Francaisdefrance's Blog

30/01/2010

Megalopolismag: on ne se refait pas…

vendredi 29 janvier 2010


Qui se cache derrière  » Mégalopolismag  » ?

Apache_1Projet Apache


Tout coup de publicité méritant un retour, nous sommes heureux de vous annoncer la prochaine sortie dans les kiosques parisiens et franciliens du magazine « Megalopolismag ».

Ce magazine créé et animé par une dizaine de diplômés de l’Ecole de Journalisme de Sciences Po Paris (tout est dit), aura au moins eu une bonne idée depuis sa récente naissance : celle de consacrer un article au Projet Apache ! Cimer les potos : et vas-y que j’te fais un « check » (traduction : se taper deux fois de suite dans la main, façon gangsters US) pour te remercier de ton article qui nous a fait grave kiffer. On vous laisse découvrir cette petite perle ici : megalopolismag.com

Merci donc au jeune journaliste (forcément) prometteur car (évidemment) conformiste qui, pour mieux connaître le Projet Apache, s’est offert l’espace d’un instant le frisson de sa vie pour son enquête de la mort… Une plongée dans le défilé FN du 1er mai, qualifié ici de « manif faf » (terme que l’on retrouve plutôt chez les amateurs de poses antifascistes que dans l’article d’un journaliste sérieux, mais passons …) pour tenter de débusquer un militant identitaire. Au passage, cela n’était pas gagné qu’il en trouve un… mais le reste de l’article a en effet prouvé qu’il n’avait qu’une connaissance parcellaire et particulièrement subjective de la chose.

A cette occasion, il a enfin pu mettre un visage sur les « bêtes immondes », qu’il combattait jusque là à grands coups de discussions enflammées au Café Jade de la Rue de Buci… mais là n’était pas l’essentiel. L’essentiel pour ce jeune homme « épris d’enquête de qualité » (ne riez pas) était d’aller questionner un militant du Projet Apache. Le premier constat est que l’apparente « agressivité ironique » du ton de son écrit dénote avec celui, plutôt timide et cordial, de l’entretien de visu avec le militant, vêtu pour l’occasion (détail important) d’un archéofuturiste « gilet à capuche ». C’est le métier qui rentre : plus facile de se défouler derrière son ordinateur qu’en face à face ?

Quant au contenu de l’article en question, nous dirons qu’il est plus partisan que méchant.

Si l’on notera que Megalopolismag apprécie visiblement le graphisme et l’esthétique de nos productions, les journalistes en herbe semblent en revanche regretter nos activités culturelles (peut-être pensent-ils en détenir le monopole ?) ainsi que notre look vestimentaire et comportemental « passe-partout » (ce qui signifie donc que nous sommes d’authentiques « fils à papa », pas comme à « Sciences Po » que chacun sait peuplé de fils de prolétaire). Des activités et profils il est vrai décevants pour qui s’évertue à nous faire passer pour des tarés d’extrême-droite. La critique la plus drôle reste celle de l’inaction. A les entendre, nous devrions plus nous montrer, et aller « differ » à des endroits chauds, hostiles. Ils veulent de la baston, de l’action, du fait divers à la sortie des facultés, façon années 60. Et si nous venions à organiser de telles manifestations – soit-dit en passant absolument inutiles et contreproductives – gageons que les mêmes individus seraient les premiers à hurler au retour des « fachos à la sortie des facs », voire à porter plainte à la première claque ou à la première paire de lunettes carrées qui vole…

Et « Megalopolismag » qu’est-ce que c’est au juste ?

On y découvre une initiative… « communautaire » (dixit le « qui sommes-nous ? ») fondée autour de la croyance en l’émergence du « Grand Paris ». Vague projet.

Et surtout on subit un contenu bien représentatif de cette génération de victimes dépressives et fragiles, qui oscillent politiquement entre le PS, le MODEM et les mouvements pseudo-écolos… que du rebelle. Des citadins gentils et doux rêveurs qui veulent faire de l’enraciné sur du déraciné, et se voilent la face devant la violence et la barbarie, faisant mine de penser que la métropole tentaculaire et cosmopolite d’Ile de France peut encore être le théâtre d’une vie harmonieuse et paisible. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil – à part bien évidemment ces ennemis faciles que constituent des « fachos » fantasmés et les « fils à papa » de l’ouest parisien, leurs équivalents de « droite ».

Des pseudos « cools » anti-beaufs (comprendre anti-français) qui n’aiment le peuple que lorsqu’il est coloré, et qui ne se permettent d’être arrogants et insultants que face à d’autres jeunes blancs. Amateurs de kebabs et de 8-6°, de tags, de football depuis 1998 (avant, c’était un sport « de beaufs », aujourd’hui il semble même complètement tendance de se dire supporter du Red Star…), lecteurs de So Foot et de Tecknikart, constamment à la recherche d’un « underground » urbain et romantique, ils ont le mérite via leur blog et futur journal de cristalliser toute cette intelligentsia de gauche citadine bien pensante, trouvant son équivalent dans les villes « artis » que sont devenues Berlin et le East London.

Ce qu’ils détestent le plus au monde : se prendre des claques par la racaille, devoir baisser les yeux devant ceux avec lesquels ils rêveraient d’un peu de complicité. Et pire encore, effrayés par la dureté du monde dans lequel ils évoluent, ils détestent que cela finisse par se savoir. Ils haïssent tous ceux qui pointent du doigt les vrais problèmes d’un Monde Moderne qu’ils font mine d’apprécier. Alors imaginez leur cauchemar devant une vidéo montrant un des leurs (jeune étudiant à Sciences Po.) se faire violenter et insulter sur fonds de racisme anti-blanc dans un bus RATP devant la France entière ! A Sochaux il y a l’usine Peugeot, à Paris on a l’usine à bobos.

Et on l’appelle « Science Po ». De cette vérité l’on pourrait presque faire une chanson, d’un modeste article nous nous contentons.

Mais nous ne sommes ni rancuniers, ni sectaires. En commençant par ne pas vouloir aux autres ce dont nous pouvons souffrir aujourd’hui : sincèrement, nous leur souhaitons bon vent et liberté d’expression.

Enfin, comme déjà dit sur ce blog et aux personnes que nous rencontrons, nous savons tendre la main à ces jeunes qui peuvent changer, qui peuvent basculer dans l’action et le réalisme, quittant leurs lubies et paradis artificiels, pour adhérer aux vertus éternelles de l’Autre Jeunesse.

Source: voxfnredekker

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