Francaisdefrance's Blog

07/10/2009

Après les « anti-mosquées » de Bayonne, le PS s’attaque aux Suisses.

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 21:12
Après avoir déclaré la guerre à des sites et à des partis politiques anti-mosquées voir: http://tinyurl.com/ydrldfm , le Parti Socialiste, en mal de conflit semble t’il,  s’en prend aux Suisses. Pour des faits quasiment similaires, vu que l’on s’attaquerait cette fois à la racaille française. Conclusion: le PS est sympathisant, d’une part, des musulmans et de leur coran, et d’autre part, de la racaille. Félicitations! Le PS devrait déjà balayer devant sa porte, vu le « bordel » qui se passe en son sein…
FDF

HAUTE-SAVOIE

« Racaille d’Annemasse » : le PS dénonce la « xénophobie » de la droite suisse

NOUVELOBS.COM | 07.10.2009

La fédération de Haute-Savoie du PS dénonce une campagne « xénophobe » du parti conservateur suisse, après la publication d’un encart publicitaire traitant les frontaliers français de « racailles d’Annemasse ».

Poste de douane au Chatelard, à la frontière franco-suisse (Sipa)

Poste de douane au Chatelard, à la frontière franco-suisse (Sipa)

Après la publication par le parti conservateur suisse d’un encart publicitaire sur la « racaille d’Annemasse », la fédération de Haute-Savoie du Parti socialiste a dénoncé mardi 6 octobre une « campagne » jugée « xénophobe ». L’Union démocratique du centre (UDC), à l’origine de la publication faite dans le cadre de sa campagne pour les élections au Grand conseil de Genève le 9 octobre, est un parti suisse notoirement xénophobe. Par « racaille d’Annemasse », le parti désignait les frontaliers français.

Soutien du PS aux travailleurs et aux Annemassiens


« La fédération socialiste de Haute-Savoie s’indigne de la campagne xénophobe de l’UDC suisse, tentant de faire passer les travailleurs frontaliers pour de la racaille », écrit la première secrétaire fédérale du PS 74, Claire Donzel, dans un communiqué.
Les propos reprochés à l’UDC figurent dans un
encart publicitaire publié le 5 octobre dans la Tribune de Genève contre le CEVA, projet d’une ligne ferroviaire entre Genève et Annemasse (Haute-Savoie), en pleine campagne électorale pour le renouvellement du parlement cantonal de Genève.
« Le CEVA ? Un nouveau moyen de transport pour la racaille d’Annemasse ! Expulsons les criminels étrangers ! Ne leur offrons pas encore un accès à Genève ! », peut-on lire dans cet encart publié mardi par le Dauphiné libéré.
Le PS a assuré de son
« soutien » « les frontaliers et les Annemassiens directement visés par les propos de l’UDC, mais aussi les citoyens helvétiques eux-mêmes scandalisés que la haine puisse venir de leurs rangs ».
En décembre 2008, l’UDC avait fait son retour au gouvernement suisse en parvenant à faire élire de justesse au Conseil fédéral (gouvernement) Ueli Maurer, ex-président de l’UDC.

(Nouvelobs.com)

Islamisation: de (très) jeunes Stephanois initiés à la culture marocaine…

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 17:48
Posté par Novopress, 5 octobre 2009
Pour le premier mercredi du centre de loisirs de Saint-Etienne, la directrice Sarah Macardier, a initié les enfants … à la culture marocaine !

La grande salle des associations a été transformé, pour l’ocasion, en palais marocain avec des tableaux et un service à thé traditionnel. En matinée, les enfants ont préparé des pâtisseries « orientales» avant de peindre des toiles avec des pigments naturels dans la tradition de Fès. On ne dit pas pas s’ils seront bientôt convertis à l’islam…

Pauvre culture « gaga» qui n’en finit pas d’être oubliée par les Stéphanois.

L’invasion par la bénédiction de la diversité et des clandestins…

Filed under: immigration — francaisdefrance @ 17:44

10/05/2009
(Breiz NOVOpress)

Cela arrive quand même : à Nantes, la justice vient de condamner les deux protagonistes d’un mariage blanc.
Il est clandestin, elle a besoin d’argent : ainsi commencent les contes de fées modernes. En feignant d’épouser une Française, le mari algérien, présent en France illégalement, a pu régulariser sa situation.

Lui jure bien entendu avoir fait un mariage d’amour. De toute façon, assure son avocat, il n’était pas expulsable à cause de ses problèmes cardiaques. Car la maladie est la bénédiction du clandestin : elle vaut garantie de prise en charge aux frais des citoyens français !

Hélas, la dame reconnaît avoir été payée pour sa « prestation ». Six mille euros : la nationalité française se vendra bientôt à des prix de vide-grenier. Tous deux ont écopé de quelques mois de prison. Avec sursis, quand même, on n’est pas si féroce.


[cc] Novopress.info, 2009,

Les choux (de Bruxelles) s’essayent à la démocratie…

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 15:33

Leçon de démocratie…

07/10/2009

TRAITÉ DE LISBONNE

L’Europe convoque la République tchèque à Bruxelles

Quatre jours après l’adoption du traité de Lisbonne par l’Irlande (étrange retournement d’opinion des Irlandais, d’ailleurs…), tous les regards se tournent désormais vers la République tchèque. Le très eurosceptique président de ce pays d’Europe centrale en effet peu disposé à apposer sa signature au bas du texte, pourtant ratifié par le parlement tchèque en février dernier et soutenu par une majorité de la population.

Et en effet, dès mercredi, le Premier ministre tchèque Jan Fischer, accompagné de son ministre des Affaires européennes Stefan Füle, est appelé à s’entretenir à Bruxelles avec le président de la Commission José Manuel Barroso et le président en exercice de l’UE, le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt. Dans la foulée, le président polonais du Parlement européen, Jerzy Buzek, ainsi que la ministre suédoise des Affaires européennes vont se rendre en République tchèque. Des mesures de rétorsion auraient été envisagées par Bruxelles si Vaclav Klaus persistait dans son refus. Baisse de subventions, suppression de postes clefs dévolus à des Tchèques… « Les diplomates songeraient aussi à retirer à la République tchèque son commissaire européen », explique Fabio Liberti. Objectif à peine voilé donc : faire plier Prague le plus rapidement possible. Vaclav Klaus « sera soumis à une pression effroyable » de la part des autres pays européens, explique au point.fr Fabio Liberti, responsable des questions européennes à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

vu sur http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-10-07/traite-de-lisbonne-l-europe-convoque-la-republique-tcheque-a-bruxelles/924/0/383555

Discrimination et liberté de la presse: la police politique refait des siennes…

Filed under: dhimmitude — francaisdefrance @ 14:57

En avant-propos:

Mignonne allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe pourpre au Soleil,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au votre pareil.Las! Voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a en lieu et place,
Las! las! ses beautés laissé choir!
Ô vraiment marâtre Nature,
Puisqu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusqu’au soir !

Donc, si vous m’en croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse:
Comme à cette fleur, la vieillesse
Fera ternir votre beauté.

Pierre de Ronsard (1524-1585)

______________

Rappel : ce texte est discriminatoire selon la Halde.
« Certains textes pourraient contenir des stéréotypes. Par exemple, en français, le poème de Ronsard «Mignonne allons voir si la rose » est étudié par tous les élèves. Toutefois, ce texte véhicule une image somme toute très négative des seniors. Il serait intéressant de pouvoir mesurer combien de textes proposés aux élèves présentent ce type de stéréotypes, et chercher d’autres textes présentant une image plus positive des seniors pour contrebalancer ces stéréotypes. » Le rapport de la Halde en PDF

Bon, allez, une autre de la Halde:

La HALDE enquête sur les discriminations à France Télévision et Radio France.

06/10/2009


La HALDE (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) ne va pas chômer à l’approche des jours de fêtes. Elle s’est fixé jusqu’au 31 décembre 2009 pour remettre aux parlementaires un rapport dédié au « bilan de la politique de gestion des ressources humaines menée par les sociétés nationales de programme afin de lutter contre les discriminations et de mieux refléter la diversité française », selon un communiqué.

Les salariés de France Télévision et RFO n’ont plus que trois jours pour se rendre sur le site Internet qui leur est dédié, où ils pourront témoigner dans l’anonymat de leurs ressentis dans la profession, via un questionnaire.

Parallèlement, la HALDE a commandé à l’Institut national des études démographiques (INED) une enquête portant sur l’origine et les parcours professionnels des salariés. Cadeau surprise pour les parlementaires et les chaînes audiovisuelles pour la nouvelle année 2010. Vont-ils oser l’ouvrir ?


Immigration clandestine: le « feuilleton » de la jungle de Calais.

Filed under: islamisation,musulmans,racaille — francaisdefrance @ 14:32

IMMIGRATION CLANDESTINE

Encore un rebondissement dans l’affaire des clandestins de Calais? C’est pire que « Les feux de l’amour »! On en est à quelle « saison », là?

FDF

Avec, dans le rôle du « méchant », Éric Besson : « La France organisera des reconduites forcées vers Kaboul ».

Reuters

Éric Besson :

Le ministre de l’Immigration Éric Besson a confirmé qu’il y aurait expulsion de certains ressortissants afghans interpellés à Calais.

La France organisera des expulsions de ressortissants afghans interpellés à Calais (combien? Une, deux?) sous réserve qu’un certain nombre de conditions soient remplies, déclare mercredi le ministre de l’Immigration, Eric Besson. Une controverse a éclaté mardi après l’annonce, par des associations, d’un projet de « charter » franco-britannique visant à reconduire en Afghanistan des migrants arrêtés dans les deux pays. Le gouvernement français a démenti cette information.Eric Besson n’a souhaité faire aucun commentaire mercredi sur ce vol précis mais il a déclaré qu’il y aurait à l’avenir, conformément au souhait de Nicolas Sarkozy (méchant, méchant!) , des « vols groupés et des reconduites forcées à la frontière avec les Britanniques ». « Il y en aura sous réserve qu’un certain nombre de conditions soient remplies, que nous puissions être certains que les personnes soient en sécurité quand elles arrivent à Kaboul, et que, deuxièmement, il y ait la possibilité d’une aide à la réinstallation », a-t-il déclaré sur RMC et BFM TV. L’objectif est, selon lui, d’envoyer « un message de fermeté » aux passeurs. « Oui, la France reconduira à la frontière (des migrants parmi) les 12 nationalités qui sont représentées dans le Calaisis », a-t-il dit.

La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a réclamé mardi soir des explications à Eric Besson et Nicolas Sarkozy sur le renvoi des clandestins afghans. Les associations de défense des immigrés et des droits de l’homme se sont émues que l’on reconduise des réfugiés dans un pays en guerre, où les conditions humanitaires et de sécurité ne cessent de se dégrader. « Tous les Afghans ne peuvent pas revendiquer le statut de réfugié politique, certains le peuvent (lorsque) leur sécurité personnelle est menacée », a déclaré Eric Besson, arguant du fait que d’autres pays, comme la Suède, la Norvège ou les Pays-Bas renvoyaient également des réfugiés afghans dans leur pays. La préfecture du Pas-de-Calais a fait savoir mercredi que les forces de l’ordre avaient procédé au démantèlement d’un campement d’une trentaine de migrants – venus d’Érythrée, du Soudan et des territoires palestiniens – installés sur un quai du port de Calais.

D’après une info: http://www.lepoint.fr

Allez, pour Noël, faites plaisir à votre entourage: offrez un réfugié clandestin Afghan!

Islam: Sarközy se trouve de nouveaux amis au Kazakhstan…

Filed under: islam — francaisdefrance @ 14:19

Préambule:

Les deux principales religions du Kazakhstan sont l’islam sunnite (pratiqué par les Kazakhs ainsi que des minorités telles que les Tatars, les Bachkirs, les Ouzbeks ou les Ouïghours) et le christianisme orthodoxe (pratiqué par les Russes, et certains Ukrainiens et Biélorusses).

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La France défend le choix d’Astana pour la présidence de l’OSCE en 2010.

C’est en «ami» et pas «en donneur de leçons» sur les droits de l’homme que Nicolas Sarkozy est arrivé au Kazakhstan. Venu en VRP de la France engranger de gros contrats commerciaux, le chef de l’État n’a pas aimé mardi qu’on lui rappelle que cette ex-république soviétique, présidée depuis 1989 par Nursultan Nazarbaïev, a été critiquée à plusieurs reprises pour le caractère non démocratique de ses élections. Le régime d’Astana a également été épinglé, par plusieurs organisations internationales, sur la situation en matière de droits de l’homme.

En visite dans ce pays d’Asie centrale, le président a défendu mardi le choix du Kazakhstan pour présider en 2010 l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Il a notamment mis en avant la décision de Nursultan Nazarbaïev de renoncer à l’arme nucléaire. «C’est un choix de paix. Comme j’aurais été heureux que d’autres pays de la région en fassent autant», a lancé Nicolas Sarkozy, citant l’Iran du «guide Khamenei et du président Ahmadinejad». Nicolas Sarkozy, qui a supprimé le secrétariat d’État aux Droits de l’homme, n’aime pas être titillé sur ce terrain. Mardi, il a renvoyé ses contempteurs dans leurs buts : «Comme toujours, j’assume mes choix. Je ne cède pas sur nos intérêts économiques et sur nos valeurs.»

Converti à la realpolitik depuis son accession à l’Élysée, Sarkozy a développé longuement les arguments qui l’ont con­duit à ériger le très riche Kazakhstan en «partenaire stratégique». Le chef de l’État, qui a déjà essuyé les mêmes critiques notamment lors de ses déplacements en Libye, en Tunisie ou en Chine, a assumé sa doctrine. Un peu à la manière de Jacques Chirac, sans pour autant déclarer que «le premier des droits de l’homme, c’est de pouvoir manger».

Car la défense de Sarkozy mêle arguments historiques et religieux et, bien sûr, le pragmatisme du business. Mardi, il a donc invoqué le passé communiste du Ka­zakhstan qui «n’existait pas avant 1991 et qui a dû se construire sur rien». «Il y avait une grande tâche rouge qui était l’URSS. Le Kazakhstan est un pays jeune à majorité musulmane qui réussit à faire cohabiter des minorités. C’est assez rare dans cette région pour être signalé», a relevé Sarkozy. «La meilleure façon de résoudre des problèmes, car il y a des problèmes, et j’en ai parlé avec le président, ce n’est pas forcément de venir en donneur de leçons, c’est de venir en ami pour essayer de trouver des solutions», a-t-il expliqué lors de la conférence de presse alors qu’on demandait au président kazakh s’il était vrai que ses partisans voulaient en faire un «président à vie». Faisant profil bas, le président kazakh a sans surprise évité de répondre à la question. Il a, en revanche, apprécié les compliments de son homologue français. «On n’est pas là pour faire plaisir à quelques intellectuels des beaux quartiers de Paris», résume-t-on dans l’entourage de Sar­kozy.

Dans le huis clos des entretiens, le président français a poussé son homologue à «envoyer des signes» avant de prendre la présidence de l’OSCE. «C’est votre intérêt national et personnel de traiter ces dossiers importants pour aborder le début de l’année de manière positive», a expliqué Sarkozy à Nazarbaïev. Il lui a soumis le cas d’Evgueni Jovtis, un défenseur des droits de l’homme condamné à quatre ans de prison pour avoir tué un piéton dans un accident de la circulation au terme d’un procès qualifié de bâclé. Avant de rentrer à Paris, Sarkozy a pris le temps de boire le thé dans la résidence privée de son NOUVEL ami Kazakh.

D’après: http://www.lefigaro.fr

Abdullah Gül : «C’est à la Turquie de se transformer». C’est ça, c’est ça…

Filed under: immigration,islam,islamisation,musulmans — francaisdefrance @ 13:55

Il est sympa, le président de la Turquie. Mais quand on sait que son actuel premier ministre (qui est en fait celui qui dirige seul la Turquie…), Erdogan, a été capable de dire:

« Les minarets sont nos baïonnettes. Les coupoles, nos casques et les mosquées nos casernements. » , un poème tres connu d’un des maitres de l’islamisme turc.

A savoir:

« La Turquie est à 99 % musulmane et c’est avant tout notre religion qui nous relie les uns aux autres », a déclaré le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. La République turque est selon l’article 2 de sa Constitution « un État de droit démocratique, laïque et social, respectueux des droits de l’homme dans un esprit de paix sociale, de solidarité nationale et de justice, attaché au nationalisme d’Atatürk ». L’article 1er de la Constitution française défend les mêmes principes. Ni l’islamiste nationaliste, Erdogan, ni le chanoine du Latran Sarkozy ne respectent le principe constitutionnel de la « laïcité de leur État ».

Depuis l’arrivée au pouvoir du parti néo-islamiste de la Justice et du Développement (AKP), la Turquie semble de nouveau choisir la voie religieuse de la réislamisation. Erdogan a déjà prouvé plus d’une fois que sa « pensée politique » n’est pas celle d’Atatürk, sauf en ce qui concerne son « nationalisme ». La laïcité jusqu’à présent défendue par l’armée turque, est aussi mise en danger par l’Union européenne, qui exige que l’armée turque ne s’occupe plus que des questions militaires. Il suffira à Erdogan de nommer quelques généraux islamistes pour que l’armée ne soit plus le « gardien » de la laïcité.

L’entrée de la Turquie dans la Communauté européenne ne va pas laïciser plus la Turquie, mais accélérer l’islamisation irréversible de l’Europe. La Charia finira par remplacer la C.E.D.H., et ce n’est pas sur le chanoine du Latran, Sarkozy, qu’il faudra compter pour éviter cette évolution politique catastrophique.

L’islamisation de l’Europe est déjà sérieusement en voie de réalisation. Il suffit de regarder la Grande-Bretagne avec une dizaine de tribunaux islamiques qui existent de facto, et prononcent des divorces en conformité avec le droit canonique. Pas moins de 40 % de musulmans seraient favorables à l’introduction de la charia dans les zones musulmanes.[1]

L’archevêque de Canterbury, Rowan Williams, estime déjà que l’application en Grande-Bretagne de certaines dispositions de la charia, le droit canonique est inévitable et nécessaire pour la cohésion sociale des musulmans. Il préconise ainsi la différence des droits pour chaque communauté en raison de sa religion respective et demande des tribunaux islamiques. Cela suppose ipso facto qu’il y aura aussi des tribunaux hindous, sikhs, bouddhistes, judaïques, protestants, Jéhovah, mormons, scientologues, et le Vatican rétablira les Tribunaux de l’Inquisition (Le Vatican dispose de 5 siècles de jurisprudence inquisitoire et sait comment allumer les bûchers).

L’archevêque oublie délibérément les athées. Devront-ils comparaître devant un tribunal religieux, lequel ? Le tribunal chrétien de l’Inquisition comme le tribunal islamique, les condamneront à mort pour « athéisme », délit impardonnable dans le Coran comme dans la Bible.

Erdogan savait qu’il avait besoin de la religion pour arriver au pouvoir et s’y maintenir, tout comme le chanoine du Latran Sarkozy. En « bon islamiste », Erdogan déclarait en 1999 : « Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées nos casernes et les croyants nos soldats. »

Peut-on rappeler à l’islamiste Erdogan, ainsi qu’au chanoine Sarkozy, les paroles d’Atatürk : l’homme qui a besoin du secours de la religion pour gouverner n’est qu’un lâche.[2]

Selon Erdogan, l’islam est le « ciment », le principal facteur d’unité du peuple. Ce n’est donc pas la laïcité de l’État qui assure cette unité, mais l’islam.

En 1986, le parlement turc a voté une loi punissant de six mois à deux ans de prison « les insultes à la religion musulmane, Allah et son prophète ». Soyez donc prudent en allant en vacances en Turquie. Exprimer son opinion dans un pays musulman est suicidaire, et cela le devient aussi de plus en plus en Europe où les menaces et les fatwas se multiplient. Sanctionner le blasphème est une peine moyenâgeuse violant l’article 9 (liberté de pensée) et l’article 10 (liberté d’expression et d’opinion) de la C.E.D.H. Les pays qui maintiennent ce délit dans leur arsenal pénal ne sont que des pseudodémocraties.

L’enseignement coranique a été rendu obligatoire dans les écoles turques en 1982.

Le 31.7.2001, la Cour européenne des droits de l’homme a estimé la charia incompatible avec la C.E.D.H., mais l’archevêque de Canterbury se moque de cette convention et de nos libertés fondamentales. Le 29.6.2004, la Cour Européenne a aussi décidé que l’interdiction du foulard islamique dans les écoles publiques ne violait pas la liberté religieuse.

Le 18.11.2005 la Cour européenne a jugé que l’interdiction du port du foulard islamique dans les universités turques n’était pas contraire à la C.E.D.H.

En visite au Danemark, Erdogan a dit « Je suis stupéfait de cette décision. La C.E.D.H. n’est pas habilitée à s’exprimer sur ce sujet. Ce droit appartient aux oulémas. Il n’est pas approprié que des personnes sans rapport avec ce domaine décident sans en référer aux spécialistes de l’islam. » Erdogan trouve donc que la loi islamique prime sur le la loi européenne[3] et que les oulémas sont placés au-dessus de la Cour européenne. Il rejette ainsi la « laïcité » de l’État turc.

Erdogan avance à petits pas dans sa politique d’islamisation de la Turquie. Le 9.2.2008, Erdogan a fait voter par le parlement turc, la légalisation du voile dans les universités. Les oulémas doivent être satisfaits. L’AKP essaie de réintroduire le voile islamique partout et il a déjà obtenu satisfaction pour les universités, le reste suivra. De plus en plus de filles turques portent le voile ou le foulard, comme la femme et la fille d’Erdogan. Les écoles religieuses se multiplient en Turquie et accueillent environ 500.000 élèves.

Il est vrai qu’Erdogan peut prendre « l’Union européenne » comme exemple. Aucun pays européen, à part la France, n’a osé interdire dans les écoles le voile ou le foulard par une loi ou un décret, et l’interdiction française ne concerne que l’enseignement public, mais pas l’enseignement universitaire ou privé. En Belgique, les socialistes et les écolos défendent le port du voile ou du foulard même par les fonctionnaires dans les administrations et utilisent les arguments des islamistes pour justifier leur attitude. (Le voile et le foulard islamiques, c’est l’identité de la femme musulmane émancipée).

Dans l’affaire des 12 caricatures danoises, Erdogan a estimé que personne ne doit être libre d’attaquer le prophète Mahomet et qu’il y a lieu d’imposer des limites à la liberté de la presse. Peut-on alors encore dire que Mahomet avait un « harem » ? Il a même déclaré devant le Conseil de l’Europe à Strasbourg que l’islamophobie est un crime contre l’humanité. L’islam, au lieu d’être une religion, une idéologie totalitaire, est donc bien « une race » selon Erdogan. Avec le nombre de sectes devenant des religions, les races se multiplient rapidement.

Erdogan a également critiqué vivement la notion « d’islam modéré ». « Ces descriptions, a-t-il déclaré, sont laides, c’est une offense et une insulte à notre religion. Il n’y a pas d’islam modéré ou immodéré. L’islam est l’islam, c’est comme ça. »[4]

Erdogan a raison, il n’y a pas d’islam modéré, il n’y a qu’un seul islam parce qu’il n’y a qu’un seul Coran et celui-ci est immodéré, inhumain, raciste, fanatique, intolérant et criminogène. Comme le Coran c’est l’islam, il ne peut donc être qu’immodéré. Celui qui veut y changer quelque chose est toujours un apostat, parce que le Coran est immuable et non interprétable, ce que confirment plusieurs sourates : Les paroles de ton Seigneur sont le comble de la vérité et de la justice. Nul ne peut changer ses paroles (Sourate VI, 115). Il y a bien des musulmans modérés, mais aussi des musulmans immodérés, fanatiques, qui appliquent le Coran littéralement. Ces fanatiques sont immodérés parce qu’ils se conforment à la lettre au Coran immodéré, qui incite à haïr les infidèles et à les exterminer.

Anne-Marie Delcambre, auteure de l’Islam des Interdits et de la Schizophrénie de l’Islam, etc. rappelle cette évidence : il faut avoir le courage de dire – au risque de choquer – que « l’intégrisme n’est pas la maladie de l’islam, il en est l’intégralité », les seuls « vrais musulmans » sont les intégristes, parce qu’ils sont les seuls à suivre, à la lettre, le texte sacré du Coran.

Dans son discours ethnique à Cologne devant près de 20 mille Turcs, Erdogan a qualifié l’assimilation des immigrés de crime contre l’humanité, ce qu’il a ensuite encore répété le 12.2.2008 devant le parlement turc. Il a mis les Turcs en garde contre une trop grande adaptation ou intégration et contre la perte de leur identité turque. Il a demandé l’ouverture d’écoles et d’universités turques en Allemagne où l’intégralité de l’enseignement serait réalisée en langue turque, afin de respecter les différences. Il est prêt à envoyer des professeurs turcs en Allemagne. Les Turcs peuvent apprendre l’Allemand, mais ils doivent rester Turcs, maintenir leur culture turque qui doit primer. En Allemagne vivent environ 2,7 millions de Turcs dont un million a déjà la double nationalité (allemande et turque). On entend souvent que les immigrés se plaignent de ne pas être vraiment reconnus comme des autochtones bien qu’ils aient obtenu la nationalité du pays ou qu’ils sont nés dans le pays. Il y a là une contradiction. On ne peut publiquement exhiber qu’on appartient à une autre communauté, qu’on ne désire pas s’intégrer et puis se plaindre de ne pas être reconnus par la population autochtone.

La double nationalité est une aberration politique. Cela empêche une véritable intégration parce que le lien avec le pays d’origine reste entier. On voit des parlementaires ou ministres belges d’origine turque aller faire leur service militaire en Turquie. Ils prêtent serment de fidélité à la République turque et en même temps ils prêtent serment de fidélité au Royaume de Belgique pour pouvoir y exercer des mandats politiques. C’est tout à fait contradictoire. On ne peut être fidèle à deux pays et à deux régimes politiques différents à la fois. Un autre prophète le rappelle : Nul ne peut servir deux maîtres à la fois, dit le mythique Jésus (Mt. 6,24). Que se passerait-il en cas de conflit ? Si l’assimilation est un crime contre l’humanité selon Erdogan, les Turcs à double nationalité restent plus turcs qu’allemands et ils choisiraient donc le camp turc en cas de conflit.

Erdogan ne veut pas que les Turcs s’assimilent. Selon le Petit Larousse, assimiler veut dire « intégrer des personnes à un groupe social, s’assimiler c’est se considérer comme semblable à quelqu’un ». Ou bien on accepte cette assimilation ou sinon on risque de ne pas être considéré comme semblable. Toute intégration ne peut logiquement conduire qu’à l’assimilation, sinon l’immigration provoque des problèmes insolubles. Si chacun veut vivre entièrement de la même manière que dans son pays d’origine avec ses us et coutumes, avec les vêtements qu’on y porte, avec la culture d’origine, les lois de son pays d’origine, et cela de père en fils, une telle société ne peut finir que dans le chaos et les conflits ethniques et religieux. C’est apparemment ce que désire Erdogan, en qualifiant l’assimilation des immigrés de crime contre l’humanité.

La communauté turque grandira très rapidement lorsqu’elle fera partie de l’Union européenne. De 2,7 millions, ils seront alors vite 5 ou 6 millions ? L’islam interdit de changer de religion, et Erdogan interdit aux Turcs de devenir réellement des Allemands en Allemagne. Comme les Kurdes, ils demanderont alors en Allemagne plus d’autonomie ou l’indépendance (mini-état allemand).

Erdogan ignore manifestement ce qu’est un crime contre l’humanité et ce ne sont pas les oulémas qui vont le lui expliquer, il ferait bien de lire l’article 6, C de la Charte du tribunal militaire de Nuremberg et l’article 7 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale de 1998.

Atatürk disait « Messieurs les citoyens, sachez bien que la République turque ne peut être le pays des cheiks, des derviches, des disciples, des adeptes. Le chemin le plus droit est celui de la civilisation. » Il est temps qu’Erdogan relise la doctrine politique d’Atatürk, au lieu de prétendre qu’il ne faut pas tenir compte de ce que dit la Cour européenne, mais de ce que pensent les oulémas.

Erdogan l’islamiste, comme Sarkozy, le chanoine du Latran, devraient lire aussi « God is not Great : How Religions poisons Everything » de Christopher Hitchens. Celui-ci rappelle dans une interview que la religion est criminelle, parce qu’elle tue à Belfast, Beyrouth, Bombay, Belgrade, Bethléem, Bagdad, etc., parce qu’elle propage une image mondiale archaïque et totalitaire, parce qu’elle est irrationnelle et défend aux gens des choses tout à fait insensées comme l’interdiction de manger du porc, parce qu’elle interdit les préservatifs, les vaccinations, parce qu’elle propage des mensonges sur l’origine de l’homme, parce qu’elle discrimine les femmes et les mutile (excisions), parce qu’elle diabolise le droit à vivre sa sexualité, parce qu’elle produit exactement le contraire de ce qu’elle promet : tristesse, angoisse, soumission, et non pas l’ouverture et l’autonomie.[5]

Le cheval de Troie islamique pénétrant l’Union européenne n’est peut-être pas une métaphore et encore moins un mythe. C’est au contraire, probablement, le facteur décisif qui fera basculer l’Europe dans une islamisation plus rapide et irréversible. Erdogan n’est pas Atatürk, mais peut-être bien le rusé Ulysse, voulant islamiser l’Europe, n’acceptant pas que les Turcs deviennent de vrais Allemands. Ils doivent rester de « vrais patriotes turcs musulmans » en Allemagne de génération en génération.

Le crime contre l’humanité ce n’est pas l’assimilation des immigrés Monsieur Erdogan, mais l’introduction de loi islamique barbare, autrement dit la Charia, en Europe et dont est chargé le Conseil Européen de la Fatwa, établi à Londres.

Ce Conseil agit en violation de la C.E.D.H. et des lois démocratiques de la Grande-Bretagne. Il devrait être dissous parce que contraire à l’ordre public national et international. Qu’un tel conseil doive être dissous est confirmé par l’Arret du 31.7.2001 de la Cour européenne dans l’affaire Refah. Un parti ou une association ne peut selon cet arrêt avoir l’intention d’établir un système multijuridique fondé sur la discrimination selon les croyances, instaurer la loi islamique (charia) qui se démarque nettement des valeurs de la Convention et l’État concerné peut raisonnablement empêcher la réalisation d’un tel projet politique, incompatible avec les normes de la Convention, avant qu’il ne soit mis en pratique par des actes concrets risquant de compromettre la paix civile et le régime démocratique dans le pays.[6] L’archevêque de Carterbury compromet la paix civile et porte atteinte à la démocratie dans son pays. Erdogan compromet la paix civile en Allemagne par ses discours nationalistes et intégristes.

Ca laisse pensif… En fait, c’est l’éventuelle entrée de la Turquie dans l’UE qui rend presque « aimable » Abdullah Gül. Normal, cet homme veut tout faire pour paraître un ami de l’Europe. C’est de bonne guerre; mais malsain.Il est même prêt à reconnaître le génocide Arménien (entre 800 000 et 1 200 000 victimes de l’islam de Turquie, selon les sources…). On a le droit d’y croire… Mais le problème est, qu’une fois un pied dans l’UE, la Turquie montrera un tout autre visage… On parie?

FDF

Propos recueillis à Ankara
06/10/2009

« Je suis le seul chef d'État parmi les alliés à dialoguer à tous les niveaux avec les Iraniens, y compris les leaders religieux», souligne Abdullah Gül,à propos du dossier du nucléaire iranien.
« Je suis le seul chef d’État parmi les alliés à dialoguer à tous les niveaux avec les Iraniens, y compris les leaders religieux», souligne Abdullah Gül,à propos du dossier du nucléaire iranien.

Attendu à Paris mercredi soir, le président turc inaugure jeudi avec Nicolas Sarkozy l’exposition « De Byzance à Istanbul » au Grand Palais, dans le cadre de la Saison de la Turquie en France et dans un contexte de relations tendues entre les deux pays. Pour lui, le processus de négociation avec l’UE est dissocié de la décision finale sur l’adhésion.

LE FIGARO. – Vous arrivez aujourd’hui en France, le pays qui refuse le plus explicitement l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne : qu’avez-vous à dire au président Sarkozy à ce sujet ?
Abdullah GÜL. – Je viens en France dans le cadre de la Saison de la Turquie : ce sont plus de 400 manifestations qui vont permettre au public français de mieux connaître l’art, la culture et le visage moderne de la Turquie. Bien entendu, je vais aussi m’entretenir avec le président Sarkozy et les principaux responsables français afin de faire évoluer les relations bilatérales. Il est normal que des pays aient des points de vue différents sur certains sujets, mais il ne faut pas oublier que nos relations sont profondément enracinées et reposent sur une convergence d’intérêts. Je ne vois aucun conflit d’intérêts entre nous.

Vos diplomates se plaignent pourtant de relations tendues ?
Je ne pense pas que ce terme soit approprié. Sur le terrain, notre coopération est très vaste. Nous sommes le 12e client de la France et elle est notre 16e fournisseur. La France exporte plus en Turquie qu’au Japon.

Est-ce à dire que la question européenne est secondaire ?
Je constate qu’il y a un malentendu sur ce sujet. Mais je ne souhaite pas trop m’y attarder. Pour moi, le processus de négociations avec l’UE vise à ce que la Turquie s’améliore et atteigne des normes européennes. C’est à nous qu’incombe ce travail. On peut y parvenir en ouvrant de nouveaux chapitres (de l’acquis communautaire, NDLR) ou sans cela. C’est à la Turquie elle-même qu’il appartient de se transformer. Quand nous adoptons les normes communautaires, cela renforce la démocratie et l’économie turques. Pour moi, c’est l’essentiel, et peu importe le scepticisme de certains.

Le rejet d’une partie de l’Europe ne complique-t-il pas les réformes ?
C’est le principal problème. Le processus est difficile à court terme, mais très bénéfique à long terme. Le jour où nous l’aurons achevé, la Turquie sera très différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Peut-être alors cette Turquie-là surmontera-t-elle les doutes des Français et d’autres. Ou peut-être les Turcs ne voudront-ils plus de l’Europe, peut-être préféreront-ils la voie choisie par la Norvège…

D’Israël à l’Iran et à la Russie, vous essayez de mener une diplomatie indépendante : votre pays cherche-t-il un nouveau point d’ancrage hors de l’UE ?
Nous avons toujours essayé de contribuer à une résolution pacifique des problèmes dans notre région. Mais nous sommes un des plus anciens membres de l’Otan, nous avons quasiment toujours soutenu les déclarations de politique étrangère de l’UE… La Turquie reflète le soft power de l’Europe dans toute cette région.

Sur le dossier du nucléaire iranien, comment pouvez-vous contribuer à une solution diplomatique ?
Nous participons déjà au processus de négociations. Nous avons avec l’Iran un dialogue sincère, ouvert et honnête. Je suis le seul chef d’État parmi les alliés à dialoguer à tous les niveaux avec les Iraniens, y compris les leaders religieux.

Êtes-vous hostile à de nouvelles sanctions contre l’Iran ?
Nous sommes contre les armes nucléaires dans notre région. Nous avons toujours appliqué les résolutions de l’ONU, mais je pense que nous avons un rôle un peu différent en tant que voisins de l’Iran. Pour nous, il est essentiel que la solution soit diplomatique et pacifique.

Certains parlent, au sujet de l’AKP (1), de «post-islamisme» : votre parti a-t-il été transformé par sept ans de pouvoir ?
En tant que président, je dois respecter une scrupuleuse neutralité, même si je suis l’un des fondateurs de l’AKP. Cela dit, nous n’avons jamais envisagé de créer un parti islamiste. Un parti qui se réclamerait de la seule religion ne rendrait service ni à celle-ci ni au pays. Respecter la liberté religieuse et les valeurs morales, c’est un tout autre sujet : c’est le propre d’un parti conservateur. La religion est un choix personnel. La Turquie est un pays laïc qui respecte l’État de droit.

Vous vous êtes personnellement engagé en faveur de la réconciliation avec les Kurdes et de la normalisation avec l’Arménie : qu’est-ce qui vous pousse à aborder ces tabous de la société turque ?
Mes convictions démocratiques. Lorsqu’on élève les standards de la démocratie, tous les citoyens en bénéficient et les évolutions se font naturellement.

Au-delà des mesures déjà prises en faveur des droits civiques et culturels des citoyens kurdes, une amnistie est-elle envisageable pour mettre fin à la rébellion du PKK (2) ?
Ceux qui ont recours au terrorisme ne représentent pas nos citoyens d’origine kurde. Je ne vois aucune justification au terrorisme en Turquie. Mais la « loi du retour à la maison » permet déjà aux militants de déposer les armes et de rentrer chez eux, ce que beaucoup ont fait.

Le rétablissement des relations diplomatiques avec l’Arménie doit être signé le 10 octobre. Pour arriver à une normalisation complète et à l’ouverture de la frontière, êtes-vous prêt à aborder la question du génocide arménien ?
Nous souhaitons l’établissement d’une commission historique pour établir les faits.

Pour vous, ceux-ci ne sont pas établis ?
Non, bien sûr. Ces événements ont eu lieu il y a cent ans. Certes, il y a eu des souffrances tragiques et déplorables, mais des souffrances mutuelles. Si on ne tenait compte que des animosités passées, la France et l’Allemagne ne seraient pas alliées aujourd’hui. Notre objectif est la paix, la stabilité et la coopération dans toute cette région, pour l’avenir de nos enfants.

(1) Parti de la justice et du développement

(2) Parti des travailleurs du Kurdistan