluctable avant 2050? Je ne suis pas sûr que l’on puisse être si catégorique sur l’avènement d’un tel métasystème. Il y a plusieurs facteurs, difficiles à mesurer, qui peuvent retarder cette évolution, voire l’empêcher, en grippant le système. D’abord il y a l’incompétence, qu’il ne faut jamais sous-estimer. Le surveillant est, par définition, parano.

Par conséquent, il a plein d’ennemis parmi ceux qui sont censés être de son côté. Avant d’en arriver à un système qui pourra se passer des humains, il y aura encore des gens qui s’engueulent, des services qui ne se parlent pas, des responsables qui se dissimulent des informations. Le b. a.-ba de l’administration depuis cinq mille ans consiste, entre services, à se cacher mutuellement de l’information. Dans toutes les affaires liées au terrorisme, on s’aperçoit que la logique de base, c’est le FBI qui tape sur la CIA, qui elle-même tape sur la NSA, etc. C’est aussi pour cela que le mollah Omar et Ben Laden courent toujours.

C’est ce que je trouve parfois excessif dans les pamphlets sur la surveillance : il y a toujours une exagération de Goliath, cette tendance à penser que le surveillant ne commet pas d’erreurs, qu’il ne se barre pas au milieu de la vidéo pour boire un café, etc. On le rend inhumain. Alors que nombre d’imperfections nuisent au potentiel d’efficacité de la surveillance.

L’autre paramètre à prendre en compte, c’est que chacune des technologies crée ses propres contre-pouvoirs. Pour l’observation (vidéosurveillance ou satellites), on voit que la grande difficulté se situe dans la trop grande quantité d’images par rapport au nombre d’analystes existant et aux capacités techniques d’analyse disponibles. Des dizaines de milliers d’amateurs qui décryptent des images deviennent aussi puissants que des pouvoirs qui disposent de moyens limités. On l’a constaté au moment de l’ouragan Katrina, où en regardant les images à leur disposition, les internautes ont mis en lumière l’impuissance des autorités américaines.

Les citoyens peuvent aussi retourner certains moyens contre leurs concepteurs et surveiller les surveillants. L’un des aspects de notre enquête qui nous a rendus optimistes est l’effervescence créatrice qui est en train de monter autour de ce sujet. De multiples formes de résistances artistiques ou associatives se mettent en place. Elles peuvent retarder ou empêcher le pire, en sensibilisant le grand public.

Plutôt que chercher à passer inaperçu, la solution serait-elle de demeurer actif pour subvertir le système ?

Oui, il reste encore beaucoup de domaines de notre vie personnelle où tout n’est pas joué. Et c’est aussi à chacun de nous de faire en sorte que la surveillance ne s’amplifie pas. On assiste à l’émergence des activistes, on voit des artistes, des gens qui ont des comportements sains. Mais voilà, on tombe sur nos propres facilités, nos petits intérêts momentanés. C’est peut-être contre cela qu’il faut lutter. Contre nous-mêmes ? Oui ! Parce que nous aimons bien ce qui est moderne et simple. La force de Google ou d’Apple, c’est des interfaces incroyablement faciles et intuitives, qui nous séduisent.

On a tous des amis qui nous ont fait la démonstration de leur nouvel objet superhigh-tech, qui nous vantent à longueur de temps les vertus de leur nouveau téléphone, de leur nouveau PDA [assistant personnel]. Ils sont en train ni plus ni moins de promouvoir le nouvel instrument qui les surveille. Et ils en sont très fiers. Nous sommes tous un peu comme ça. Cela montre que nous sommes modernes. Par moments, il faut savoir se montrer un peu vieux jeu, et accepter que la vie nous soit un peu moins simplifiée.

Source: http://tinyurl.com/yf8goz7

Bonus:

Hausse de la surveillance du téléphone, des SMS et d’Internet

Brève rédigée le 28/07/2009

Parabole géante

Les interceptions de conversations téléphoniques sur fixe ou mobile, d’échanges liés à Internet ou de SMS sont en augmentation en France, qu’elles interviennent au cours d’enquêtes judiciaires ou sur demande des services douaniers et de renseignement.

Avec une augmentation de 440 % des interceptions judiciaires en sept ans, la France connaît une intensification de la surveillance des réseaux de télécommunications. Cependant, ces pratiques restent 15 fois inférieures aux pratiques italiennes, 12 fois inférieures à celles des Pays-Bas et 3 fois moins importantes qu’en Allemagne.

Sur un total d’un peu moins de 67 000 interceptions, 30 % concernent les écoutes téléphoniques et 70 % sont liées à des échanges sur Internet.

Drôles de dames

Or, la progression des interceptions judiciaires, environ 26 000 en 2008, a un coût. Les opérateurs facturent en effet les actes sur ligne fixe 497 euros hors taxe et ceux sur mobile 88 euros hors taxe. A cela s’ajoutent les 5 906 interceptions administratives (chiffre de 2008), commanditées par les services de renseignement et les douanes.

Afin d’économiser quelques 45 millions d’euros, la France devrait prochainement se doter d’une plateforme d’écoute centralisée, implantée dans un lieu tenu secret de la région parisienne. Cela viendrait compléter la flotte de satellites dont dispose actuellement les forces de l’ordre, capable d’intercepter mails, fax et conversations téléphoniques et qu’aucun organisme indépendant ne contrôle.

Jack Bauer 24 heures téléphone mobile

Par ailleurs, la police bénéficie d’ores et déjà d’une mini-plateforme de captation des SMS qui enregistre 800 requêtes par semaine mais qui ne donnent accès qu’aux données de connexion et non au contenu des messages.

Tous ces outils devraient bientôt être complétés par les mouchards électroniques de LOPPSI 2, sur lesquels la CNIL a publié un avis pour le moins réservé. Dormons tranquilles, nous sommes cernés.

Source: degroupnews.com


On déplace le problème: Plusieurs Kurdes débarqués en Corse ont quitté la France.

Et pourtant, la France n’est elle pas une terre d’accueil? Heureusement, certains sont restés et font le bonheur des associations « bobos » qui pourtant ne les ont pas pour autant pris en charge eux-même, à leurs frais… Mais ce sont les Français hostiles à cette immigration clandestine et fort coûteuse qui vont payer pour que ces « sans-papiers » puissent goûter aux bonheur de résider chez nous, et surtout de profiter de notre patrie tellement généreuse grâce à l’argent de ses « vrais » habitants (dont certains et beaucoup trop, d’ailleurs dorment sous des cartons et vivent de la mendicité). Le sort de ces derniers est pourtant prioritaire sur des clandestins, non? Aux clandestins, « ON » leur donne de l’argent (le notre) pour vivre chez nous; pour les Français de souche qui subissent la crise: nada. Faut que l’on m’explique, là…

FDF

11/02/2010

Le 25 janvier, les dix migrants kurdes de Syrie transférés de Corse au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry ont été remis en liberté par le juge de la liberté et de la détention de Lyon.
Le 25 janvier, les dix migrants kurdes de Syrie transférés de Corse au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry ont été remis en liberté par le juge de la liberté et de la détention de Lyon. Crédits photo : AFP

Un tiers des clandestins découverts en janvier sur une plage de Bonifacio n’ont pas déposé de demande d’asile.


Trois semaines après leur arrivée en France, un tiers des 123 Kurdes découverts sur une plage de Bonifacio (Corse-du-Sud) ont manifestement choisi de poursuivre leur route. D’après un décompte établi par le ministère de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale, seuls 48 des 81 adultes répertoriés par les autorités ont déposé une demande d’asile auprès de l’Office français de protection des réfugiés en apatrides (Ofpra). «Les autres ont choisi de continuer leur périple – soit pour rejoindre des proches déjà installés en France, soit pour gagner divers pays d’Europe du Nord», explique-t-on à la Cimade. Le 3 février dernier, quatre d’entre eux ont été interpellés pour séjour irrégulier alors qu’ils venaient d’entrer en Allemagne. Quatre autres ont pu gagner le Danemark en voiture, avant d’y être arrêtés le 4 par la police locale.

Ces embryons de périples, qui ont pu être interrompus grâce à la coopération policière européenne, intéressent au plus haut point les enquêteurs chargés de démanteler la filière d’immigration clandestine empruntée par les migrants. «Nous avons le sentiment que ces huit personnes sont en quelque sorte parties en éclaireurs afin d’ouvrir la voie aux autres, confie une source proche du dossier, qui ajoute : la France n’était manifestement qu’une étape sur leur route.» Après vérification, les policiers de l’Ocriest (Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre) ont par ailleurs établi que trois des migrants découverts à Bonifacio étaient déjà répertoriés par le fichier Eurodac, qui regroupe les empreintes digitales des demandeurs d’asile et immigrants clandestins. Selon la base de données, ils ont déposé une demande d’asile en Allemagne courant 2008. Devant les autorités locales, ils auraient à l’époque déclaré avoir gagné l’Europe depuis la Russie.

«À leur remise en liberté, bon nombre des migrants découverts en Corse nous ont spontanément dit être venus en France dans l’espoir de gagner la Belgique, l’Allemagne ou la Norvège pour y rejoindre des proches, relate Jean-Paul Nunez, représentant de la Cimade pour la région Languedoc-Roussillon. Aujourd’hui, nous avons perdu tout contact avec une quarantaine d’entre eux.» «Il est possible que certains cherchent aussi à gagner la Suède, où les conditions d’accueil comptent parmi les meilleures d’Europe», avance Gérard Sadik, responsable du secteur de l’asile au sein de la Cimade.

Itinéraire imprécis

Agissant sur commission rogatoire des juges marseillais Dominique Voglimacci et Philippe Dorcet, les enquêteurs de la gendarmerie et de l’Ocriest travaillent toujours à déterminer l’itinéraire emprunté par ces migrants pour gagner la pointe sud de la Corse. Lors de leurs auditions, ceux-ci ont indiqué d’une même voix avoir quitté la Syrie pour fuir l’oppression dont ils disent avoir été victimes, avant de gagner la Tunisie et d’embarquer à bord d’un cargo en partance pour l’Europe. À ce stade, aucun élément matériel ne corrobore cependant ce récit. Au contraire, les policiers se sont récemment étonnés d’observer de nombreuses communications entre les téléphones emportés dans leur périple par certains des migrants et des numéros enregistrés en Turquie. «Pour l’heure, nous sommes donc bien incapables de dire par quel pays ces personnes sont réellement passées avant d’arriver sur notre territoire», confesse une source proche de l’enquête.

Inlassablement, les hommes de la gendarmerie maritime continuent par ailleurs d’éplucher la liste des quelque 300 navires qui ont croisé au large de Bonifacio durant la période présumée d’arrivée des clandestins. Un yacht, vu par certains pêcheurs corses dans la nuit du 21 au 22 janvier dernier, retient tout particulièrement leur intérêt. «Ce n’est toutefois pas la seule piste», assure un militaire engagé dans ce travail de bénédictin.

LIRE AUSSI :

» Corse : l’enquête met en doute le récit des migrants

Source: lefigaro.fr

Vidéo: l’immigration, contestée depuis 40 ans. Et l’on n’a rien fait… Mais si on avait écouté certains…

Appel solennel de Jean-Marie Le Pen

Le 24 janvier dernier à Toulon

http://www.youtube.com/watch?v=cGAr5PW9dXU&feature=player_embedded
Et aujourd’hui…

Stigmatisation: Il y aurait une « banalisation de l’islamophobie en France », selon des sites Internet islamiques.

Et les voilà qui re-chialent…

FDF


11 février 2010

_islamophobie

Le site d’information islamique Oumma.com, « premier site de l’Islam francophone sur Internet », constate que ces dernières semaines en France auraient été marquées par une « multiplication de profanations de mosquées » ( Crépy-en-Valois, Castres, Béziers, Saint Etienne…), « sans que cela n’émeuve outre mesure une classe politique trop occupée à palabrer sur le foulard de la candidat NPA dans le Vaucluse Ilham Moussaïd ». Et d’en conclure que l’on asssiterait à une banalisation de l’islamophobie en France ». (NDLR: et attendez, la période de la chasse n’est pas encore ouverte…)

La rédaction d’Oumma.com a interrogé le recteur de la mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, lequel percevrait dans ces « actes islamophobes » une conséquence du débat sur l’identité nationale initiée par le gouvernement et l’Elysée : « On a ouvert la boîte de Pandore avec des dérapages lors des débats sur l’identité nationale et le port de la burqua, qui aboutissent à la mise à l’index de l’ensemble de la communauté musulmane ».

Un constat relayé par un autre site d’information islamique, saphirnews.com, qui affirme que « jamais les musulmans n’avaient connu une telle recrudescence d’actes islamophobes en si peu de temps ».Ce média qui affirme clairement que « l’islam et les musulmans appartiennent désormais à la réalité de l’Europe »,conclue néanmoins sur une note qui se veut optimiste son constat : « Le thermomètre n’est pas au top pour les « muslims » français. Leurs voisins allemands ont l’air plus sereins : depuis le 2 février, la ville de Rendsburg (Nord) a autorisé l’appel à la prière du muezzin, lancé depuis le minaret de la mosquée ».

Source

À Cholet, la grande mosquée ouvre à nouveau ses portes. Encore?

Un truc m’intrigue: ce sont TOUTES des GRANDES mosquées, maintenant. Etape suivante: des mosquées-cathédrales; ah non, c’est déjà fait. Ben….. des gigantesques mosquées. La France ne sera bientôt plus qu’une énorme plantation de mosquées en tous genres. Vivement les moissons…

FDF

jeudi 11 février 2010

Après huit mois de travaux, la grande mosquée de Cholet rouvre ses portes. Elle accueille à nouveau la grande prière du vendredi. Bâtie à l’emplacement de l’ancienne, elle peut accueillir entre 500 et 600 « fidèles ». Au rez-de-chaussée, la salle de prière a doublé de surface. À l’étage, celle des femmes est également agrandie. Des salles sont prévues pour l’enseignement de l’arabe et du Coran. Un petit minaret permet d’identifier l’édifice. À Cholet, l’Islam compte trois autres lieux de culte.


Source: http://tinyurl.com/ygcw65h

Info aux journalistes de Ouest-France: le verbe rouvrir n’existe pas; on peut dire: ouvrir à nouveau

FDF