Francaisdefrance's Blog

07/08/2009

Pouvons-nous accepter le foulard contre la burqa ? Pouvons-nous accepter la peste contre le choléra ?

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 18:05
Dans une tribune parue dans « Le Monde » du 1er Août, M.Khosrokhavar nous dévoile quelques conseils pour « favoriser un islam modéré » en France.

Extrait :
La France doit favoriser un islam modéré. La loi sur les insignes religieux de 2004 a établi la paix dans l’école publique. Mais à quel prix ? Elle a totalement délégitimé le foulard dans tout l’espace public, y compris la rue. Dans toute manifestation officielle, le foulard est banni comme étant antirépublicain mais, dans la rue où il est toléré, il est désormais « illégitime » sans être « illégal ». On y perçoit, tour à tour, l’expression d’un système patriarcal, le signe d’un fondamentalisme impénitent ou encore le symbole d’un archaïsme et d’un traditionalisme qui n’ont rien à voir avec la modernité française.

(Article publié le 01 Août 2009

Par Farhad Khosrokhavar
Source : LE MONDE)

Dès le début, il remet en question la loi de 2004 qui aurait « totalement délégitimé » le foulard. Il suggère donc la légalisation du foulard contre la burqa  car en France, « on » perçoit dans le foulard « l’expression d’un système patriarcal…ou le symbole d’un archaïsme » nous dit-il.

Qui est ce « on » ? Farhad Khosrokhavar se garde bien de préciser la nature de ce pronom personnel indéfini… En vérité, ce sont des femmes, iraniennes, algériennes, égyptiennes, somaliennes, afghanes, bangladeshis, …en lutte contre le voile dans leur pays, obligées de quitter leur pays pour trouver refuge en France et qui ont été soulagées par cette loi.

Pourquoi luttons-nous contre l’envoilement des femmes, quelle que soit sa forme et son appellation : foulard, burqa, héjab, tchador, néghab, …Pourquoi ?

Réellement le voilement des femmes est un outil pour contrôler le corps, le comportement et la sexualité du corps féminin.

Mr Khosrokhavar écrit « On oublie entre-temps que le foulard peut, comme tout symbole religieux, changer de sens au cours de l’histoire »

Or le voile, dit « islamique » est antérieur de plusieurs millénaires au prophète Mohamad. Ce sont les Assyriens qui ont commencé à l’appliquer aux filles d’hommes libres, à leurs épouses et concubines ainsi qu’aux hiérodules (prostituées sacrées) mariées.
Inversement, le voile était interdit aux hiérodules non mariées, aux prostituées non sacrées et aux femmes esclaves. Prohiber ou imposer le voilement aux femmes, le sens est le même : avoir du contrôle sur leur corps.

Ce contrôle du corps des femmes mène aussi symboliquement à la maîtrise de toute la société. L’Iran en est un bon exemple : Khomeiny, seulement dix huit jours après avoir récupéré le pouvoir, imposait le port du voile aux femmes !

Depuis 30 ans, dans une cérémonie étatique, la « fête de l’obligation », l’état islamiste enferme les fillettes dès l’âge de 9 ans dans la prison du héjab. Il n’y a que deux solutions pour s’en libérer : l’exil ou la mort !

Khosrokhavar ajoute « la délégitimation du foulard dans l’espace public a eu d’autres conséquences : des femmes portant le voile et revendiquant leur modernité ont, en grande partie déserté la France où leur vie religieuse et professionnelle devenait infernale. » (sic)

Je ne sais pourquoi cette mauvais foi de la part de Mr Khosrokhavar !
D’une part, le port du voile n’est interdit que dans l’école publique et laïque mais pas dans tout l’espace public. Les universités, les hôpitaux, les écoles privées, les centres socio-culturels restent des espaces non réglementés. Tous les départements universitaires, y compris le département d’«  études féministes », sont investis par le voile.

Plus important, je pense que Mr Khosrokhavar ne sait pas ce que veut dire pour une femme d’« avoir une vie infernale ». Peut-être pourra-t-il s’enquérir auprès de Taslima Nasreen, obligée à l’exil et à une vie cachée car condamnée à mort par les islamistes, ou auprès des milliers d’algériennes contraintes à subir les violences des islamistes ou l’exil.

En Iran, en 2008, le régime islamiste dans le cadre de « la politique sécuritaire (!) » a procédé à l’arrestation de 113 000 femmes par la police des m¦urs, qui les accusait d’être « mal voilées ! ».

Les coups de fouet, la prison, le viol, la torture, la mort, ce sont les châtiments encourus par de millions de courageuses iraniennes qui refusent l’envoilement !

On aurait pu penser que M. Khosrokhavar, connaissant ce qui se passe en Iran contre les femmes,  aurait évité de dire qu’en France « les femmes voilées souffrent ».

Il continue pourtant: « cet état de fait (l’interdiction du foulard à l’école) apporte paradoxalement de l’eau au moulin des groupes fondamentalistes ou sectaires ». Ce raisonnement nous mène à nous poser une question : pouvons-nous, pour éviter un mal pire, se résoudre à un mal moindre?

La réponse à cette question nous ramène au c¦ur du débat : c’est la question du regard de l’islam sur la femme.

L’envoilement de la femme n’est pas l’affaire de fondamentalistes ou de n’importe quelle secte islamiste, comme le prétend Mr Khosrokhavar.

L’expérience iranienne, à l’image de la quasi totalité des pays dits musulmans, montre que l’islam, en contrôlant le corps des femmes, phagocyte toute la société.

L’islam, lorsqu’il sort de son domaine de la foi et de la croyance individuelle, lorsqu’il s’impose dans l’espace public, devient totalitaire et à visée expansionniste.

Pour combattre la burqa, il ne faut surtout pas promouvoir le voilement. Il faut simplement changer son point de vue sur la chose. Il faut laisser ses lunettes de mâle et voir dans l’envoilement des femmes non pas une signification « individuelle d’un symbole religieux » mais la mise en ¦uvre d’une idéologie de domination masculine ancestrale.

L’étape qui suit l’envoilement est l’emmurement des femmes, voire leur emprisonnement (en Iran, en Afghanistan, en Arabie saoudite…) Nous ne pouvons pas combattre la burqa par le foulard comme le propose malignement M.Khosrokhavar.

Sous prétexte de défendre l’islam modéré, ceux qui ont ce genre de discours nient la réalité de l’humiliation et de la souffrance imposées aux femmes par le voilement et tout ce qu’il entraîne.

Les quelques converties qui cherchent l’exotisme dans le voilement, qui revendique leur libre choix nient l’aspiration libératrice de celles qui ne peuvent que subir. L’islam, plus que n’importe quelle religion, a besoin d’apprendre à ne s’occuper que de la foi et de laisser la gestion de l’espace public aux citoyennes et citoyens.

Il ne faut pas laisser le sort des femmes dans les mains d’une religion, quelle qu’elle soit.

Les femmes n’ont d’avenir que dans leur combat pour l’égalité des sexes.

aout 2009
Ann assieh PAK
Féministe Iranienne

On préfère donner des subventions déguisés aux mosquées. Paris refuse de financer l’une des plus grandes découvertes archéologiques…

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 18:02

La découverte a beau être exceptionnelle, c’est d’ailleurs la plus importante de ces trente dernières années, les fouilles seront recouvertes avec un remblai spécifique avant d’être abandonnées, faute de financement.

L’opération nécessitera l’emploi d’un bulldozer à chenilles larges, afin de ne pas rouler sur le sol meuble de la nécropole. Aux yeux bien tristes des archéologues, ces méthodes de conservations des vestiges constituent la meilleure solution d’attente avant une hypothétique reprise des fouilles. Retour sur un véritable scandale.

A Rosières-aux-Salines, sur une zone de sable s’étendant sur plus de 150 hectares, une gigantesque nécropole gallo-romaine a dernièrement été retrouvée. Près de 300 tombes ont à l’heure actuelle été recensées, de nombreuses autres attendent encore impatiemment qu’on les découvre. Les spécialistes sont absolument convaincus qu’une ville antique dense, comme le Toul de l’époque, devait se trouver à proximité. Or, nul écrit n’en fait mention. La mystérieuse cité reste donc à exhumer. Les archéologues pensent que ses vestiges doivent être enfouis sous la forêt qui jouxte la zone sableuse. La ville disparue devait certainement être située à un important carrefour commercial portant sur le sel, l’or blanc lorrain. La découverte de vases funéraires en provenance d’Italie en est la preuve.

Le problème, c’est que le site a été trop vite classé sans intérêt. Depuis, l’Etat français, bien embarrassé par l’ampleur et le caractère exceptionnel de la découverte, fait la sourde oreille, faute d’avoir provisionné les 800 000 euros nécessaires pour financer une nouvelle campagne de fouilles qui devrait durer deux ans. Et le plan de relance, il est où là ? Si ces fonds ne sont pas débloqués, le site sera recouvert et 90% des vestiges seront perdus. Pourtant, pour sauver ce qui peut encore l’être, les archéologues envisagent de protéger les sépultures par une bâche géotextile, puis de les ensevelir sous un mètre de terre. Le maire de Rosières a décidé d’entamer une longue marche pour sensibiliser les élus du secteur. Pour le moment en vain. Encore un nouvel affront fait à la Lorraine, une nouvelle injure faite à notre passé et à notre patrimoine. Paris ne veut vraiment que nous enterrer.

Victoire!

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 17:58

Pays Basque

Le projet de mosquée de Bayonne attaqué

06/08/2009

Machja NICCI

Alors que les travaux de la mosquée de Bayonne sont bien engagés, le Comité de défense des paysages français vient de déposer un recours auprès du tribunal administratif de Pau pour demander l’annulation du permis de construire. Lorsqu’on lui demande pourquoi ce recours est déposé aujourd’hui alors que le permis a été délivré par la ville en 2008, Louis-Pierre Clémenti, le président du Comité, rétorque que «les citoyens n’étaient pas au courant puisque tout a été fait en catimini».

Sur la forme, il évoque une «non-conformité du panneau d’affichage sur le chantier par rapport au permis de construire». D’après lui, il aurait dû stipuler ce qui doit être bâti alors qu’il ne mentionnerait que la construction «d’un ensemble cultuel et culturel».

Sur le fond, il tient à rappeler l’importance de «la laïcité de la république». Pour lui, «les officiels ne doivent pas aider les religions, quelles qu’elles soient». Or, il estime «qu’en vendant le terrain 10 euros le m2 à l’association des Musulmans de la Côte basque, la mairie lui a fait un cadeau».

Architecturalement parlant, c’est surtout la construction du minaret qui le gêne. Idéologiquement aussi d’ailleurs, puisqu’il déclare être convaincu que «la mosquée de Bayonne n’est qu’un élément de l’établissement de l’Islam en Europe». Il dit également «ne pas comprendre, alors que des églises ont fait taire leurs cloches dans certaines villes pour ne pas déranger les riverains, qu’on puisse accepter d’être réveillé à 5 heures du matin par le muezzin».

Liberté de penser… et de culte

Interrogé sur ces propos, Abdou Diakhité, Bayonnais musulman, reste serein. Pour lui, «chaque homme est libre de penser ce qu’il veut. Réagir à des propos qui dérangent, donnerait de l’importance à ceux qui les ont énoncés».

Il précise qu’une mosquée a été demandée car «c’est un droit (…) Sinon, nous n’aurions rien exigé, même si nous payons nos impôts ici». Il pense qu’au-delà d’un lieu de culte pour les musulmans, la mosquée pourra également servir à recevoir, lors de journées portes-ouvertes, ceux qui se posent des questions sur l’Islam. Il parle notamment de la confusion faite entre Islam et Islamisme, «outil politique utilisé pour le pouvoir».

Pour ce qui est du muezzin à 5 heures du matin, il réplique «que les musulmans savent à quelle heure ils doivent aller à la mosquée ; ils n’ont pas besoin d’être appelés, surtout dans une contrée non musulmane (…) Nous savons ce qui peut déranger et l’Islam enseigne de ne pas offenser ses proches. En attendant la fin des travaux, nous nous retrouvons dans les sous-sols de la ZUP où nous ne gênons personne».

De son côté, Alexandre Courtois, l’un des associés du cabinet d’architectes chargé de la réalisation du bâtiment, qualifie la réaction du Comité de «minable». Il raconte que «ce n’est pas la première fois qu’il y a des réactions contre l’édification de la mosquée. (…) Nous avons même reçu des lettres de menaces». Il trouve «normal que les musulmans de la Côte basque aient leur lieu de culte».

Quant à la mairie de Bayonne, elle n’avait pas encore assez d’éléments hier concernant le recours déposé pour se prononcer.