Francaisdefrance's Blog

16/01/2010

Propaganda islamika.

Filed under: Burqa,intégrisme,islam,islamisation,musulmans,Voile — francaisdefrance @ 22:55
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« Porter le voile, c’est un bonheur »

Et on ne risque pas d’attraper le SIDA…

FDF

15/01/2010

La chaîne musulmane OummaTV a mis en ligne vendredi une série d’entretiens avec des femmes portant le niqab. Elles affirment « être heureuses et plus libres » avec. Ben oui, c’est évident, elles n’ont pas intérêt à dire autre-chose…

FDF

Selon l'une des témoins, le voile est "un choix personnel pour 95% des femmes qui le portent."

Selon l’une des témoins, le voile est « un choix personnel pour 95% des femmes qui le portent. »

La vidéo va faire polémique. Cette fois, la parole n’est pas donnée aux détracteurs du port du niqab, mais aux femmes musulmanes qui le portent par choix.

Réalisée par Agnès de Féo, en collaboration avec Raphaël Liogier, directeur de l’Observatoire du Religieux et professeur à l’institut d’études politiques d’Aix en Provence, cette série d’entretiens montre la détermination de quelques femmes voilées à défendre le niqab. Voici la vidéo:

« Je ne me suis jamais sentie aussi libre »

Interrogées sur la proposition de loi d’interdire le port de la burqa en France, elles répondent: « Le voile est un choix personnel pour 95% des femmes qui le portent. Si la loi passe, je ne l’enlèverai pas. »

Elles interpellent directement les acteurs qui se trouvent au coeur du débat: « Je voudrais dire à Fadela Amara, comme à beaucoup d’autres qui disent que les femmes qui portent le voile sont en prison, qu’au contraire, je ne me suis jamais sentie aussi libre. »

Les prises de paroles sont ponctuées par l’intervention de Raphaël Liogier. De ces témoignages, il tire une conclusion aux antipodes des discours habituels: « lorsqu’on les interroge, on se rend compte que ces femmes savent ce qu’elles font et ce qu’elles veulent. Ce qui pose problème, c’est que le port voile est volontaire, et cela révèle un engagement contraire aux tenants de la laïcité. »

D’après un billet de lexpress.fr

Islamisation, soumission: nous sommes au pied du mur !!!


Piqûre de rappel…

Cela devient inquiétant …
Edifiant, mais inquiétant !!
Ce qui arrive en France, se passe également en Belgique et dans
toute l’Europe !!!

– Saviez-vous que
de jeunes musulmanes réclament d’être exemptées des
cours de sport et de biologie, sans être pénalisées pour
leur examen ?
(Source : Nouvel Observateur)
– Saviez-vous que
les musulmanes exigent et obtiennent de nos élus
locaux des horaires qui leur sont exclusivement réservés
dans nos piscines municipales?

(Source : Revue politique)
– Saviez-vous que
des étudiantes musulmanes, lors de leur examen,
exigent et obtiennent d’être accompagnées de leur mari
et d’être jugées par une femme ?

(Source : Nouvel Observateur)
– Saviez-vous qu
une association musulmane (‘Unir’ à l’Université Paris
XIII) remet en cause le droit d’un professeur de culture
occidentale de juger le travail d’un étudiant musulman ?
(Source l’Express)

– Saviez-vous que
des musulmans réclament et obtiennent la suppression
– Saviez-vous que
des étudiants musulmans, prenant comme excuse la loi
de la laïcité, réclament et obtiennent le retrait des
sapins de Noël, dans différents établissements
(Source: Le Parisien)
– Saviez-vous que
des musulmans réclament et obtiennent l’interdiction
de la viande non hallal dans les écoles françaises où
ils sont majoritaires ?
– Saviez-vous que
dans l’administration, des musulmans réclament des
jours de congés supplémentaires pour leurs fêtes
islamiques ?
– Saviez-vous que
des musulmans réclament des salles de prières dans nos
collèges, nos lycées et nos universités ?

– Saviez-vous que
des musulmans demandent aux écoles, universités et
lieux de travail des horaires aménagés pour leurs cinq
prières quotidiennes ?
– Saviez-vous que
des musulmans réclament une révision de nos livres
d’histoire pour y intégrer l’histoire de leur pays et de
leur religion ?
(Source : Nouvel Observateur)
– Saviez-vous que
dans nos manuels scolaires, vont être supprimés toutes
références à Charles Martelou autres Jeanne d’Arc, afin
de ne pas froisser les français musulmans ?

– Saviez-vous que
des musulmanes exigent de pouvoir pratiquer des
métiers publics (administration, hôpitaux, écoles,
Justice) avec un tchador ?
– Saviez-vous que
des musulmanes voilées et étudiantes en médecine
exigent de NE soigner que des femmes
(Source : Le Monde, Le Figaro)
– Saviez-vous que
Des médecins se sont faits tabasser pour avoir soigné
des femmes sans Le consentement de leurs maris musulmans ?
(Source : Le Monde, Le Figaro)
– Saviez-vous que
sur bon nombre de collèges français à majorité
afro-maghrébine, on trouve les inscriptions « Morts aux
Juifs », « Mort aux chrétiens » ou « Vive Ben Laden » ?

– Saviez-vous que
lors des manifestations contre la guerre en Irak,
certains « pacifistes » musulmans exhibaient des
portraits de Ben Laden ou de Saddam ?
(Source : Les 4 vérités)
– Saviez-vous que
le sauvageon nommé Djamel qui a brûlé vive la jeune
fille, Sohane, s’est vu acclamé dans sa cité du Val de
Marne lors de sa venue à la reconstitution Des faits ?
(Source : JT de France 2)
– Saviez-vous que
les jeunes noirs et musulmans ayant brûlé vif un
vigile de race blanche d’un supermarché à Nantes (en
2002) n’éprouvent aucun remord et sont fiers d’eux ?

(Source : Témoignage de l’avocat)

– Saviez-vous qu
un manuel de bonne conduite « Le licite et l’illicite
en Islam », vendu en France depuis 10 ans, explique
comment un bon musulman doit frapper sa femme : « avec
la main », « sans fouet »
ni « morceau de bois », et en épargnant le visage  ?
(Source : l’Express)
– Saviez-vous que
des milices islamiques patrouillent dans les rues
d’Anvers et d’ailleurs pour ‘surveiller les mauvais
flics blancs racistes’ et appliquer leur propre loi ?

(Source : Libération)
– Saviez-vous que
des nouvelles lois vont obliger la police, l’armée et
la fonction publique en générale à embaucher en priorité
des « jeunes » issus de l’immigration et que 35
entreprises dont France Télévision, Peugeot ou encore le
groupe alimentaire Casino ont signé un contrat de
préférence étrangère pour l’ embauche de leur personnel ?
(Source : gouvernementale et syndicale).
– Saviez-vous que
dans des lycées, des musulmanes enfilent leur manteau
avant d’aller au tableau afin de n’éveiller aucune
convoitise, que dans des écoles primaires des pères
musulmans refusent que leurs fillettes soient laissées
dans la classe d’un instituteur remplaçant
l’institutrice, qu’une école a dû organiser un sas, sans
fenêtres, pour reconnaître les mères, voilées de la tête
au pied, avant de leur rendre leurs enfants ?
Source : Le Monde 09/07/04)
– Saviez-vous que
dans des écoles primaires, Des élèves sont allés
jusqu’à instituer l’ usage séparé des deux robinets des
toilettes, l’un réservé aux « musulmans », l’autre aux «
autres » ou qu’un responsable local du culte musulman a
demandé de prévoir des vestiaires séparés dans les
salles de sport, car, selon lui, « un circoncis NE peut
se déshabiller à côté d’ un impur » ?
(Source : Le Monde 09/07/04)


A faire suivre, sans modération, car nous sommes en train de nous
faire islamiser par petites touches, lentement mais sûrement (c’est une
question de temps disent-ils !)


Merci à JJ pour la photo…

FDF

Loi sur la burqa. Nora Berra prêche pour sa « paroisse » ?

Nora Berra, secrétaire d’Etat chargée des Aînés, est hostile à une loi sur la burqa.


La secrétaire d’Etat chargée des Aînés, Nora Berra, qui a quitté, le 22 décembre, une séance du groupe UMP à l’Assemblée à la suite de propos tenus par l’ancien ministre Pascal Clément sur les minarets, est opposée à une loi interdisant la burqa. « Cela n’empêchera rien, confie-t-elle. On se trompe de débat. Car, si nous légiférons, nous déplacerons le problème, nous ne le résoudrons pas. »

Fanatisme…

Quoique, vu sous cet angle là…

Les plus hautes autorités religieuses de l’islam ont beau rappeler que le Coran ne fait nulle obligation aux femmes de se déguiser en sacs de pommes de terre ou de se convertir en prisons ambulantes, la Turquie, la Tunisie, l’Égypte musulmanes peuvent bien lutter contre ce péril noir, notre République laïque semble aussi désemparée face à l’import et au port de la burqa par quelques centaines de provocatrices qu’une poule devant un couteau, suisse ou non !

J’entendais l’autre jour sur je ne sais plus quelle radio une « féministe », ou qui se disait telle, clamer qu’une éventuelle mise hors la loi du voile intégral et intégriste serait une atteinte à la liberté des femmes. Faut-il rappeler que ce déguisement de carnaval funèbre, contraire à nos valeurs, incompatible avec nos mœurs, symbole de la haine et de la honte de soi, insulte à la dignité de celles qui le portent, fût-ce volontairement, refus du vivre ensemble qui constitue une société, déclaration implicite d’hostilité, voire de guerre, à notre civilisation est tout simplement indécent et, comme tel, tombe sous le coup des lois existantes sans qu’il faille se creuser la tête pour inventer des textes et des justifications à son interdiction ?

Celles qui l’arborent seraient bien inspirées de demander à l’Afghanistan ou à l’Arabie saoudite, l’asile fanatique auquel elles ont droit… Burquettes: go home !!!

Le virus islamiste.

S’il est, malgré ses échecs avérés, une victoire de l’islam terroriste, c’est d’inspirer toujours une peur entêtante.


Les grands attentats infligés à l’Occident décroissent et s’oublient. Mais le fondamentalisme coranique a d’autres cordes à son arc, et non des moindres. Au Proche-Orient, il infecte le conflit israélo-palestinien ; il excite l’agressivité de la théocratie iranienne ; il exporte le brasier afghan au Pakistan et dans toute la Corne de l’Afrique. Al-Qaeda décline, mais ses filiales prospèrent.

Sa guerre fait feu de tout bois. Elle plante la bannière coranique sur des ressentiments nationalistes comme sur des violences tribales, chez des gueux comme chez des tyrans. Elle offre un balai divin à toutes les sorcières du sabbat proche-oriental. Son unique fédérateur, c’est un dogme simpliste que récusent les autorités théologiques de l’islam. Sa haine médiévale emprunte mille sentiers divers mais assiège de partout la même citadelle : l’Occident et ses démocraties exécrées, leur organisation libertaire, leur dérive humaine hors de la voie de Dieu.

Est-ce une guerre de religion ? Oui, car l’invocation divine inspire prêches, meurtres et martyrs. Non, parce que l’immense religion d’islam et son milliard de fidèles ne rallient pas son fanatisme. L’islamisme, en somme, est un virus à la propagation énigmatique. Le trop faible islam réformateur n’a pas trouvé son vaccin.

Il aura suffi d’un attentat manqué dans le ciel américain de Detroit, d’une agression ratée contre un caricaturiste danois de Mahomet pour rappeler que le virus oublié chemine toujours.

Obama aura donc mis dans sa poche son rameau d’olivier et affiché une posture martiale. C’est qu’en vérité il constate surtout que le conflit taliban s’enkyste en Afghanistan et s’établit au Pakistan. L’argent du pavot, la corruption endémique, le nationalisme pachtoun et une aversion accrue contre l’occupant inspirent, aux Etats-Unis comme à l’Europe, des pronostics de plus en plus pessimistes. Les contributeurs de l’Otan (qui représentent pourtant 800 millions d’Occidentaux) ne rêvent que de rapatrier leurs modiques contingents de soldats, volontaires et professionnels. Leurs opinions redoutent l’engrenage d’un conflit sans issue. Son extension au Yémen et en Somalie ne fait qu’étendre le bourbier.

Les experts relèvent aussi qu’en Afrique les islamistes se font plus agressifs. Ils infiltrent le Sud algérien salafiste, le géant nigérian où douze Etats du Nord ont réintroduit la charia, mais aussi la Mauritanie, le nord du Niger et le nord du Mali. Les agressions récurrentes des coptes en Egypte et de chrétiens en Palestine, en Irak, comme les avanies récentes faites aux chrétiens de Malaisie suggèrent que le virus se mondialise.

Résumons ! Sur le triple front proche-oriental, le Pakistan devient le maillon le plus critique du dispositif occidental. Le conflit israélo-palestinien est, lui, enlisé. Quant à l’Iran, il figure l’inconnue déterminante des prochains mois.

L’illusion bushiste de voir, après la guerre en Irak, la démocratie essaimée dans un grand Moyen-Orient a fait long feu. Bagdad émerge certes de ses décombres. Mais, loin de restaurer une laïcité bassiste et anti-islamiste, l’Irak devient, avec sa majorité chiite, une carte maîtresse dans le jeu des mollahs, qui s’ajoute à celle du Hezbollah libanais. Ces atouts croissants de l’Iran, Washington les a longtemps ménagés dans l’espoir d’une évolution modérée du régime. Mais le clan d’Ahmadinejad, secoué par la fronde populaire et l’hostilité des « modérés », se raidit et brandit comme jamais sa prétention nucléaire. Celle-ci impatiente dangereusement Israël et braque tout autant les pouvoirs sunnites de l’Arabie saoudite et des émirats pétroliers. Si bien que le conflit qui s’exacerbe entre chiites et sunnites, s’il divise l’islam et ses franges missionnaires, entrave aussi la manoeuvre occidentale, empêtrée dans un écheveau de cordons explosifs.

L’Occident reste, en fait, profondément désorienté par une adversité où la distinction de l’état de guerre et de l’état de paix n’est plus pertinente. Cette adversité insaisissable a déjà dévalué le processus de paix entre Israël et la Palestine. On voit s’établir en Europe, et dans le pacifisme affiché d’Obama, une culture de résignation ou d’accommodement vis-à-vis d’un terrorisme islamiste que l’on présente à tort comme dicté par le désespoir ou la misère. Le logiciel occidental reste aveugle sur une mystique qui chavire des illettrés du Yémen ou des ingénieurs de Stanford. La vaine tentation gagne quelques Etats d’obtenir par complaisance la sanctuarisation de leur territoire : tel fut le cas du « Londonistan » britannique avant que Londres, à son tour agressée, ne se découvre flouée. Au total, la rumination de la mauvaise conscience occidentale affaiblit les résolutions nécessaires. « N’est-il pas honteux,que le fanatisme ait tant de zèle et que notre sagesse n’en ait point ? » demandait Voltaire.


Vu sur: lepoint.fr

Clotilde Reiss bientôt fixée sur son sort. Ca dépend du chèque…

Que l’on envoie Kouchner avec la rançon demandée par les Iraniens et l’affaire sera classée. On a l’habitude et là, ça traîne en longueur. C’est comme l’affaire des deux nanas de Besançon (Doubs) qui se sont fait piquer avec de la cocaïne… Les Français ont payé, Joyandet s »est auto-proclamé grand sauveteur des causes perdues, l’UMP a récupéré un peu de voix pour les Régionales et c’est réglé. Au fait, on n’en parle plus de cette mystérieuse affaire??? Sombre affaire… Beaucoup de gens s’interrogent… Ils ont raison.

FDF

le 16.01.10
Clotilde Reiss témoigne devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran le 8 août 2009
Clotilde Reiss. Remarquez qu’on l’oblige à porter le voile! Si ce n’est pas de la provoc, ça…

IRAN – La jeune Française a comparu de nouveau devant le tribunal, en principe pour la dernière fois…

Est-ce bientôt la fin d’un marathon judiciaire et diplomatique pour Clotilde Reiss? La jeune Française de 24 ans, arrêtée pour avoir participé à des manifestations anti-gouvernementales en juin dernier en Iran, a de nouveau comparu devant la justice iranienne, samedi. Il s’agit en principe de sa dernière audition.

Clotilde Reiss est accusée d’atteinte à la sécurité de l’Etat. Elle est en liberté sous caution à l’ambassade de France depuis l’été dernier. Samedi matin, elle s’est présentée samedi matin devant le juge du Tribunal révolutionnaire de Téhéran chargé de l’affaire pour une troisième audience à huis clos, en présence de son avocat et du procureur. Son conseil s’est d’ailleurs dit «très confiant» sur le fait qu’elle serait acquittée.

«Décision finale»

Cette audience devrait être la dernière, selon son avocat, Me Mohammad-Ali Mahdavi Sabet. Le procureur de Téhéran, Abbas Jafari Dolatabadi, a confirmé la semaine dernière que le tribunal rendrait sa «décision finale» après l’audience de samedi. Dans ce genre d’affaires, la justice doit en principe rendre son verdict dans un délai de huit jours après la fin de la procédure, selon l’avocat.

La France, qui a toujours dit que Clotilde Reiss était innocente des faits qui lui sont reprochés, a réaffirmé vendredi qu’elle espérait l’acquittement.

Clotilde Reiss, lectrice à l’université d’Ispahan (centre), est accusée d’avoir rassemblé des informations et des photos qu’elle aurait transmises à l’attaché scientifique de l’ambassade de France, lors de manifestations dans cette ville les 15 et 17 juin.

D’après une « intox » de 20minutes.fr

Que se passe-t-il à la Mosquée de Paris ?

Monday, January 04, 2010


Le règne de Dalil Boubekeur à la mosquée de Paris


Sens des soutiens apportés au nom de l’Algérie à un recteur pro-israélien


Pour Tedjini Haddam, Dalil Boubakeur devait assurer un bref intérim et se retirer pour lui laisser son fauteuil de recteur au plus tard à la fin du mandat du HCE. Mais le soutien inconditionnel que lui a apporté Pasqua un an plus tard a amené le nouveau recteur à refuser d’être un simple intérimaire. Il s’est mis à concevoir son rôle comme une « mission » n’admettant aucune limitation de durée, un peu à la manière de celle du Pape.

Mais, « li koulli adjalin kitab ». Quelles que soient les prolongations que Dalil Boubakeur pourra obtenir par les manoeuvres apprises aux côtés de son père, l’heure des bilans a sonné pour celui qui aura tiré le maximum de profit de la crise des années 90 en Algérie, et bénéficié d’une exceptionnelle bienveillance médiatique. Il s’agit ici de l’esquisse d’un bilan soulignant les aspects problématiques d’un règne de plus dix sept ans et demi. La confusion qui aura marquée ce règne résulte du brouillage entretenu par des méthodes de communication qui ont mis en échec l’information impartiale.

La nomination de Dalil Boubekeur à la tête de la mosquée de Paris a pu se faire en avril 1992 sur une simple consigne donnée aux membres de la Société des Habous de l’élire président. Cette désignation visait à mettre fin aux vives polémiques provoquées par la prétention de Tedjini Haddam de cumuler sa fonction de recteur avec sa nouvelle qualité de membre du HCE.

Mais pour le nouveau recteur, c’était le début d’une série de difficultés qui donneront l’occasion de mieux cerner le personnage. Il a certes un côté débonnaire mais aussi des aspects énigmatiques, correspondant à un type de relations avec le père et, surtout, à l’opacité qui caractérise le fonctionnement de la mosquée de Paris depuis sa création. Dès l’inauguration de cette prestigieuse et paralysée institution, l’administration était représentée par un officier de liaison issu du renseignement militaire. Quand H. Boubekeur a changé ses statuts en 1958, la mosquée s’est investie dans le renseignement plus que dans l’enseignement. Il avait quelques antécédents avec le SLNA notamment. Ses liens privilégiés avec Abel Thomas (un collaborateur de Bourges-Maunory qui a été l’artisan de la coopération nucléaire franco-israélienne, et favorisa la nomination illégale de Boubakeur à la mosquée) l’ont amené à élargir son horizon en matière de renseignement. Son départ au pèlerinage en juillet 1957 avait une finalité sécuritaire avec le spirituel pour prétexte. Sa fréquentation d’officiers engagés dans le projet de création d’une république saharienne, comme le général Pigeot, lui a rapporté des soutiens occultes qui mirent en échec la nomination à sa place en 1962 par l’Exécutif provisoire du Rocher Noir du bachagha Boutaleb qui s’est fait élire démocratiquement par plus de 90 membres de la véritable Société des Habous. Puis quand le Nassérisme s’est lance dans une « politique musulmane » à l’échelle mondiale, pour faire pièce au « néo-ottomanisme » saoudien, des imams égyptiens étaient détachés par le Conseil islamique mondial que dirigeait le colonel Tewfiq Oweidhate. La promotion fulgurante de cet ancien sous-officier avait eu lieu après la mise au pas d’El Azhar par le « Conseil du Commandement de la Révolution » qui a attribué à la Moukhabarate un droit de regard dans les affaires religieuses. C’est dire la grande importance de la face cachée de la mosquée. Sa véritable histoire ne pourra être écrite avec impartialité qu’après l’accès à plusieurs sources fermées et au prix d’une dissipation du rideau de fumée déployé par les discours servis aux médias et aux politiques par le recteur et son chargé de communication.

Les débuts du nouveau recteur furent difficiles à l’intérieur même de la mosquée. Hamza Boubakeur s’était interrogé à haute voix sur les capacités de son fils et l’ébruitement de ces doutes à été à l’origine d’une durable crise d’autorité avec les anciens collaborateurs de Haddam qui ironisaient sur les lapsus théologiques du nouveau recteur et son arabe approximatif.

A ces difficultés internes est venue s’ajouter une sévère contestation en décembre 1992 de la légitimité religieuse du recteur par le ministre de l’Intérieur Paul Quilès qui lui déniait le droit de parler au nom de l’Islam en France. Ces critiques étaient justifiées par l’étrange rejet par Hamza et Dalil Boubakeur du « plan Dumas » qui proposait l’ouverture à la mosquée d’un « Institut Musulman de France » à condition que cet établissement soit séparé de la « Société des Habous ». Le gouvernement socialiste proposait un financement public de 20 millions par an à cet Institut qui aurait dû faire appel à des spécialistes comme Berque, Arkoun et Guellouz et coopérer avec les universités islamiques d’El Azhar, de la Zitouna et de la Qaraouyine. Alors que le ministère algérien des affaires étrangères et l’ambassade d’Algérie avaient donné leur accord pour ce projet sans précédent depuis le refus par Lyautey de l’Institut de 1920 (au motif que cela risquait d’ « ouvrir l’esprit des jeunes musulmans »(sic)), les Boubakeur ont préféré priver l’Islam en France d’un établissement qui, en rénovant l’enseignement religieux musulman, en formant des cadres religieux et en répondant à l’importante demande de connaissance de l’Islam, aurait servi à éviter la multiplication des psychodrames politico-médiatiques récurrents et prévenir l’investissement du champ religieux musulman par de nouvelles catégories d’acteurs se prêtant aux usages du religieux à d’autres fins. Le nouveau recteur voulait rester seul a la tête d’un « institut » dont le caractère fictif avait justifié l’interruption en 1980, sur proposition de la « Commission nationale des Français musulmans », des financements publics qui lui étaient accordés sans vérification depuis 1958. C’est cette décision qui avait amené Hamza Boubakeur à proposer la gestion de la mosquée au gouvernement marocain. Les autorités marocaines ont signifié qu’elles ne se contenteraient pas de « l’Institut » et ont réclamé la présidence de la Société des Habous. H. Boubakeur s’est alors adressé à l’Algérie qui a pris en charge à partir de 1982 les lourds passifs de la mosquée. L’ancien recteur a obtenu le titre de « conseiller » du ministre algérien des affaires religieuses avec une rémunération mensuelle de 12.000 francs, sans parler de la restitution de ses terres a Ain Salah. Et il n’a cédé la présidence de la Société des Habous au cheikh Abbas qu’en 1987, à la suite d’interminables marchandages et de nombreux chantages. Ayant vécu la suppression des financements publics comme un véritable traumatisme, Hamza Boubakeur voulait voir les budgets proposés par le « plan Dumas » (du nom du ministre des affaires étrangères de F. Mitterrand) affectés a la Société des Habous de manière à réparer l’affront de 1980. Il rédigea un texte de refus du projet que Dalil a adressé au ministère de l’Intérieur en indiquant qu’il était écrit par un « conseiller ». Malgré un texte de soutien signé par d’anciens politiques et élus d’origine algérienne de 1959 dont Mlle Nefissa Sid Cara, surtout motivés par l’hostilité « historique » aux socialistes et peu informés de la réalité des problèmes, le nouveau recteur a mis la mosquée dans un isolement presque total, en veillant à ce que le rejet du « plan Dumas » ne soit pas ébruité. Car les intellectuels qu’il a sollicités par la suite n’auraient pas répondu à ces demandes de collaboration bénévole, comme lorsqu’il s’est avisé de faire rédiger une « Charte ».

Pour sortir de son isolement, Dalil Boubakeur a accepté de participer à la « Coordination Nationale des Français Musulmans » qui regroupait l’UOIF et la FNMF. Le représentant de cette dernière s’est retiré très rapidement en dénonçant le goût très prononcé du nouveau recteur pour le cumul des présidences. On apprendra que la participation de la mosquée à cette « coordination », dont le mobile affiche était « l’unité des musulmans », était en fait liée a la promesse d’une importante subvention saoudienne.

L’arrivée de Pasqua au ministère de l’Intérieur en mars 1993 a été accueillie avec un grand soulagement par Dalil Boubakeur qui se plaignait de P. Quilès, qui avait été son ancien camarade à la section du 13eme arrondissement de Paris du Parti Socialiste. Dalil avait adhéré au PS un peu comme son père avait pris sa carte à la SFIO. Mais le père avait attendu la victoire du Front Populaire pour militer, et le fils est entré au PS pour venger la suppression des subventions ministérielles de 1980 par le gouvernement de Giscard d’Estaing qui promettait de limoger Hamza Boubakeur après l’élection présidentielle de mai 1981.

Avec Pasqua, Dalil se disait « gaulliste »- comme son père avait pris sa carte au MRP pour se rapprocher de Louis Massignon, alors président du jury de l’agrégation d’arabe, dont il sollicitait les faveurs après avoir été battu par Boualem Baki, candidat du MTLD aux élections de l’Assemblée Algérienne d’avril 1948. L’administration aurait sans doute truqué les élections pour permettre à Hamza Boubakeur de siéger à ce mini-parlement, si le candidat avait bénéficié du soutien des Ouled Sidi Cheikh. Mais elle y a renoncé quand son oncle, le bachagha Si Larbi ben Eddine l’a désavoué.

Pasqua qui s’occupait aussi du dossier algérien contre l’avis de Juppé, le ministre des affaires étrangères du gouvernement Balladur- a ravi Dalil quand il a annoncé qu’il ne fera plus appel au CORIF-Conseil de Réflexion sur l’Islam en France- qui avait été créé en 1990 par Pierre Joxe à la suite de la première « affaire Haddam ». Ce Conseil avait médiatisé la contestation radicale par le Bureau central des Cultes du ministère de l’Intérieur de la Société des Habous créée en 1958 par Hamza Boubakeur pour donner un semblant de légalité à sa nomination illégale à la tête de la mosquée en 1957 par Guy Mollet. Dalil Boubakeur avait l’impression qu’avec Pasqua il allait bénéficier d’un soutien de l’administration aussi inconditionnel que celui accordé à son père par la gauche coloniale, puis par Michel Debré.

En effet, le ministre de l’Intérieur du gouvernement Balladur a promulgué un arrêté attribuant le monopole de la perception de la taxe halal à la seule mosquée de Paris. Dans une atmosphère d’euphorie sans précédent, Dalil Boubakeur a confié la perception de la taxe halal (généreusement estimée à 500 millions de francs par an) à une nouvelle recrue issue, comme il se devait, des Ouled Sidi Cheikh. Pour établir de bonnes relations avec le recteur ou pour travailler à la mosquée, l’appartenance, réelle ou supposée, à cette tribu comptait beaucoup plus que les diplômes, l’expérience et la connaissance des questions religieuses. Seuls les soutiens de l’ambassade pouvaient être aussi importants que cette appartenance. Cela était vrai dès l’arrivée de Dalil, qui a commencé par recruter un secrétaire particulier dont le père avait fait partie des GAD (Groupe d’Autodéfense) des Ouled Sidi Cheikh et que Hamza Boubakeur avait réussi à faire venir pendant l’été 1962 pour les loger sous des tentes déployées dans les jardins de la mosquée. Sans avoir été chef de harka lui-même, le recteur espérait bénéficier d’indemnisations comparables à celles accordées à la harka que le Bachagha Boualem a installé dans la région de Nîmes. La gestion opaque des indemnités versées aux harkis des Ouled Sidi Cheikh fait partie de la face cachée de la mosquée et mériterait d’être élucidée le jour où quelque chercheur aura le courage d’opposer à l’information-communication » un discours démystificateur d’historien.

Le népotisme pratiqué par Dalil Boubakeur a amené le controversé directeur d’une radio locale à se trouver une filiation le rattachant aux Ouled Sidi Cheikh. Après avoir perdu ses procès pour le contrôle de cette radio, il cherchait à être pris plus au sérieux par les politiques en leur faisant croire aux bienfaits des campagnes électorales dans les mosquées. Quand J. Chirac a rendu visite à la mosquée en tant que maire de Paris, c’est cet autre « cousin » du recteur qui l’a accueilli en se présentant comme le « chargé de la communication du recteur » ! Tout dernièrement le nom de ce peu piétiste « cousin », devenu entre-temps « sarkozyste » de la 13eme heure, a été cité dans une affaire de commissions occultes versées par une société admise à construire l’autoroute Est-Ouest… Après ces révélations, l’intéressé a mis fin à ces demandes d’être présenté par l’UMP aux élections régionales. Ce cas, parmi d’autres, en dit long sur le sens de « l’ouverture » de la mosquée par D. Boubakeur à toute une catégorie d’activistes, souvent dépourvus de sensibilité religieuse et attirés surtout par la « boulitique » (au sens péjoratif de Malek Bennabi).

D’autres « musulmans laïques » ont cru pouvoir vaincre l’espèce de mépris affiché par les politiques à leur égard en se rapprochant de la mosquée. Pour tenter de remédier à son isolement, Dalil Boubakeur a utilisé cette illusion pour faire croire qu’il était entouré. Ces anciens de France-Plus ou de SOS-Racisme le croyaient en mesure de convaincre les partis politiques de les présenter aux élections en position éligible. Les états-majors de parti furent étonnés par les interventions de la mosquée dans ce sens. Ce sont ces calculs qui furent à l’origine de l’organisation à la mosquée de véritables meetings électoraux en présence de politiques partisans par ailleurs de la « sanctuarisation de l’espace laïque », mais favorable à la politisation des seuls sanctuaires musulmans.

La mise en avant des filiations familiale, tribale et confrérique a été particulièrement encouragée quand, pour combler son sérieux déficit de légitimité, Dalil Boubakeur a renoué avec le maraboutisme, qui était recommandé par les spécialistes des politiques sécuritaires, d’abord en France, puis au Maghreb, comme un moyen de combattre « l’Islam politique ».Il s’est intitulé chef d’une tarîqa française des Ouled Sidi Cheikh et a fait rédiger un acte d’allégeance l’établissant « pole divin » (Qotb rabbani) et « Soleil de la vérité » (chams al haqiqa) ! ! ! Cela pouvait être plus ou moins convaincant pour les lecteurs de cette singulière « Bey’a » qui ne l’avait jamais entendu essayer de parler en arabe classique. Mais pour les petits groupes de fidèles qui se retrouvaient dans « l’après-messe », c’était l’hilarité mêlée à de la tristesse. « Pauvre Islam », soupirait Hamidullah dans de pareilles circonstances.

Ce néo-maraboutisme à forte connotation folklorique n’empêchait pas Dalil Boubakeur de nouer des relations avec le wahhabisme saoudien dont certains théologiens vont jusqu’à excommunier les confréries. Il s’est rendu à la Mecque où les Saoudiens ont chargé le responsable du bureau parisien de la Ligue Islamique Mondiale de l’accompagner dans ses déplacements. L’atmosphère était telle que le recteur lui promit un poste de vice-recteur chargé de « l’Institut » dont l’inauguration médiatisée par Pasqua a longtemps fait illusion chez les chercheurs les plus incrédules. Cette promesse allait de pair avec l’espoir d’obtenir des Saoudiens un financement conséquent et permanent de la mosquée. Dans ses nombreuses rencontres avec les journalistes, D. Boubakeur se referait volontiers au traité de théologie du cheikh Mohamed Ibn Abdelouhab- qui deviendra sa cible privilégiée quand il s’est aperçu que, chez les Saoudiens aussi, « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ». A l’ambassade d’Algérie à Paris, on soupçonnait le recteur de solliciter des subventions de substitution afin de pouvoir rompre avec l’Algérie. Il a aggravé sa situation en déclarant, dans une conférence publique à Nantes, que le GIA lui posait des problèmes comparables à ceux créés en 1957 à son père par…le FLN !

Pour cette bévue, il a eu droit à une volée de bois vert de l’ambassade qui accentua son dirigisme de la mosquée.

En faisant rédiger une « charte du culte musulman » tendant à réduire la totalité des problèmes de l’Islam contemporain à la seule lutte anti-intégriste, Dalil Boubakeur a été intronisé par Pasqua unique représentant de l’Islam en France. Le Conseil Consultatif des Musulmans en France créé en accord avec la « coordination » est devenu « Représentatif » comme par enchantement, juste après la remise de la charte au ministre. Pour avoir contesté cette auto-proclamation encouragé par un ministre interventionniste dans les affaires d’un culte, malgré ses références répétées à la laïcité, le secrétaire général de l’UOIF a été convoque par Pasqua lui-même qui l’a menacé d’expulsion et l’UOIF de dissolution. A la même période, le Monde a publié une lettre du recteur à Pasqua lui demandant l’expulsion d’un imam indocile. On avait affaire à un type de relation entre politique et religion rappelant la période de Guy Mollet : soutien politique inconditionnel à la mosquée en échange de sa participation active aux politiques sécuritaires. Ce zèle rapportait également une recommandation ministérielle du recteur auprès de journalistes comme ceux et celles du Figaro pour qu’ils le présentent comme un « rempart contre l’intégrisme ». L’audience de D. Boubakeur à la place Beauvau était telle qu’un haut fonctionnaire du Bureau central des cultes s’est retrouve affecté aux archives du Conseil d’Etat sur un simple appel téléphonique signalant qu’il avait dénoncé publiquement le caractère fictif de « l’Institut » de la mosquée dont le conseiller aux Cultes de Pasqua disait pourtant, en petit comite, qu’il n’avait « ni programme, ni budget, ni enseignants ». Et quand des étudiants courageux écrivirent au ministre pour lui dire à peu prés ce que son conseiller répétait à ses visiteurs, ils furent convoqués par un service de police !

Pour donner une crédibilité à ces demandes de subventions pour « l’institut », D. Boubakeur a voulu le doter d’un conseil scientifique. Il a demandé à un nombre important d’universitaires d’en faire partie. Mais on a appris beaucoup plus tard, qu’il s’était concerté avec son chargé des « affaires culturelles » (dont il déplore constamment la torpeur) pour lui demander de saboter la réunion de ces spécialistes !

Dans cette folle atmosphère d’euphorie et de faux-semblants, de velléités et de vanités, Boubakeur commençait néanmoins à être contesté par des membres du « Conseil Représentatif » qui lui reprochaient d’accorder beaucoup plus d’importance aux réunions discrètes avec un « groupe des 20 » composé de membres à faible légitimité religieuse, mais devenus des habitués de la mosquée pour participer à la perception de la taxe halal.

Ce sont ces contestataires qui furent aidés par l’entourage du nouveau ministre de l’Intérieur, Jean-Louis Debré, à créer en 1996, un éphémère «Haut Conseil des Musulmans en France » qui déniait à D. Boubakeur le droit de représenter l’Islam en France. C’était une manière de rassurer le gouvernement marocain qui multipliait les protestations contre le favoritisme de Pasqua. Debré a également mis fin au monopole de la mosquée dans le prélèvement de la taxe halal. Dès le changement de majorité en mai 1997, Dalil Boubakeur s’est empressé de critiquer, dans le Figaro, J. L. Debré, en lui reprochant notamment de n’avoir pas expulsé suffisamment d’imams ! L’échec patent du prélèvement de la taxe halal et la dévaluation du dinar (le budget de la mosquée ne bénéficiant pas alors des mêmes actualisations que celles accordées aux représentations diplomatiques) ont mis la mosquée dans une situation financière très délicate. Pour tenter d’y remédier, l’ambassade a favorisé le recrutement de Mahdjoub Bentebria dont les velléités d’assainissement passaient par un plan de licenciement supplémentaire se terminant par de lourdes condamnations devant les Prud’hommes. La grande mosquée a dû obliger les petites salles de prière ayant un imam algérien à faire des collectes pour payer les indemnités de licenciement et les amendes. Alors que, logiquement, on s’attendait à voir les grandes mosquées venir en aide aux petites… Ce n’est pas la moindre des particularités de la gestion de la mosquée par Boubakeur.

La tentative d’assainissement a tourné court quand M. Bentebria a été victime, au printemps 1998, d’une agression sauvage qui faillit mettre fin à ses jours et lui couta son emploi, perte tempérée par le versement d’importantes indemnités grâce à des rallonges consenties généreusement par l’Algérie quand le pétrole est cher. Jusqu’à aujourd’hui on ne sait rien sur l’identité des agresseurs, ni celle des commanditaires, malgré l’intervention personnelle du ministre de l’Intérieur de la gauche plurielle, Jean-Pierre Chevènement, pour que l’enquête établisse la vérité.

Pendant les deux premières années qui suivirent son arrivée à la place Beauvau, en mai 1997, Chevènement n’a eu aucun contact avec la mosquée de Paris. Son proche collaborateur Didier Motchane a eu connaissance du dossier de l’Islam après des entretiens avec des personnalités comme l’ancien secrétaire d’Etat Abdelkader Barakrok et le préfet Ourabah qui, en instruisant au Conseil d’Etat en 1963 la plainte d’Ahmed Benghabrit contre la nomination illégale de Hamza Boubakeur, s’est aperçu qu’Abel Thomas et Robert Lacoste s’étaient trompés en croyant les pouvoirs spéciaux votés en mars 1956 sur l’Algérie applicables à l’Islam en France.

Le ministère se proposait alors d’apporter des réponses aux problèmes de l’enseignement et du financement de l’Islam, à la crise de l’émission islamique de France 2, et à la nomination des aumôniers, avant de s’occuper de créer une instance représentative. Dalil Boubakeur multipliait les déclarations dans lesquelles il se plaignait de ne pas être reçu à l’Elysée avec les autres responsables religieux pour la présentation des vœux du nouvel an, et renouvelait les invitations à visiter la mosquée adressées à Chevènement qu’il comparait à Lyautey et à…Pasqua. Mais ces appels restaient sans échos. Au cabinet du ministre, il a été question de proposer le remplacement de Dalil par Soheib Bencheikh, le « mufti » de Marseille dont le versement du traitement a été interrompu par la mosquée de Paris. Il lui était reproché d’avoir écrit un livre qui lui valut plusieurs passages à la télévision. Le recteur ne souffrait aucune concurrence dans sa course pour l’occupation du créneau « Islam » à la télévision. Quand il s’est mis à signer des livres, il a trouvé le moyen d’affirmer avec une singulière audace, digne des historiens révisionnistes de l’Algérie, genre Daniel Lefeuvre, que le sentiment national algérien n’a existé qu’après l’arraisonnement de l’avion de Ben Bella, qu’il situe en 1955 ! Et aucun des protecteurs algériens du recteur, qui l’assurent de leur « soutien indéfectible » à chacune de ses débâcles électorales, ne semble s’être donné la peine de l’interroger sur des affirmations aussi péremptoires.

Quand Chevènement a présenté le projet d’ « Ecole des Hautes Etudes Islamiques » (qui devait être détournée de sa finalité initiale par l’entourage de Jospin), Dalil Boubakeur a écrit au Bureau central des Cultes pour rappeler que, canoniquement, l’enseignement de l’Islam devrait être confié a la mosquée, en affectant d’oublier l’incroyable refus du « plan Dumas » proposant un important budget public pour « l’Institut Musulman de France ».

C’est quand la gauche plurielle mit en échec les projets de Chevènement sur l’Islam qu’un de ses conseillers lui a recommandé « l’Istichara » destinée à créer un Conseil chargé du culte musulman. D. Boubakeur était hostile à l’idée et le manifesta lors d’une couteuse réunion financée par l’ambassade et organisée le 15 avril 2000 à la Mutualité.

Le 11 septembre 2001 lui a fourni l’occasion de dénoncer la participation des « fondamentalistes » (c’est-a-dire l’UOIF) aux élections de ce conseil. Ses réquisitoires étaient publiés dans une feuille dont s’occupait un « charge de la communication » recruté par la mosquée à la demande de l’ambassade. La mosquée de Paris est la seule à salarier un tel préposé à la communication. Cela en dit long sur la grande importance qu’accorde le recteur à son image médiatique qui a dissimulé pendant longtemps la faible influence de la mosquée et la criante insuffisance de ses activités éducatives et culturelles.

Boubakeur était hostile à toute idée d’élection des représentants de l’Islam, parce qu’il était convaincu à l’avance du faible score de la mosquée, et il voulait faire revenir le ministère à la solution Pasqua en se proclamant chef de file d’un « Islam tolérant », « modéré », « moderne », « du milieu », que la laïcité devrait préférer aux « fondamentalistes », sans recourir aux élections. Il finira par accepter du bout des lèvres l’organisation des élections, mais au prix de nombreuses faveurs consenties par le ministère a son entourage et, surtout, en échange de la promesse de le coopter président du Conseil Français du Culte Musulman, quels que soient les résultats des élections. La promesse de cooptation était faite également aux vice-présidents M. Bechari et F. Alaoui, qui sont en rivalité permanente pour avoir les faveurs de l’administration laïque, du Makhzen marocain et de certaines pétromonarchies. Mais ils avaient été d’accord une seule fois, pour manifester leur hostilité au projet d’Ecole des Hautes Etudes Islamiques que Boubakeur avait également dénoncé de son cote.

L’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur en 2002 a accéléré le processus de création du CFCM que Chevènement était sur le point de faire aboutir quand il a quitté le gouvernement Jospin en septembre 2001. Le nouveau ministre ne tient pas compte des temporisations de Boubakeur, ni de ses attaques contre l’UOIF. Celles-ci est réhabilitée par le ministre lui-même qui introduit une nette distinction entre « orthodoxie » et « fondamentalisme ». Le cabinet du ministre a dû faire signer au recteur un texte dans lequel il s’est engagé à ne plus attaquer l’UOIF publiquement. Et les élections du CFCM et des CRCM, qui ont pu avoir lieu contre son gré, ont confirmé le faible score des listes de la mosquée de Paris. Les chroniqueurs religieux qui croyaient aux informations publiées par le charge de la communication dans la feuille de la mosquée (qui a cessé de paraître depuis) se sont interroges sur l’historicité des centaines de salles de prière que la grande mosquée de Paris était censée « fédérer ».

Même après sa cooptation à la tête du CFCM, et sans doute par nostalgie de l’ère Pasqua, Boubakeur continuait de manifester sa mauvaise humeur à chaque désaccord, comme lorsqu’il a adressé de Suisse à l’AFP un communiqué annonçant sa démission. Mais le jour même l’AFP recevait un démenti par un fax envoyé de la mosquée ! Interrogé par des journalistes sur ce mystère, un membre influent de la Société des Habous a expliqué finement que « le fax est parti tout seul » ! Ce protégé de l’Intérieur obéissait en fait au cabinet du ministre qui projetait de le nommer recteur à la place de D. Boubakeur qui était invité à s’occuper à plein-temps du CFCM. A partir de cet épisode, Boubakeur s’est mis sous l’aile protectrice des Chiraquiens, en cherchant à bénéficier au maximum de la détérioration de leurs relations avec les Sarkozystes. C’est ce qui lui valut d’être nommé président de la « Fondation des Oeuvres de l’Islam » que le nouveau ministre de l’Intérieur du gouvernement Raffarin, Dominique de Villepin, tenait à créer, sans doute en réponse aux propositions de financement public des mosquées que faisait Nicolas Sarkozy à partir du ministère des finances d’où il cherchait à amadouer les plus crédules parmi les électeurs musulmans dans le cadre de sa permanente campagne présidentielle. Cette présidence-une de plus- demeure purement honorifique, car l’UOIF, qui était hostile à la création d’une caisse risquant de la priver des dons en provenance des pétromonarchies, s’est investie dans la mise en place en France d’une organisation des Waqfs jugée plus sûre par les pieux donateurs. Et le président de la FNMF s’est employé à dissuader les donateurs potentiels invités par D. de Villepin à verser leurs dons à la Fondation. Ce « représentant » coopté que l’Istichara a sorti de l’anonymat pour le propulser sur les scène marocaine, avant de se tourner vers le Qatar (dont il faudra bien un jour élucider les rôles) et la Lybie (qui préfère aider des personnes plutôt que des institutions) quand son propre gouvernement a obtenu son éviction du CFCM, a convaincu certains de ses protecteurs de destiner leurs dons directement à un « institut » qu’il a du mal à faire fonctionner à Lille, et qui a tout l’air d’être aussi fictif que celui de Hamza Boubakeur. Ce cas montre que les Boubakeur constituent encore un modèle pour ceux qui cherchent à obtenir des avantages au nom de la religion.

L’Algérie a proposé en 2004 le remplacement de Dalil Boubakeur à la mosquée. Mais le gouvernement français a demandé son maintien jusqu’aux élections du deuxième CFCM en avril 2005, date de sa cooptation à nouveau, malgré des scores toujours aussi faibles des listes de la mosquée. Il semblerait que le report de son remplacement ait été obtenu après l’intervention de dignitaires des autres religions.

Pour tenter d’améliorer l’audience de la mosquée, l’entourage de D. Boubakeur a monté une couteuse opération de mise en place de la « Fédération de la Mosquée de Paris » en vue des élections de 2008. Mais constatant l’échec de cette tentative, la mosquée de Paris a lancé une campagne de contestation du mode de scrutin, mais en vain. C’est alors que D. Boubakeur a décidé de ne plus participer aux élections du CFCM, semant le trouble dans les rangs de ce qu’il est convenu d’appeler « l’Islam algérien » en France. Mais la plupart des salles de prière rattachées à la mosquée de Paris n’ont pas suivi ses consignes de boycottage.

Tout en cherchant à conserver certains avantages comme la nomination de délégués de sa « Fédération » au poste d’aumônier militaire, ou le contrôle de la commission du pèlerinage du CFCM, la mosquée de Paris s’est à nouveau repliée dans son pré-carré. Ses relations avec les foyers traditionnels de l’Islam sunnite sont inexistantes. Sa participation aux dialogues interreligieux a beaucoup baissé. Seules les relations avec le CRIF semblent être une priorité, au point que ce conseil à vocation politique est devenu plus qu’un interlocuteur. Le recteur le considère comme un allié privilégié, contre l’avis d’une partie de son entourage.

Malgré cette bunkerisation de la mosquée, ses délégués chercheront à occuper le champ médiatique comme au moment du procès des caricatures danoises où ils furent surpris par le témoignage de N. Sarkozy, alors candidat officiel à l’élection présidentielle, en faveur de Charlie-Hebdo. Boubakeur et l’imam du vendredi avaient déconseillé aux fidèles de participer aux manifestations de protestation en promettant de judiciariser l’affaire, avec l’aval de l’Elysée si l’on en croit certains prêches qui ont exaspéré les fideles détestant l’apologie des gens en place juste avant la prière.

Plus récemment, les stupéfiantes déclarations pro-israéliennes faites par le recteur après la guerre de Gaza lui ont rapporté une large médiatisation, tout en relançant les rumeurs sur sa succession.

Lors de son audition en novembre dernier devant la mission parlementaire sur la burqa, il n’a pas manqué de rappeler ses « déclarations sympathiques pour Israël » et de s’en prendre au préfet de police qui a autorisé les manifestations de protestation à la sortie de la prière du vendredi. Alors qu’il avait tout démenti dans la presse arabophone algérienne, en faisant croire qu’il avait engagé des poursuites contre le journaliste israélien qui l’avait interviewe !

Dernièrement, il a approuvé la compréhension de l’UMP pour la votation suisse contre les minarets. Il a invité les bâtisseurs de mosquées à se passer de minaret, alors que celui de Paris atteint les 32 mètres de hauteur. En septembre, imitant la docilité de son successeur coopté à la tête du CFCM, il avait volé au secours du ministre de l’Intérieur dont les explications au sujet de propos jugés racistes n’avaient pas convaincu.

C’est une constante chez les Boubakeur de soutenir tout pouvoir en place, quel qu’il soit. Mais les dernières déclarations d’approbation semblent destinées à rapporter à D. Boubakeur le soutien des politiques afin de retarder au maximum son remplacement. Selon plusieurs témoignages, son audition sur la burqa lui aurait surtout permis de solliciter l’aide des politiques présents pour qu’ils obtiennent son maintien à la tête de la mosquée pour une durée indéterminée.

Dalil Boubakeur aura été le fidèle exécuteur testamentaire de son père qui avait cherche à utiliser une « légitimité » maraboutique pour pouvoir jouer un rôle politique avec l’appui de l’administration coloniale. Le poids de la mémoire paternelle l’a amené jusqu’à interdire aux imams de la mosquée de participer aux obsèques de toutes les personnalités musulmanes qui avaient été en désaccord avec son père. Ces personnalités, qui étaient beaucoup plus assidues à la prière à la mosquée que Boubakeur, avaient des raisons religieuses et nationales de contester le recteur préféré d’Abel Thomas, car elles étaient au courant d’une partie de ses méthodes : putsch raté de 1949 pour ravir à son oncle le contrôle de la confrérie des Ouled Sidi Cheikh ; singulière proposition de 1953 au Gouvernement Général lui demandant de le payer pour le recrutement de goumiers de la même tribu en prévision de troubles dont il semblait être au courant (c’est un rapport du Service des liaisons Nord-Africaines du colonel Schoen qui mentionne cet étonnant renseignement) ; activités occultes, à partir de 1955, de conseiller sur l’Islam du Bureau d’Action Psychologique de l’Armée qui cherchait à disqualifier le nationalisme avec des arguments religieux ; négociations secrètes avec la wilaya 1 au service du Gouvernement Général pour l’obtention en 1956 d’un cessez-le-feu local afin d’être reconnu « interlocuteur valable » du gouvernement de son « camarade » Guy Mollet ; rapport policier à Abel Thomas quand il s’est rendu à la Mecque en 1957 comme « commissaire du gouvernement » du pèlerinage ; collaboration à la lutte anti-FLN en France, d’où sa citation comme « traitre » dans un rapport daté de 1958 d’Amirouche, qui en tant qu’ancien contrôleur des Oulémas dans la région parisienne, continuait sans doute à être renseigné sur ses agissements (cf. les Mémoires d’Ali Kafi; pour avoir été en mission dans les Aurès fin 1956, Amirouche a dû également être mis au courant de la tentative de Hamza Boubakeur de neutraliser la wilaya 1) ; activisme de 1959-1961 en faveur de la partition de l’Algérie, en vue de prendre la tête d’une République saharienne, avec intimidation de tous ceux qui contrariaient ce dessein ; appartenance à une association des « Invisibles », regroupant les honorables correspondants de services spéciaux, comme l’a commenté El Moudjahid après la révélation de cette étrange information par le Monde en 1970. Ces épisodes parmi tant d’autres confirment que Hamza Boubakeur a toujours accepté le rôle d’auxiliaire des pouvoirs en place dont il escomptait le soutien. Il acceptait la laïcité coloniale qui avilissait la religion en asservissant le clergé officiel après avoir décidé d’exclure l’Islam du champ d’application de la loi de 1905 séparant le politique et le religieux. Dans les années 50, il a écrit un article proclamant l’incompatibilité de l’Islam et de la démocratie. Récemment, dans sa campagne contre le peu de démocratie qui subsiste encore dans l’élection du CFCM, Dalil Boubakeur a paraphrasé cet article de son père en rappelant que « l’égalité algébrique n’est pas l’égalité politique ». En 1965, Hamza Boubakeur a effectué une visite secrète en Israël depuis laquelle il espérait faire bénéficier la Société des Habous, et peut-être les Ouled Cheikh, des éventuelles indemnisations des habous maghrébins de Jérusalem qui, lorsqu’ils furent confisqués en 1948, étaient administrés par des Algériens reconnus français par le statut organique de septembre 1947. Les récentes déclarations pro-israéliennes de Dalil traduisent une constance dans l’attitude vis-à-vis d’Israël et semblent dictées par les mêmes calculs concernant l’indemnisation des biens habous. C’était aussi l’occasion pour lui de se poser en garant de l’ordre public soucieux de prévenir des heurts intercommunautaires qui résulteraient de l’importation du conflit israélo-arabe en France. Cette crainte est régulièrement exprimée depuis 1948. Les risques furent volontairement exagérés en 1990 (guerre contre l’Irak), en 2002 (répression de l’Intifada de Jérusalem) et en janvier 2009 (guerre de Gaza). Mais à chaque fois, les manifestants expriment leur condamnation de l’agressivité israélienne pacifiquement. Ce sont les soutiens inconditionnels d’Israël, qui avaient le monopole des manifestations, qui cherchent à disqualifier les manifestants pro-Palestiniens en les faisant passer pour des casseurs, des violents, des antisémites, des fondamentalistes, des communautaristes, etc… En parlant de « heurts » possibles dans les rues de Paris à cause du Proche-Orient, Dalil Boubakeur apporte de l’eau au moulin de cette propagande et espère bénéficier en contrepartie du soutien de ces organisations. Mais tout le monde sait qu’en raison de ses refus de condamner fermement Israël, D. Boubakeur n’est pas en mesure de se faire écouter par les jeunes pro-Palestiniens qui se laisseraient tenter par le recours à la violence.

La bienveillance du recteur pour Israël lui a valu de participer à une rencontre interreligieuse à Ifrane sans avoir été invité par les organisateurs marocains. Malgré ses campagnes contre « l’Islam marocain », à qui il reproche surtout d’être beaucoup mieux organisé que la bureaucratie de la mosquée, il semble avoir été introduit à Ifrane par une filière passant par Andre Azoulay, le conseiller maroco-franco-israélien du roi.

Pour avoir côtoyé D. Boubakeur, un de ses « cousins » s’inspire de cette tactique d’alliance et semble escompter le soutien des organisations pro-israéliennes à sa candidature pour lui succéder au poste de recteur beaucoup plus que sur celui de ses interlocuteurs en Algérie. Si cette tactique venait à être payante, cela nous ramènerait 60 ans en arrière quand des membres du clergé officiel musulman se faisaient nommer mufti sur recommandation d’un aide de camp ou d’un… évêque.

Pendant dix sept ans et demi, le recteur aura ainsi montré une grande fidélité aux méthodes de son père qui en matière de relation entre le politique et le religieux ignoraient allégrement cette mise en garde de Daniel-Rops : « Une Eglise trop protégée par les pouvoirs est une Eglise qui perd toute autocritique, qui favorise tous les conformismes…qui voit venir à elle tout ce qu’il y a de plus médiocre dans la communauté, tous ceux qui sont du côté du plus fort : c’est une Eglise sclérosée ».

Dalil a essayé d’innover par rapport à son père (qui n’avait pas une relation maladive avec les médias) sur un point : sa course éperdue pour la médiatisation permanente, qui explique la maigreur de son bilan dans le domaine des réalisations éducatives, culturelles et sociales.

Il a été nommé à la tête de la mosquée quand le ministère de l’Intérieur et le CORIF ont exigé un recteur français. Son règne a durée illimitée a créé une situation qui interpelle et la laïcité française et les pouvoirs algériens.

Les hommes politiques français qui soutiennent Dalil ne semblent pas avoir rompu définitivement avec la laïcité coloniale dont les séquelles pèsent encore de tout leur poids pour empêcher l’application du principe d’égalité à l’Islam. Est-ce parce qu’il y a un sérieux déficit d’information sur la mosquée de Paris en particulier et sur l’Islam en France en général, que la classe politique est rarement interpellée au sujet de l’« oubli » de ses injonctions sur la séparation du politique dès qu’il s’agit de soutenir un Islam politique docile et à très faible légitimité religieuse ?

Les soutiens algériens au recteur invoquaient des arguments sécuritaires. Ceux-ci suffisent-ils à faire accepter toutes les dérives que la mosquée a connues depuis l’arrivée de Dalil Boubakeur ? Car le problème du soutien algérien à Dalil Boubakeur se pose de manière récurrente et avec de plus en plus d’acuité depuis la multiplication d’incidents comme la tentative de publication d’un communique dénonçant les déclarations faites en décembre 2007 par le ministre des Moudjahidines Cherif Abbas. La publication de ce communiqué a certes pu être empêchée in extremis. Mais si Dalil et une partie de son entourage ont éprouvé le besoin de récidiver pour approuver les crimes de l’armée israélienne, est-ce parce qu’ils sont habitués à une indulgence de ceux qui monopolisent le dossier de la mosquée ?

L’opinion algérienne a le droit d’en savoir plus sur la singulière « philosophie politique » au nom de laquelle se pratique le dévoiement d’une institution religieuse et culturelle. Il y a, aussi bien en Algérie qu’en France, un grand nombre d’universitaires et d’intellectuels algériens qui auraient pu contribuer au rayonnement de la mosquée. Son maintien à l’écart de la mosquée correspond-il à un choix délibéré de renoncer à ses missions intellectuelles en assumant toute sorte de médiocrités et d’insuffisances ? La seule fois où D. Boubakeur a pensé à rattraper le refus du « plan Dumas », il a fait appel à un sympathique diplômé d’El Azhar, professeur de l’université d’Oran. Mais celui-ci a dû retourner à son université d’origine quand les palinodies du recteur et, parfois, les humiliations qu’il lui infligeait ont atteint les limites du supportable. Ce spécialiste des Ouloum Dinyia dont le savoir indisposait le recteur a été remplacé à la tête de « l’institut » par l’ancien préposé à la perception de la taxe halal, qui a laissé ce délicat dossier à l’autre « cousin » que Dalil a dépêché jusqu’en Malaisie pour des projets d’importation de viande. Surestimant les bonnes relations établies avec l’Elysée par l’entremise du CRIF, le nouveau responsable de « l’institut » a cru pouvoir former des imams avec des universités parisiennes. Mais tous les pourparlers en vue d’obtenir des partenariats avec Paris IV, Paris VIII et Paris I échouèrent. Ces échecs n’étaient pas difficiles a prévoir. Car un « institut » qui n’arrive pas à sortir de l’état expérimental avait peu de chance de devenir le partenaire d’universités de renommée internationale. Et cet état expérimental se prolonge d’autant plus que l’ex-préposé à la perception de la taxe halal s’est beaucoup plus investi dans le dialogue judéo-musulman et le recrutement des musulmans pour les voyages à Auschwitz. Il s’est rabattu en fin de compte sur l’Institut catholique pour essayer de remédier aux insuffisances de la formation à la mosquée.

Ces tentatives malheureuses de partenariat avec des universités montrent le désir de se faire connaître grâce au prestige d’établissements reconnues, avant d’avoir structure suffisamment l’institut de la mosquée qui n’aura jamais bien fonctionné depuis le refus du « plan-Dumas » pour cause d’égoïsme familial.

L’Algérie a mis un important budget et un personnel pléthorique à la disposition d’un spécialiste des gesticulations médiatiques qui a fait preuve d’un grand passéisme en raison du poids de la mémoire paternelle et qui ne va pas sans rancoeur, ni désir de revanche. Ces données d’ordre psychologique, voire psychanalytique, furent à l’origine d’un certain égocentrisme, voire d’un narcissisme paralysant. Ce blocage a renvoyé aux calendes, au moins autant que le poids du sécuritaire, une politique qui aurait réconcilié la mosquée avec la communauté musulmane si le recteur s’était donné les moyens d’apporter des réponses aux demandes d’ordre spirituel et éducatif de l’Islam en France. Au lieu de cela, il a choisi d’ignorer les besoins d’une communauté qui ne sait rien des tractations secrètes précédant sa nomination et se perd dans les rumeurs contradictoires sur son remplacement. Il estime n’avoir pas de comptes à lui rendre, et veut être son unique « représentant ». Parce qu’il ne lui réclame que l’aide qui lui permet de durer, la classe politique favorise-t-elle sa médiatisation parce qu’elle donne l’illusion d’une acceptation de l’Islam et dissimule en partie le statut d’infériorité dans lequel cette religion reste maintenue, malgré les tentatives (de Joxe et de Chevènement) de rupture avec l’héritage colonial ?

D. Boubakeur a mené une politique qui a rabaissé la religion et brouillé l’image de l’Algérie qui, parce qu’elle le finance, aurait pu -et dû- mettre fin à ses fonctions. Mais elle ne l’a pas fait, malgré la quasi-certitude qu’il a cherché à rompre avec elle en 1995, la réduction au strict minimum des exigences morales et intellectuelles auxquelles la mosquée est tenue de se conformer, ses débâcles électorales et ses soutiens à Israël. Faut-il en déduire que les soutiens apportés au nom de l’Algérie à un règne dont le bilan est négatif traduisent l’existence d’une politique officieuse sensiblement différente de la politique affichée ? Ou bien « l’inconvénient Dalil Boubakeur » est-il supporté juste pour assurer la sauvegarde de ses contreparties, que sont les prosaïques intérêts claniques et individuels ?

SADEK SELLAM

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Saâd Lounés écrit à El Khabar, au sujet du point de vue de l’Islamologue Sadek SELLAM

Que se passe-t-il à la Mosquée de Paris ?

Le quotidien EL-KHABAR a publié le 3/01/2010 sur son site en français un étonnant article très documenté sur « Le règne de Dalil Boubekeur à la mosquée de Paris ». (1)

La somme de révélations qu’il contient ne peut provenir que de sources de renseignement, parce qu’introuvables autrement, sur la gestion opaque de la Mosquée et l’histoire de la famille Boubekeur contre la révolution algérienne et ses connivences avec le pouvoir colonial.

Cela veut dire que l’Algérie a du mal à se séparer de Dalil Boubekeur qui ne veut pas quitter son poste et cherche des alliances dans le gouvernement français et dans les milieux sionistes, profitant du froid qui s’est installé dans les relations entre Alger et Paris.

Cela veut dire aussi que si Boubekeur n’accepte pas son remplacement, il y aura d’autres révélations plus infamantes.

Le gouvernement algérien soupçonne Boubekeur de comploter pour lui faire perdre le contrôle de l’Institut Musulman de la Mosquée de Paris, administré par la Société des Habous. Le pouvoir algérien semble craindre un nouveau «coup d’Etat» au profit du rival marocain, suite à la perte par Boubekeur de la présidence du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), présidé depuis juin 2008 par le marocain Mohammed Moussaoui.

La nomination du recteur de la Mosquée de Paris a toujours donné lieu à de chaudes empoignades diplomatiques et une résurgence coloniale de la françalgérie.

Le candidat le plus pressenti pour remplacer Boubekeur est Mustapha Cherif, professeur de philosophie, islamologue, qui fut ministre et ambassadeur.

Lu sur : rsistancedespeuples.blogspot.com « brut de pomme »!

Droit de vote : Martine Aubry est prête à brader la République pour séduire les musulmans!

Mais qu’on la nomme imam, puisque maintenant les femmes musulmanes y ont accès!

FDF

C’est reparti ! La communautariste Martine Aubry, à la tête du deuxième parti de France, continue son entreprise de destruction du socle républicain.

Le PS, par sa voix, va faire une proposition de loi pour demander le droit de vote aux élections locales.

C’est une ineptie qui, si elle était votée, mettrait gravement en danger le socle républicain.

D’abord, je vous conseille de regarder ce qui se passe à Bruxelles, qui accorde le droit de vote aux étrangers pour les élections locales : la campagne électorale menée par un islamiste dépasse en violence et en revendications agressives tout ce que l’on peut imaginer. Si l’image de ces enseignants assiégés par des femmes voilées qui s’appuient sur LE CANDIDAT musulman ne vous inquiète pas, inutile de lire davantage. Si l’image de ce candidat posant à sa femme et à sa petite fille des questions oratoires : « n’est-ce pas que tu veux porter le voile ? » « n’est-ce pas que quand tu auras dix ans tu vas mettre un voile comme maman ? » ne vous lève pas le cœur, inutile de lire davantage. Si l’image de ce candidat qui insulte un autre candidat parce qu’il présente un spectacle avec des filles trop dénudées à son goût ne vous fait pas peur, inutile de lire davantage. La réponse du concurrent est simple et efficace  : « vous refusez la joie et le plaisir ».



Et j’ai envie de dire que la femme Aubry comme le PS refusent la joie et le plaisir, parce demander le vote des étrangers aux élections locales c’est permettre à des gens qui ne partagent pas nécessairement nos valeurs d’imposer les leurs. Ne pratiquons pas la langue de bois, il est clair que le danger vient, essentiellement, de la communauté musulmane, la plus importante parmi les étrangers en France, parce qu’elle est à mille années lumière de nos traditions et qu’elle s’en vante. Il est très intéressant de relever dans la video le déni de liberté et d’intelligence qui est revendiqué par le dirigeant du parti musulman et ses ouailles :  » il faut discuter avec les gens de la science, pas avec les filles de 14 ans »  » il y a des gens bien éclairés qui savent ce qu’il faut faire »… C’est systématique, partout, (voir la voilée de service chez Ardisson) on se retrouve au Moyen-Age où l’on apprenait la Bible par cœur sans la comprendre et sans avoir le droit de l’interpréter, interdisant ainsi de fait toute remise en cause et toute liberté de pensée. La Renaissance, les Lumières, la Révolution ? Annihilés.

C’est ça que la femme Aubry veut ? Il faut croire que l’islam est bien son obsession et le droit de vote des étrangers le moyen de parvenir à ses fins.

Idéologiques ou électoralistes ? Les deux sans doute.

Non à une loi sur la Burka ? Valls et Filipetti ne laissent-ils pas entendre que la position exprimée par Hamon au nom du PS n’a jamais été débattue dans les instances dirigeantes du PS, mais que c’est un diktat d’Aubry sans concertation ?

Les piscines réservées aux femmes ? c’est à Lille dont elle est maire.

L’arrêté pour empêcher qu’Amar Bergham, français d’origine maghrébine et libre penseur, soit incinéré, malgré ses dernières volontés ? C’est encore la femme Aubry ! Que ne ferait-elle pas pour complaire au recteur de la mosquée de Lille-Sud Amar Lasfar ?



Est-ce un hasard si son deuxième époux, Jean-Louis Brochen, a été, dès 1993, l’avocat des jeunes filles voilées, qui, au lycée Faidherbe de Lille, voulaient imposer leur voile à l’école publique ? Est-ce un hasard si depuis, cet avocat, dans les prétoires, défend régulièrement les islamistes ?

Soyons sérieux, Si les communautés immigrées, majoritaires dans certaines villes de la couronne parisienne, par exemple avaient le droit de vote, ne verrait-on pas se généraliser les pratiques d’horaires de piscine réservés aux femmes, au risque même qu’elles soient imposées à toutes les femmes ? Et on ne parlera pas des finances municipales, des subventions aux écoles, aux associations qui dépendront de leur respect de la charia… Pas besoin de boule de cristal non plus pour savoir ce qu’il en adviendra des financements de mosquées et, a contrario, d’associations d’aides aux femmes seules !

On rappellera encore, très brièvement, car nous avons déjà très souvent écrit sur ce sujet à Riposte et sur ce blog, les principaux arguments qui font de nous des adversaires résolus du vote des étrangers :

Voter est un des droits du citoyen, qui a, aussi, des devoirs, liés à la nationalité française. Celui qui veut voter doit donc demander la citoyenneté française, ce qui implique qu’il se reconnaisse dans les valeurs de notre pays. C’est la moindre des choses quand on prétend élire ceux qui représentent le peuple. Or, notre pays a déjà reculé, sur cette question. La nationalité française est aujourd’hui de plus en plus souvent accordée à des personnes qui n’acceptent pas les règles de notre pays. Ainsi, comment peut-on accepter d’accorder la nationalité française à une femme qui vient chercher sa nouvelle carte d’identité en portant un voile qui insulte les valeurs de la République ? En agissant de la sorte, on a déjà créé les conditions pour que les élus locaux subissent de plein fouet nombre de revendications communautaristes, la plupart du temps impulsées par les religieux musulmans.

D’aucuns prétendent que voter aux élections locales n’aurait pas d’incidence sur le fonctionnement politique à l’échelle de la nation. C’est faux, parce que les maires et conseillers municipaux élisent les sénateurs.

D’autres encore prétendent que puisque les étrangers payent des impôts, ils auraient le droit de choisir leurs représentants. L’argument est spécieux puisqu’il remettrait à l’honneur le vote censitaire de l’Ancien Régime, où seuls ceux qui payaient des impôts votaient ! Plus sérieusement, les impôts permettent de participer aux frais communs et de pouvoir jouir comme tout le monde de routes, d’écoles, d’hôpitaux etc. ils ne donnent pas le droit de prendre part aux décisions. C’est exactement comme lors d’un repas d’association, qui réunit des membres et des personnes invitées. Chacun discute, donne son avis, mais, lorsqu’il y une décision à prendre, seuls ont le droit de vote les membres de l’association, parce qu’ils ont choisi de faire partie de cette association et ont payé leur adhésion. En effet, des invités n’ont pas le droit de décider de la façon dont on utilise les finances publiques ni des priorités de la communauté qui les accueille. Cela ne leur donne surtout pas le droit d’infléchir ces priorités dans un sens communautariste, qui ferait passer le bien de quelques-uns avant le bien de tous.

On n’oubliera pas, non plus, bien sûr, que certains se scandalisent de la faculté de voter qui a été donnée aux étrangers communautaires et qui est refusée aux autres. Notre réponse est simple : le droit de vote donné aux Européens est une absurdité pour les raisons énumérées ci-dessus, c’est bien un des éléments qui prouvent que l’Europe actuelle est faite pour la mort des nations. Alors au nom de quoi généraliser un non-sens ? De plus, il y a au moins deux raisons pour dire que les risques ne sont pas les mêmes ; d’abord, en Europe, on a au moins quelques valeurs communes venant de notre passé chrétien (bien que la perspective de voir un groupe de Polonais intégristes à la tête de ma mairie me fasse plutôt peur), ensuite, le nombre de ces ressortissants européens est négligeable (si on exclut quelques villages de Dordogne peuplés d’Anglais) comparé aux chiffres de l’immigration non européenne, ce qui a peu de chance de modifier le mode de vie français.

Source: agoravox.fr

Certes, on ne l’aime pas, la femme Aubry, à Riposte Laïque, et on vous le dit, régulièrement. Mais avouez qu’on a des raisons. Et avouez qu’il y a du souci à se faire si le malheur et l’aveuglement des Français en 2012 faisaient qu’on se retrouve à nouveau avec le choix entre la peste et le choléra, entre l’UMP et le PS. Le chanoine de Latran est fort inquiétant sur la laïcité, mais on peut espérer, peut-être, que les députés UMP suivront plutôt un Copé que lui et ne voteront pas toujours contre la laïcité et la République. Si un Président PS était élu et avait une majorité PS, ce serait la mort de la laïcité et des institutions républicaines, d’ailleurs c’est Besson, le transfuge du PS qui l’affirme : « les Français ne sont pas mûrs pour le droit de vote des étrangers, ce ne sera pas avant dix ans ». Quand les jeunes générations, nées en France, de musulmans seront assez nombreuses pour imposer la charia ???

La paille, la poutre et le minaret.

Il n’est guère étonnant que la France soit souvent taxée d’arrogance et d’outrecuidance, après les déclarations de certaines de ses personnalités. La Suisse a été particulièrement soignée par nos commentateurs vertueux, avec l’affaire Polanski et celle des minarets. Ce qui n’empêche pas Bercy de moraliser le recel afin de traquer l’évasion fiscale…

Notre nation rassemble, au sein de ses élites, la plus forte concentration de vertu disponible sur la planète -une ressource en voie d’épuisement, comme le pétrole. On ne sait exactement à quoi attribuer cette singularité ; il est toutefois probable que l’hérédité en soit la cause, par la magie d’une noblesse d’esprit génétiquement transmissible. Pour avoir été jadis sacrée pays des Lumières, la France continue de se prévaloir d’une faculté exceptionnelle : celle d’éclairer le monde, comme un phare d’Alexandrie qui n’aurait pas subi les outrages du temps. Convenons qu’elle fasse de ce don unique un usage plutôt sélectif, en omettant pudiquement de dénoncer bien des accrocs à la morale universelle et au droit international ; mais notre monde est tellement ténébreux qu’il est humainement impossible de pister et de dénoncer tous les manquements aux valeurs immémoriales de la patrie des Droits de l’Homme. En revanche, nul ne pourra reprocher à nos représentants d’avoir épargné les exactions inqualifiables de la Suisse, tristement célèbre pour le bellicisme outrancier servi par sa puissante armée, pour son régime policier reposant sur le recours systématique à la torture, et pour son arrogance sur la scène internationale, assise sur une expertise inégalée dans la fabrication des fromages et des coffres-forts. Nos élus en général, et nos autorités en particulier, ont ainsi fait preuve d’un courage frisant la témérité en agressant un voisin aussi redoutable. Ainsi, lorsque la Suisse décida d’embastiller un cinéaste au talent justement célébré, au prétexte qu’un petit Etat puritain le poursuivait pour un délit sexuel hors d’âge, le sang de nos élites vertueuses ne fit qu’un tour. Quoi ? La Suisse osait encore une fois abuser de son omnipotence, en invoquant d’obscures lois internationales pour séquestrer un vieil artiste ? Et que savait-on, au juste, des actes incriminés ? Bien qu’elle fût mineure à l’époque des faits, la « victime » semblait étrangement mature, selon les observations pertinentes d’un vidéaste français, à ce titre spécialiste en droit pénal et en morpho-sexologie. Du reste, l’intéressée elle-même avait déclaré renoncer à toute poursuite, témoignage évident de sa mauvaise conscience. Bref, on harcelait injustement un gentil baladin, qui avait été en son temps provoqué par une allumeuse précoce. Le gouvernement suisse offrait ainsi un nouvel exemple d’arbitraire cynique et de tyrannie insupportable.

L’arrogance paie

L’affaire commençait à se diluer dans un oubli pudique quand le peuple suisse tout entier, outrepassant les recommandations de la majorité de ses élus, décida d’interdire chez lui la construction de nouveaux minarets. Ce fut alors un déchaînement : voilà où mène le système de votation, nous dirent en substance d’innombrables moralistes, déduisant du scrutin que les Suisses se prononçaient désormais contre la liberté religieuse. En foi de quoi, devenait-il urgent de s’interroger sur le bien-fondé et sur la licéité de la démocratie directe, dans laquelle chacun peut se prononcer sans tenir compte de l’avis autorisé de ses représentants. Il n’aura échappé à personne que ces commentaires affligés s’appuient sur une finasserie rhétorique appelée synecdoque, consistant à prendre la partie pour le tout. Nul ne songe en Suisse à interdire la construction de mosquées, où se pratique déjà librement l’exercice du culte musulman ; ce qui froisse les autochtones, c’est le caractère ostensible et potentiellement provocateur d’une partie de la mosquée, le minaret, sensiblement équivalent au clocher d’une église. Un coucou géant ne serait pas attentatoire à leur culture ; un minaret haut comme la tour de Babel les dérange, ce qui est parfaitement compréhensible. Les Français sont opportunément protégés d’un tel risque par de rigoureuses règles d’urbanisme. Selon les autorités religieuses concernées, le minaret n’est absolument pas indispensable à la qualification d’une mosquée, d’autant que l’appel à la prière n’est ordinairement pas possible en Occident. Le tollé en cause n’est donc pas seulement une insulte à la souveraineté suisse, c’est aussi un étalage de mauvaise foi – si l’on ose dire. Aussi, la presse helvétique a-t-elle salué avec chaleur la tribune pateline du Président Sarkozy, venue apaiser la vague d’opprobre. Mais on peut se demander si la bénédiction présidentielle n’avait pas pour objet d’atténuer l’impact de l’action de Bercy, contre ceux de ses contribuables ayant logé leurs économies en Suisse. Et identifiés grâce à une liste volée à la banque HSBC par l’un de ses anciens employés. La méthode a évidemment suscité des remous. « Ce qui serait choquant, c’est de ne pas utiliser ces informations. (…) La vraie question, ce n’est pas de savoir comment on obtient les informations, c’est de savoir au fond qui vole qui », a déclaré le ministre Woerth, pour justifier sa démarche. Nul doute qu’il soit du devoir de l’administration fiscale de faire respecter le droit commun ; nul doute qu’il lui faille déployer les moyens appropriés aux difficultés rencontrées. Et donc recourir éventuellement à des procédés peu orthodoxes. Mais que doit-on penser de l’autorité publique lorsqu’elle revendique le droit au recel au nom de ses intérêts épiciers, et qu’elle protège le voleur contre les rigueurs de la justice ? Cela ressemble fort à la restauration de la loi du talion. Celle-là même que les Lumières ont combattue et discréditée. Oublieuse de la parabole de la paille et de la poutre, notre élite morale dénonce le minaret dans l’œil du voisin sans voir la mosquée qui est dans le sien

D’après un billet de echos-judiciaires.com

Elle est belle la France, et on vous parle d’intégration …

Piqûre de rappel.

Les enfants d’un musulman ayant décidé de respecter les dernières volontés de leur père, qui avait décidé de ne pas être enterré comme le veut l’Islam ont vu la justice française donner raison à l’imam.



Visionnez cette vidéo très courte jusqu’au bout, il y a des points qui choquent.

http://www.dailymotion.com/video/k5LzPXf5M7XeEv1cYIg

LA MORT D’UN POLICIER AUX OUBLIETTES… IL N’A FAIT QUE SON DEVOIR…

Attention! le « devoir de réserve » atteint ses limites, dans la Police comme dans l’Armée. « Quand ils cesseront d’estimer, ils cesseront d’obéir » (Antoine de Rivarol). Comme nous tous! Faites suivre.


Patrice Point est mort le 30 décembre 2009 des suites de blessures provoquées par un véhicule qui l’a volontairement écrasé contre un mur. Le véhicule était volé et conduit par des délinquants surpris en flagrant délit de cambriolage.
Patrice était un fonctionnaire de police compétent, loyal et intègre.
Et je ne dis pas ça parce qu’il est mort, mais parce que c’est vrai.
Il était à quelques mois d’une retraite bien méritée.
Les risques du métier, me direz-vous. C’est exact. Et vous aurez raison de le penser puisque tous les jours, nous y pensons aussi.
On prend notre service, on va à l’appel, et on ne peut jamais jurer que quelques heures plus tard, aucun nom ne manquera. C’est ainsi et on le sait.
Mais notre problème n’est pas vraiment celui-ci, voyez-vous. Notre problème est que tout le monde s’en fout.
La mort d’un flic semble inutile, insignifiante, tant l’écho qui y est fait est inexistant. Tant ça semble faire partie d’un jeu de société. Ou de rôles.
C’est consternant, absurde, mais l’unité de mesure de la valeur des vies humaines, l’ordre de priorité des faits quotidiens supposés intéresser, l’importance donnée à l’un de ces faits, eh bien c’est la presse qui la définit. Et la presse, elle ressemble à l’opinion publique. Elle est là pour la satisfaire, lui plaire, et lui servir ce qui la met en appétit. On ne peut même pas accabler les médias en fait, ils ont une mission d’audience, la distorsion de l’information à caler entre deux plages de pub, n’est pas vraiment leur problème. C’est la loi la plus souveraine qui soit, bien au-delà du bon sens, de la pédagogie, de l’information authentique et utile, qui dicte tout. La loi du marché.
Et puis, la mort – donc la vulnérabilité – d’un flic, c’est anxiogène pour une population qui a déjà peur de son ombre, et il ne faudrait pas que l’audimat déserte vers des programmes encore plus creux et dissimulateurs que la messe quotidienne de l’information.
La mort de Patrice a monopolisé moins de temps d’antenne radio ou télé, moins de lignes dans la presse que la météo. Là ! Ça vous parle, ça ?
Et je ne vous dis rien de Johnny Hallyday et de ses petits bobos de star shootée et expertisée, un flic ça ne chante pas.
Je ne vous parle pas non plus des sportives milliardaires qui prennent leur retraite à vingt-cinq ans, à grand renfort d’interviews pour décérébrés. Un flic attend la date limite de péremption – quand il y arrive – et il y va avec ses séquelles de blessures en service, et ses petites arthroses d’avoir trop bossé dehors et dans le froid. Mais il est content quand il y arrive, oui !
Rien non plus sur la grippe H1N1 qui risque bien moins de vous tuer qu’un accident de la route. Là, c’est nous qui vous ramassons.
Et encore moins de ces micros-trottoirs qui vous racontent la version mongoloïde débilisante de l’actualité à longueur de journaux télévisés, jusqu’à une exaspérante saturation, et qui pourtant recueillent toute votre empathie, tant la médiocrité devient le langage universel. Il neige en hiver, qu’en pensez-vous ? Noël est en décembre, c’est sans précédent depuis l’année dernière, rendez-vous compte…
Patrice, rien. Sa mort qui a duré trois jours s’est comptée en secondes dans la somme de ce qui est censé vous informer.
Personne n’y a trouvé un sens particulier, ou quelque chose à redire. Une fatalité. Une insignifiance médiatique. À classer dans les pertes et profits de la République.
On en a assez.
Des morts de flics, on en a tous plein le cœur et les tripes, vous ne savez pas ça, vous qui n’êtes pas confrontés à la violence. Et à la mort des autres.
L’intégrité physique d’un flic est exposée en permanence.
La mort d’un flic, c’est un sacrifice.


Pour vous. Pour votre sécurité.


Pour que vous dormiez tranquille, sans forcément investir dans une porte blindée, sans milice ou vigiles à chaque coin de rue, parce qu’on est jamais loin. Parce que ce pays sur lequel on chie au quotidien, il n’est pas si mal que ça. La violence et l’insécurité y sont bien moindres qu’ailleurs. Grâce à nous et grâce à la Loi. La police est républicaine, et il se pourrait que ça ne dure pas, et que vos gardiens de la paix et autres CompagniesRépublicaines de Sécurité, vous les regrettiez quand le privé s’en mêlera.
Je vous vois venir, là. On n’est jamais là quand il faut, c’est ça ? Et toujours là quand il ne faut pas, aussi ? Facile. Un grand classique de la rhétorique anti-flic culturellement correcte.
Vous me faites rire. Si nous cessions le travail ne serait-ce que quelques heures, vous resteriez calfeutrés chez vous, morts de peur. Mais par défaut, vous auriez une juste mesure de notre rôle. Ça n’arrivera jamais, rassurez-vous, il ne vous reste qu’à l’imaginer. Si vous pouvez. De notre côté, on a le sens du service public. Et du service rendu.
On ne demande pas grand-chose.
On ne fait pas ce métier pour être aimés, c’est impossible.
Mais si le respect… le respect…
Les policiers ne l’attendent raisonnablement pas des délinquants. Ni même des petits merdeux des cités qui expriment violement leurs crises d’adolescence et autres révoltes de futurs petits beaufs consuméristes. À cet âge là, on est toujours plus ou moins con et colérique, même si ces temps-ci on approche les très hautes fréquences.
Non, le respect et la reconnaissance, on l’attend de tous les autres. Ceux qui ne nous voient pas, ne nous remarquent pas, et trouvent tout à fait normal de vivre en sécurité dans un pays libre. Ceux que l’on indiffère parce qu’on fait partie d’un système. Ceux dont le manque de considération n’est rien moins que du mépris.
Ceux-là, c’est vous et vos médias.
Vous devant vos télés et vos journaux, qui n’avez pas cherché à savoir pourquoi, comment et pour qui, un flic peut mourir écrasé par des malfrats, vous qui avez eu une phrase idiote et prévisible sur l’insécurité, et qui êtes vite passés à autre chose. Qui avez oublié que quand la sécurité est un dû pour certains, elle demeure un devoir pour d’autres.
Vous qui ne comprendrez jamais que la sécurité a un prix, et que ce prix c’est du matériel humain qui s’abime, qui se fêle, qui se casse ou qu’on démolit.
Le 30 décembre, le prix de la sécurité, c’était la mort d’un flic.
Victime du devoir, comme on dit.
Et ça, vous avez le droit de ne pas l’oublier.

A diffuser le plus largement possible, merci.

D’après un billet de Bénédicte Desforges


Miss diversité.

Retour sur l’agression de l’actrice Rayhana…

Tout cela me laisse dubitatif… La stigmatisation, elle passe aussi par ce genre de manoeuvre. Et un joli coup de pub. « On » en a égorgé pour moins que ça. Mais, d’un autre côté, une mosquée où se pratique la prêche de la haine envers les Occidentaux, ça ne doit pas être chose rare… « Religion » d’amour, de paix et de tolérance…

FDF

Une comédienne algérienne prise pour cible en plein Paris: coup de pub, stigmatisation???

15/01/2010

Rayhana, comédienne et metteur en scène réfugiée en France après avoir vécu sous la menace des islamistes en Algérie.
Rayhana, comédienne et metteur en scène réfugiée en France après avoir vécu sous la menace des islamistes en Algérie. Crédits photo : AFP

Dénonçant au théâtre le machisme au Maghreb, Rayhana a été aspergée de White Spirit.

Perpétrée en plein Paris, visant une dramaturge algérienne qui défend la condition féminine à deux pas d’une mosquée radicale, l’agression est hautement symbolique.

Rayhana, comédienne et metteur en scène réfugiée en France après avoir vécu sous la menace des islamistes en Algérie, se rend ce mardi soir à la Maison des métallos dans le XIe arrondissement. Elle joue dans sa pièce, À mon âge, je me cache pour fumer. L’œuvre, courageuse et crue, met en scène plusieurs femmes évoquant au hammam leur vie, leurs espérances, le machisme qu’elles subissent. La pièce, renvoyant dos à dos militaires et intégristes dans une Algérie corsetée, se joue quatre soirs par semaine en face de la mosquée de la rue Jean-Pierre Timbaud, réputée intégriste.

Alors qu’elle s’apprête à rejoindre la salle de spectacle, Rayhana est abordée par deux inconnus qui l’insultent en arabe avant de brandir une bouteille, de l’asperger de White Spirit et de lui jeter un mégot incandescent au visage pour tenter en vain de l’enflammer.

In extremis, l’artiste se réfugie à la Maison des métallos. Puis se rend, accompagnée d’amis, dans un commissariat de quartier afin d’y déposer une plainte. «Le soir même, sans avoir le temps de se doucher, elle a tenu à jouer le spectacle comme si de rien n’était», précise-t-on à la Mairie de Paris où Bertrand Delanoë s’est déclaré «indigné par ce terrible événement qui semble trouver son origine dans le sujet même de ce spectacle…». Fadela Amara s’est dite «révoltée par ­cette agression intolérable», tandis que la société des auteurs compositeurs s’inquiète du fait «que la liberté d’expression soit menacé en France en 2010». Disant s’indigner de cette agression visant une femme «qui s’est toujours engagée en faveur de la promotion des droits des femmes», la secrétaire d’État à la Famille Nadine Morano a annoncé jeudi qu’elle la recevrait aujourd’hui. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a exprimé «tout son soutien et sa sympathie» à la dramaturge ainsi que son «admiration» pour son courage. L’association féministe Ni Putes ni Soumises a, quant à elle, appelé à un rassemblement samedi devant la Maison des métallos.

Devant la gravité des faits et leur dimension politico-religieuse, l’enquête a été confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle. Sous le choc, Rayhana n’aurait pas été en mesure de décrire ses agresseurs. L’affaire est prise d’autant plus au sérieux que l’artiste avait fait l’objet d’une première prise à parti le 5 janvier, à la sortie de son domicile dans le quartier de Belleville. «Deux hommes m’ont traité de putain et de mécréante», a expliqué Rayhana dans une conférence de presse jeudi. Aucun coup n’avait été porté et une première plainte avait été déposée. «C’est un avertissement», lui avait glissé un agresseur. L’agression intervient dans un quartier considéré comme une enclave islamiste par les policiers. Fouad Ali Saleh y recruta les deux Marocains qui l’aidèrent à organiser des attentats à Paris, dont celui de la rue de Rennes en 1986. Officiellement, l’islam prêché dans cette mosquée est rigoureux et apolitique. Mais le mouvement Tabligh pratique un prosélytisme actif et professe un piétisme radical pouvant parfois induire la rupture avec la société occidentale.

Dans le quartier, leur souffle religieux s’inscrit dans le paysage. Les commerces communautaires ont peu à peu remplacé les échoppes traditionnelles. «C’est une des seules rues de Paris où se commercialise la burqa», fait remarquer Philippe Mourrat, le directeur de la Maison des métallos. «Cela crée un climat. Nous évitons les provocations. Pour autant, nous n’allons pas nous censurer.» Depuis l’agression, Rayhana fait l’objet d’une protection policière, et quatre agents en tenue de la mairie de Paris sécurisent la salle de spectacle.


Source: lefigaro.fr