Francaisdefrance's Blog

19/07/2009

La culture islamique de l’Europe, un Armageddon culturel en perspective ?

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 16:02

L’édition d’aujourd’hui du National Post contient un article de Philip Marchand sur l’islamisation de l’Europe. Marchand analyse la pensée de Christopher Caldwell, un chroniqueur américain qui a récemment publié un ouvrage sur le sujet. Pour Caldwell, la culture européenne en proie à la culpabilité est vulnérable à l’invasion migratoire de la culture islamique dominée par le blâme. Cette rencontre de cultures antagonistes pourrait s’avérer fatale, ou offrir à l’Europe une opportunité de renouer avec ses racines fondées sur le christianisme. On peut être en désaccord avec les conclusions de Caldwell, mais son analyse contribue certainement à enrichir la réflexion.


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La culture islamique de l’Europe

National Post, le 17 juillet 2009 : L’argument avancé par Christopher Caldwell dans son livre Reflections on the Revolution in Europe : Immigration, Islam and the West (Knopf) est simple. «La decision de l’Europe d’accueillir des millions d’étrangers a été prise à une époque où elle n’était pas saine de corps et d’esprit, dans un paysage politique marqué par Hitler et Staline», écrit Caldwell. Les élites d’après-guerre en Europe de l’ouest pensaient que les immigrants combleraient les pénuries de main-d’œuvre à court terme puis rentreraient chez eux. « Jamais personne n’avait imaginé qu’ils pourraient un jour bénéficier de l’aide sociale ou qu’ils conserveraient les habitudes et la culture des villages du sud, des clans, des bazars et des mosquées. »

L’Europe de l’ouest a ouvert ses portes à un vieil ennemi pour des avantages économiques mineurs – les « travailleurs invités » turcs en Allemagne de l’ouest ont été embauchés dans des industries obsolètes telles que les mines de charbon. La moitié des immigrants étaient des musulmans baignant dans une religion peu compatible avec la culture sécularisée des pays d’accueil marquée par l’hédonisme, la culpabilité et les droits de l’homme. Pour diverses raisons, y compris la haine de soi morale résultant d’une histoire de colonialisme et du souvenir de l’Holocauste, ces pays ont été incapables d’arrêter les flux d’immigrants. Dans le même temps, le taux de natalité des autochtones  européens continue de baisser, tandis que celui des immigrants, en particulier des musulmans, demeure élevé. Dans un pays comme la Suède, avec une population croissante de nouveaux arrivants extrêmement non-Suédois isolés dans des ghettos, n’occupant pratiquement aucun emploi et entretenant des contacts  limités avec l’ensemble de la société, un Armageddon culturel se profile à l’horizon.

De nombreux lecteurs s’opposeront probablement à la pensée de Caldwell là où il insiste que l’islam en Europe constitue une « culture antagoniste » dont les chefs religieux intimident les critiques et affichent une loyauté limitée au pays où ils résident. Au pire, la relation antagoniste débouche sur la violence, comme les émeutes dans les banlieues de Paris en octobre 2005. Ces banlieues demeurent des bastions de jeunes immigrés au chômage et sont marquées par ce qu’un maire français appelle « une architecture criminogène » – des HLM, note Caldwell, « parfaitement adaptés aux besoins des délinquants et des voyous ». Pour les résidents de ces HLM, l’islam n’est pas tant une religion qu’un cri de ralliement, malheureusement à l’encontre des Juifs, entre autres. Des hommes politiques français et des commentateurs à l’esprit libéral espèrent que de meilleures conditions de vie permettront d’apaiser cette fièvre et d’ouvrir la voie à un islam plus «modéré». Caldwell, cependant, insiste: «Pour l’instant, la modération de l’islam est un espoir, pas une réalité. »

Caldwell, un chroniqueur du Financial Times qui vit à Washington, n’est certainement pas bigot. « L’islam est une religion magnifique qui a aussi été, au cours des siècles, une culture glorieuse et généreuse», écrit-il. Mais il a les qualités d’un bon chroniqueur : une réticence à retenir ses coups. Il note, par exemple, que la position confuse de l’Union européenne sur l’immigration « signifie que la politique d’immigration pour l’ensemble de l’Europe de l’ouest a été déterminée par l’État qui s’adonnait à être le plus clément, le plus laxiste, le plus corrompu ou le plus moralisateur. »

Caldwell est en terrain sûr quand il insiste que la «diversité» signifie davantage qu’une ville remplie de restaurants ethniques colorés. Des cultures radicalement opposées se frottent les unes contre les autres. Une des raisons expliquant que l’immigration de masse a raisonnablement bien fonctionné aux États-Unis est que la majeure partie de cette immigration – généralement appelée Hispanique ou Latino – s’intègre relativement bien dans les mœurs dominantes aux États-Unis. « La culture latino ressemble, grosso modo, à la culture de la classe ouvrière américaine blanche d’il y a quarante ans » écrit Caldwell.

Cela aide vraiment quand les immigrants prient à la même église locale. Toutes les cultures sont fondées sur la religion au sens large – une culture bouddhiste sera très différente d’une culture où le système de croyance dominant est l’islam ou le marxisme-léninisme ou le type de mysticisme technologique qui caractérise certains pans de notre propre culture.

Depuis l’éclatement de l’empire romain, la culture traditionnelle de l’Europe était fondée sur le christianisme. Cette culture n’a jamais été monolithique, car le paganisme de l’Antiquité classique a toujours gardé son attrait, même pour les chrétiens dévots. La réaction aux guerres de religion européennes au 16ème siècle a également donné naissance au processus de sécularisation et au scepticisme au sein de la chrétienté. Caldwell cite un intellectuel israélien qui distingue ce qu’il appelle la « culture de la culpabilité » du christianisme de la «culture du blâme» de l’Islam, une distinction intéressante que je ne suis pas sûr de bien saisir. Je sais cependant que le christianisme a acquis une conscience troublée bien avant le 20e siècle et l’Holocauste. Ce dernier événement a toutefois été une catastrophe morale sans précédent qui a affaibli le christianisme et laissé une culture encore nominalement chrétienne grande ouverte à l’invasion d’une culture du blâme.

Caldwell ne s’aventure pas à prédire comment la tension entre l’Europe et ses immigrés islamiques sera finalement résolue. Il souligne toutefois que les cultures confiantes qui gardent contact avec le transcendant l’emporteront toujours sur les cultures matérialistes qui doutent d’elles-mêmes, ce qui est exact. Avant que l’Europe n’entame son agonie, l’islam pourrait bien lui rendre le service de l’encourager à réexaminer ses racines culturelles. «Partout où l’islam s’est affirmé au cours des dernières années, il a suscité des réflexions chez les chrétiens», écrit Caldwell. Il reconnaît lui-même, avec une admirable lucidité, la dette spirituelle que nous devons à l’islam moderne. «Les intellectuels occidentaux, avec leur traditionnelle hostilité à l’égard des réponses métaphysiques, ont noyé les questions métaphysiques les plus importantes», écrit-il. « Il doit être difficile pour quiconque de refuser d’être reconnaissant à l’islam d’avoir réhabilité ces questions. La rencontre récente avec l’islam, bien que douloureuse et violente, a été un apport d’oxygène dans la vie intellectuelle terne, ergoteuse et matérialiste de l’Occident. C’est une libération d’être à nouveau capable de parler de Dieu, même si c’est dans la langue de quelqu’un d’autre».

Source : Europe’s Islamic Culture, par Philip Marchand, National Post, le 18 juillet 2009

Ain : une “cellule de veille des actes anti-musulmans”.

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 11:46

A quand une « cellule de répression » des actes anti-muzz? la charia, quoi…

18 juillet 2009

Bientôt, très bientôt, ne pas aimer les musulmans et leur « religion d’amour et de tolérance »sera un crime. C’est déjà un délit… Dites, les Français, vous comptez vous laisser faire longtemps?


Ain : la cellule de veille des actes anti-musulmans est en place. Présidée par le procureur général à la cour d’appel de Lyon, cette cellule affiliée au CRCM de Rhône-Alpes réunit des magistrats et des responsables communautaires musulmans.

«La finalité, c’est le mieux vivre ensemble» déclare Toufik Chergui.

Elle a pour mission de signaler aux autorités judiciaires toute infraction à connotation anti-musulmane.  Dans l’Ain, chaque association, chaque mosquée doit désigner un rapporteur des actes anti-musulmans à la cellule.« «Attention, il ne s’agit pas de faire une chasse aux sorcières. On veut lutter contre la banalisation de ces actes. Pour les plus graves, la réponse doit être judiciaire (…) Il s’agit d’éviter que les victimes d’agressions racistes se fassent justice elles-mêmes», explique le secrétaire général du CRCM, membre de la cellule. (source)

1) Noter l’équation : anti-musulman = racisme.
2) Noter l’association entre les pouvoirs publics censément laics (procureur général) et des organisations religieuses islamiques.

Source: F. D