Francaisdefrance's Blog

10/07/2009

Bordeaux : 4 250 KE pour la future mosquée?

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 18:48
mosquée bordeaux
BORDEAUX (NOVOPress) :
Dans le projet de construction d’une grande mosquée à Bordeaux, une nouvelle étape a été franchie. En effet la mairie a acquis lors du conseil municipal du 24 novembre 2008  un terrain de 53 235 m² appartenant au Réseau Ferré de France pour la somme de 4 240 000 euros. Le motif officiel invoqué par Hugues Martin, l’adjoint d’Alain Juppé, pour justifier l’acte d’achat est  que celui-ci « intéresse la Ville dans le cadre de l’implantation d’équipements nécessaires aux projets de la plaine des Sports et du parc paysager de la Rive Droite » !

La mairie de Bordeaux cherche aujourd’hui à revendre le terrain à l’association des musulmans de Gironde (AMG), association faisant partie de l’UOIF, liée aux frères musulmans, dont la devise est « le Coran est notre Constitution ». Cette organisation qui domine actuellement l’islam en Gironde a comme penseur le Cheick Youssouf alQardawi qui justifie les attentats-suicides ou donne des conseils pour « corriger » les femmes !. C’est le sulfureux Tareq Oubrou qui dirigerait cette mosquée.

Lors d’un colloque sur la laïcité en 2005, Alain de Bouteiller, directeur général des services de la ville de Bordeaux, confirmait bien l’intention de la mairie de financer ce lieu de culte, financement pourtant interdit par la loi de 1905 : « Le financement de la ville consiste en l’apport du terrain et en une recherche de financement pour la partie culturelle auprès de la région, du département et de la communauté urbaine. »

Depuis l’annonce de ce projet, la communauté Turque s’est elle aussi manifesté et demande à la mairie sa propre mosquée…

Novopress.info, 2008, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

La mission sur la burqa. Enfin une relation entre la délinquance, les banlieues et l’islam.

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 15:59
Compte rendu

La mission sur la burqa dit s’orienter vers un état des lieux plutôt que vers une loi.

Il ne faudra plus leur parler de burqa ou de niqab, mais de « voile intégral ».

Dans les prochains mois, il ne faudra pas non plus leur parler de loi d’interdiction. « Le problème n’est pas de décider a priori s’il faut légiférer ou pas. L’objectif est de réaliser un état des lieux sur le port du voile intégral », a précisé André Gerin, député communiste et président de la mission d’information, en ouvrant, mercredi 8 juillet, la première séance de travail de ce groupe de 32 députés, qui remettra ses « préconisations en janvier 2010 ».

L’avertissement de M. Gerin constituait une réponse à Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, qui, le matin même, avant toute discussion, s’était prononcé pour « une loi après une phase de dialogue ». « Il a voulu donner la ligne, mais ce ne sont pas des manières », a reconnu un député UMP de la mission. « C’est une forme de mépris pour la mission », a renchéri Jean Glavany (PS, Hautes-Pyrénées).

« STIGMATISER L’ISLAM »

Les députés ont auditionné l’anthropologue des religions Dounia Bouzar et le philosophe Abdennour Bidar. Convaincue que le courant salafiste, auquel se rattache une grande partie des femmes portant le voile intégral, correspond à une dérive sectaire, Mme Bouzar a présenté aux députés la manière dont ces groupes « font autorité sur les jeunes ». « Les gourous prédicateurs leur font miroiter l’idée de la toute-puissance en leur expliquant qu’ils sont les élus de Dieu. Ils les arrachent à leur environnement : famille, éducateurs, imams, patrons. » Elle a aussi averti du risque de présenter le voile intégral comme un « problème musulman »« laïcité ». « Si la société pose le débat ainsi, ce sera dramatique car cela va stigmatiser l’islam et augmenter les discriminations. Les musulmans se sentiront obligés de défendre le niqab comme un symbole de l’islam », a-t-elle ajouté. Aujourd’hui, la plupart des musulmans de France ne le cautionnent pas. mettant en cause la

Alors que M. Gerin a proposé de relier le sujet du voile intégral à « la question de la femme dans la société », l’anthropologue, « musulmane et féministe », a mis en garde contre cette approche et a proposé de se placer sur le terrain « sécuritaire ». « A un moment, il faut que la loi dise stop à ces jeunes, pour qui la loi c’est Dieu », a expliqué Mme Bouzar. « Si c’est un problème sectaire, pourquoi ne pas se rapprocher de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) ? », s’est interrogé Jean-Paul Garraud (UMP, Gironde).

M. Bidar, de son côté, a invité les députés à ne pas « rester dans le marécage » des justifications avancées par les salafistes (souci d’orthodoxie, autoprotection…). Elles constituent à ses yeux « un radicalisme religieux qui veut piéger la République sur ses propres valeurs » – notamment la liberté de conscience. Ses propos ont suscité l’approbation des députés. Assez peu convaincant sur la nature des « influences étrangères » qu’il faut chercher derrière ces pratiques, il a assuré, à l’inverse de Mme Bouzar : « Comme le hooliganisme concerne le foot, la burqa concerne l’islam. »

Les députés rencontreront le 15 juillet des maires et des associations féminines, puis, en septembre, des représentants musulmans, des spécialistes de la laïcité,des banlieues et de l’islam.

Source: http://tinyurl.com/nuz4f7

Rencontre: ma vie en niqab. C’est sûr, elle ne fera pas la couverture de FHM…

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 15:27

Rencontre (du IV ème type…)

Ma vie en niqab

Le débat sur la nécessité d’une loi interdisant ou non le port du voile intégral en France a resurgi au cours des dernières semaines. Une mission d’information parlementaire, soutenue par Nicolas Sarkozy, a d’ailleurs ouvert mercredi ses travaux. Rencontre avec une jeune musulmane qui porte le niqab.

Le rendez-vous est pris avec Caroline. « C’est sûr, vous allez me reconnaître », nous dit-elle au téléphone. Un après-midi de juillet, sur un marché du Val d’Oise où les cultures se mêlent, au pied des immeubles, une silhouette sombre s’avance. Habillée d’une longue robe ample, de couleur bleu marine, Caroline arrive. Elle porte le niqab, ce voile intégral qui couvre le corps, le visage, les cheveux, le front et le cou. Seuls les yeux bleus de cette jeune Picarde de 26 ans sont visibles derrière une paire de lunettes. La tenue est complétée par des gants noirs et des chaussettes noires qui couvrent les pieds et les chevilles.

Après de rapides présentations, elle nous invite chez elle. Sur le chemin, les regards se fixent sur cette silhouette qui déambule d’un pas rapide. Une fois à l’intérieur de son appartement, situé au coeur d’une résidence, elle enlève la voilette noire qui dissimule un visage rond. Chaima, comme les « soeurs » et « frères » l’appellent depuis sa conversion à l’islam il y a neuf ans, n’a plus l’habitude de sortir depuis que le sujet sur la burqa est devenu un débat national. « J’ai peur, nous dit-elle d’emblée. La semaine dernière des enfants que je côtoie régulièrement se sont mis à crier et à pleurer. Alors en attendant que les choses se calment, je ne sors qu’en cas de nécessité », confie-t-elle assise dans son salon de style marocain.

Depuis un an et demi qu’elle ne travaille plus, ses journées se suivent et se ressemblent. La pratique de l’islam rythme son temps. Le matin, après la prière du lever du jour, le « fajir », elle conduit son mari, qui n’a pas de permis, au travail. Puis, retour à la maison jusqu’au soir où elle reprend le volant pour aller le chercher. Entre-temps, des activités ménagères et la lecture des versets du Coran. Elle s’autorise à regarder les mésaventures des Marseillais de Plus belle la vie et les documentaires mais bannit le reste. « Rester à la maison n’est pas un choix. Et ce n’est pas faute de chercher un emploi ! », regrette Caroline dans un soupir.

Site de rencontres matrimoniales musulman

Difficile de tourner en rond pour cette jeune fille au parcours scolaire sans faute. Un baccalauréat obtenu avec mention suivi d’un BTS décroché haut la main, « je suis sortie 3e de mon académie », dit-elle fièrement. Après ? Major de promotion pour sa licence professionnelle de management des activités territoriales. Un CV qui lui a permis de décrocher début 2007 un poste en CDD dans sa branche en mairie. « À l’époque je ne portais que le hijab (le foulard islamique qui couvre les cheveux, le front et le cou) mais je l’avais enlevé le jour de l’entretien. Avec le recul, j’ai honte d’avoir menti et de pas avoir assumé ma religion », lance-t-elle. Le premier jour, pourtant, elle se présente avec son voile sous l’oeil intrigué du chef de service. Elle le retire une fois entrée dans son bureau et explique avec une pointe d’humour qu’elle est  » musulmane à la maison, mais au travail elle reste la Caroline pétillante et rigolote, la ch’tite biloute avec son accent picard qui a fait la différence lors de l’embauche ». Le courant passe. Jusqu’à la promouvoir responsable de service.

Le cheminement vers le niqab se fera de pair avec la rencontre de son mari via index.nikah.com, un site de rencontres matrimoniales musulman. « Il ne m’a pas forcée à le mettre, personne ne m’y a contrainte et personne ne m’obligera à le retirer, même pas la loi, c’est mon choix », tient-elle à préciser. Le mari aussi est un converti. D’origine camerounaise, il a baigné dans la religion catholique avant de « trouver sa voie ». « Son choix a provoqué beaucoup de remous dans sa famille, alors que moi, toute ma famille est athée. Mes parents m’ont toujours dit que Dieu, c’est de la connerie. Alors, quand ils m’ont vue m’intéresser aux religions, ils pensaient sûrement que j’allais devenir bouddhiste ! », lâche-t-elle dans un éclat de rire. Depuis, quand elle se promène accompagnée de sa mère dans les rues de son village natal, situé à quelques encablures de Saint-Quentin, c’est sa mère qui répond aux regards des curieux, scandant fièrement : « Elle est musulmane… et alors ? ».

« Le pire c’est le regard des hommes, avoue-t-elle. Je vis dans la crainte qu’un d’eux ne m’agresse, pas verbalement, mais physiquement. » Alors pour fuir tout cela, pour entendre l’appel à la prière et élever ses futurs enfants dans le Coran, elle souhaite partir vivre dans un pays musulman. « L’Algérie ou le Maroc, pour la proximité, mais l’idéal ce serait l’Arabie saoudite. Le problème, c’est ma nationalité française. Là-bas, je serais Caroline et pas Chaïma. »

Source: http://tinyurl.com/lbouet

Fallait pas être devin pour le prédire… Troisième nuit « agitée » à Firminy.

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 12:27

Par « nuit agitée », il faut comprendre voitures et commerces incendiés, pompiers caillassés et tout ce que les médias n’ont pas le droit de dire…

Vendredi 10 Juillet 2009
Pour la troisième nuit consécutive, Firminy, dans la Loire, a connu des violences. Plusieurs commerces et des voitures ont été incendiés et les pompiers qui intervenaient ont été caillassés. Ces incidents ont débuté vers 23h00, alors que le sit-in au pied de l’immeuble de la famille de Mohamed Benmouna, pour rendre hommage au jeune homme mort en garde à vue, se dispersait. Plusieurs personnes ont été arrêtées.

Des voitures et des commerces ont été incendiés dans la nuit à Firminy, dans la Loire. (Maxppp)
Des voitures et des commerces ont été incendiés dans la nuit à Firminy, dans la Loire.

Encore une nuit de violence à Firminy, dans la banlieue de Saint-Etienne. Les affrontements entre des jeunes et les forces de l’ordre se sont déroulés vers 23h, au pied de l’immeuble de la famille Benmouna, qui avait organisé un sit-in en hommage à Mohamed, 21 ans, mort mercredi après une garde à vue. Cailloux contre gaz lacrymogène, voitures brûlées, commerces incendiés: les dégâts sont importants. « La pharmacie, la boulangerie, le salon de coiffure et le bureau de tabac du centre commercial du quartier ont été détruits par l’incendie« , a indiqué à l’agence Reuters le directeur de cabinet du préfet de la Loire, Sébastien Lime.

D’après ce responsable, les pompiers ont été caillassés et ont peiné à éteindre les feux à cause des rideaux de fer baissés des commerce. « On compte également deux incendies volontaires de véhicules à Firminy et quelques-uns à la Ricamarie« , a-t-il encore annoncé. « Le but n’était manifestement pas de tendre un guet-apens aux forces de l’ordre ni de piller les commerces mais de détruire« , a estimé Sébastien Lime. Cette explosion de violence a pris fin vers minuit. Un important dispositif de sécurité a été déployé: un renfort de 150 policiers était sur place et un hélicoptère survolait les lieux. Bilan des heurts: six interpellations.

Plainte contre X

Toute la journée de jeudi, la thèse de la « bavure policière », relayée par la famille de Mohamed et les jeunes de Firminy, a été battue en brèche par la justice. L’autopsie montre que le jeune homme est mort d’un « arrêt cardiaque par suffocation« . Le procureur de Saint-Etienne, Jacques Pin, a affirmé que le corps du jeune homme « ne révèle aucune trace de violence« . Les légistes confirment donc la thèse du suicide par pendaison. Retrouvé mardi inanimé dans sa cellule, le jeune homme de 21 ans avait été conduit à l’hôpital, où il a succombé à ses blessures mercredi. La famille, elle, a porté plainte contre X jeudi et n’écarte pas la piste de violences policières maquillées en suicide.

Vendredi, le ministre de l’Intérieur a également confirmé la thèse du suicide. Invité de RTL, Brice Hrotefeux a déclaré: « Au cours de sa garde à vue, il a voulu se suicider et malheureusement il y est parvenu. Le procureur a indiqué qu’il n’y avait pas eu de violences policières, pour parler clair, qu’il n’y avait pas eu de bavure« . Prié de dire s’il excluait toute faute des policiers, il a répondu: « à ce stade, il y a deux choses, l’expression du procureur et il y a naturellement une enquête de l’Inspection générale de la police nationale« .
Source: leJDD.fr  

Commentaires: Les forces de l’ordre doivent enfin recevoir les
consignes nécessaires de fermeté afin de mettre fin aux zones de non-droit qui
s’étendent et se multiplient dans toute la France. Il faut légiférer immédiatement sur l’expulsion systématique des voyous étrangers dans leur pays d’origine et à
la déchéance de la nationalité française pour les naturalisés de fraîche date qui se
livrent à des actes de délinquance.

Mosquées: le bail emphytéotique, la grosse arnaque…

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 08:55

Afin de détourner la loi de 1905 (http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/eglise-etat/sommaire.asp) et afin de faciliter l’invasion islamique de la France, les municipalités dhimmies (http://fr.wikipedia.org/wiki/Dhimmi) et les associations de musulmans ont trouvé la parade: les terrains devant servir à accueillir ces « lieux de prière » sont loués sous forme de bail emphytéotique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bail_emphyt%C3%A9otique)…

A cet effet (exemple: la future mosquée de Salon de Provence (http://tinyurl.com/mf2tjq), les musulmans construisent en toute quiètude des mosquées qu’ils « baptisent » lieux cultuels et culturels ou autres écoles coraniques où l’on apprend à bien mépriser le « chrétien », en faisant abstraction du mot « religion », quoique que l’islam n’en soit pas une, mais plutôt une idéologie…

Voici deux exemples récents de ces impostures dont nous faisons chaque jour les frais en terre chrétienne:

Nouvelle première pierre pour la mosquée de Montreuil

Après un parcours juridique sinueux et plus de deux ans après la pose de la première première pierre, une nouvelle cérémonie de pose de première pierre a eu lieu samedi, à Montreuil, dans le cadre de la construction de la future mosquée.

Selon ce qui avait été indiqué en 2006 déjà par la précédente municipalité (et les règles de financement n’ont pas changé depuis) les dons destinés à la construction ne peuvent provenir de l’étranger et sont plafonnés à 1 500 € par personne ; la mairie de Montreuil avait autorisé la Fédération cultuelle des associations musulmanes de Montreuil (FCAMM) à quêter. A ce jour, pour le projet estimé à 850 000 €, environ 350 000 seraient réunis. Les fidèles escomptent sur le ramadan qui commence prochainement et espèrent « entamer celui de l’année prochaine dans (leur) nouvelle mosquée ». Sur le site de la FCAMM, la procédure de dons est expliquée, ainsi que les déductions fiscales possibles (le site sera prochainement mis à jour).

Pour ce qui concerne strictement l’organisation du culte, « il y a encore des discussions en cours entre les différentes sensibilités musulmanes, selon les origines de chacun, Proche-Orient, Afrique du Nord, Afrique Noire ou Comores, mais le dossier est bien avancé aujourd’hui », a expliqué Dominique Voynet, maire de la ville depuis le scrutin de mars 2008, par ailleurs sénatrice de Seine-Saint-Denis.

Alors encore conseillère municipale Mouvement national républicain (MNR de Bruno Mégret) de Montreuil, Patricia Vayssière avait attaqué le projet, arguant que le bail amphythéotique à un euro par an était une « subvention déguisée » (lire ici : Une nouvelle victoire pour le MNR). La Cour administrative d’appel de Versailles lui avait donné tort (lire ici) et l’avait condamnée à payer 1 000 € à la ville de Montreuil. Sur Nation presse info (qui se présente comme « le média des patriotes »), ce communiqué du MNR mis en ligne en août 2008 a vu ses commentaires fermés en mars 2009 seulement.

A noter que, moins de trois semaines après la pose de la « première première pierre », un conseil municipal avait lieu, dont le compte-rendu est ici. Mme Vayssière était l’un des cinq conseillers (sur 53) à la fois absents et n’ayant pas donné de pouvoir. Et il y fut longuement question du lieu de culte, depuis la délibération du 25 septembre 2003 jusqu’à la première pierre du 30 décembre 2006.

Un nouveau bail établi en juin 2007 prévoit que la communauté musulmane de Montreuil s’acquitte, à partir de 2010, d’un loyer annuel de 6 000 €. Attaqué lui aussi par le MNR, relevait en janvier dernier Le Parisien dans son édition locale.

Pour une population d’une centaine de milliers d’habitants (voir ici le recensement 2006), Montreuil, à la porte de l’Est parisien, compte une vingtaine de milliers de musulmans. Dont cinq mille pratiquants. Le prochain mois de ramadan commencera en France entre le 20 et le 22 août.


MÉRIGNAC. La construction de la mosquée Essalam sera achevée avant la fin de l’année

Une nouvelle ère pour les mosquées

La salle du premier étage accueille déjà les hommes, pour la prière du vendredi. (Photos Philippe Taris)
La salle du premier étage accueille déjà les hommes, pour la prière du vendredi. (Photos Philippe Taris)
La salle du premier étage accueille déjà les hommes, pour la prière du vendredi. (Photos Philippe Taris)
La salle du premier étage accueille déjà les hommes, pour la prière du vendredi. (Photos Philippe Taris)
La salle du premier étage accueille déjà les hommes, pour la prière du vendredi. (Photos Philippe Taris)
La salle du premier étage accueille déjà les hommes, pour la prière du vendredi. (Photos Philippe Taris)

Vendredi, jour de prière à la mosquée Essalam. 13 heures, le parking de la cour intérieur est saturé. Des enfilades de voitures débordant le long de l’avenue Marcel-Dassault attestent de l’assiduité des fidèles. Beaucoup résident à Mérignac ou travaillent dans la zone industrielle du Phare. Mais pas seulement. Le rayon d’influence du nouveau lieu de culte gagne l’ensemble de la rive gauche de l’agglo.

Tandis que les femmes prennent place dans la salle de prière de l’ancienne bâtisse, les hommes montent au premier étage de la mosquée, encore en chantier. De larges tapis colorés recouvrent le sol en béton. Dans une salle voisine, une poche remplie de feuilles de menthe embaume les lieux, et des plats de couscous refroidissent sur une table.

Pas de minaret

Hassan Belmajdoub s’apprête à prononcer son prêche. Président de l’Association des musulmans de Mérignac, il dirige la prière en commun, en attendant que soit désigné un imam. Au four et au moulin, il endosse aussi le rôle de maître d’oeuvre dans le cadre de ce projet.

Entamée en septembre 2007, la construction de la mosquée avance lentement mais sûrement. Le gros oeuvre est aujourd’hui achevé. Hors d’eau et hors d’air, elle s’élève sur trois niveaux. Depuis la route, sa haute façade rose nacrée passe difficilement inaperçue. Massive et cloutée, la porte d’entrée, en cèdre de l’Atlas, est surmontée de panneaux de bois ouvragés mêlés de verre. Détail important, les plans du permis de construire ne prévoient pas l’édification d’un minaret. Sanitaires, cuisine, local technique et bibliothèque investiront le rez-de-chaussée. La salle de prière des hommes prendra place au premier étage. Au second, une mezzanine sera dévolue aux femmes. Un système de vidéo projection leur permettra de suivre l’évolution des prières en temps réel, tout en respectant la règle de séparation physique.

Les travaux à venir concernent les peintures, le carrelage, la faïence, et la moquette. « On souhaitait sa mise en service pour le prochain ramadan, mais on ne sera pas prêt. D’autant plus qu’une commission de sécurité doit donner au préalable son feu vert. » Les fidèles devront donc patienter quelques mois de plus.

Le chantier repose exclusivement sur le bénévolat des fidèles. Ce qui peut expliquer sa relative lenteur. « Notre projet est estimé à 1,5 million d’euros. Mais il faut être clair, nous n’avons pas ce budget en notre possession. Pour l’instant, l’achat des matériaux nous a coûté à 300000 euros. »

Assurant la maîtrise d’ouvrage, l’Association des musulmans de Mérignac avoue n’encaisser aucune contribution extérieure. « Heureusement, tous les corps de métiers sont à nos côtés. Mon rôle est de coordonner les interventions des uns et des autres. Pour l’instant, cela marche bien », détaille Hassan Belmajdoub.

Financer les factures d’eau

Slimane, 57 ans, fréquente la mosquée tous les vendredis. Agent de sécurité, il fait régulièrement des dons.

Il prétend avoir déboursé 5000 euros depuis le démarrage de l’aventure. « Je me suis aussi engagé à régler les factures d’eau de la mosquée jusqu’à ma mort », sourit-il, ajoutant qu’il s’est entendu avec sa descendance pour qu’elle prenne la relève à sa suite. Othman, son fils de 16 ans, prie à la mosquée lorsque son emploi du temps le lui permet. C’est-à-dire pendant les vacances scolaires.

« Je ne pratique pas totalement, je manque encore de maturité. Je m’y mettrai progressivement, en grandissant », dit-il.

Sofia, 16 ans, Pessacaise, prend des cours d’arabe depuis quatre ans à Mérignac.

Elle attend avec impatience la mise en place d’une action d’accompagnement prévue en direction des jeunes.

Une seconde tranche

En effet, dès l’achèvement de la mosquée, une seconde tranche sera activée, qui se traduira par la construction d’une extension de taille identique. Des places de stationnement couvertes occuperont l’espace du rez-de-chaussée. Quant aux niveaux supérieurs, ils abriteront des salles dédiées au soutien scolaire, à l’apprentissage de la religion et de la langue arabe.

Autonome sur le plan financier, l’association mérignacaise entend mener sa barque hors de toute obédience. « Nous entretenons de bonnes relations avec tout le monde, en particulier avec l’imam de Bordeaux qui est un ami. Pour autant, chacun travaille de son côté. »

Dans ses prêches, Hassan Belmajdoub affirme faire abstraction des courants. « Je prône un islam respectueux de la République française. C’est celui que j’ai appris de mes parents. Je souhaite qu’on puisse pratiquer notre culte dignement, sans gêner qui que ce soit, dans le respect d’un cadre laïque. »

Conscient des peurs que peut susciter l’édification d’une mosquée, Hassan Belmajdoub n’a pas oublié le vent de critiques soulevé il y a quelques mois sur internet. « Contrairement à ce qu’on a pu prétendre, notre but n’est pas d’islamiser Mérignac. Au contraire, on souhaite ouvrir nos portes aux autres confessions et aux non-musulmans. Mon rêve est que cette mosquée devienne un jour un élément patrimonial de la ville. »

Pour l’instant, les principaux lieux de culte sur l’agglo sont : la mosquée El-Huda, logée depuis plus de vingt ans rue Jules-Guesde à Saint-Michel ; la mosquée de Cenon, ouverte en 2004 ; une salle de prière à plein temps à Bègles, au square Suhl.

Deux autres mosquées, plus petites, sont implantées à Bordeaux, rue des Menuts (mosquée dite « des Algériens) et rue de la Halle pour la communauté turque, qui dispose également d’un lieu de culte à Latresne.

Des salles de prière sont ponctuellement mises à disposition.

À la Benauge, un projet au long cours

À part quelques voix discordantes à l’extrême droite, à peu près tout le monde s’entend sur la nécessité de construire à Bordeaux, une mosquée aux dimensions de la communauté musulmane, dont, pour l’instant, la plupart des fidèles se pressent chaque vendredi dans la petite mosquée de Saint-Michel, saturée.

Reste que la mise en oeuvre de ce projet, en gestation depuis cinq ans, est complexe. Complexe sur le plan financier : les collectivités peuvent aider mais pas trop, tenues qu’elles sont par la loi sur la séparation église-État. Or, les musulmans de France n’ont pas forcément les moyens de financer sur leurs seules ressources un tel équipement… Complexe sur le plan juridique : des recours ont été déposés dans d’autres villes contre des projets similaires, toujours propices aux controverses. Et complexe sur le plan politique : la mosquée sera gérée par l’AMG, Association des musulmans de Gironde, rattachée à la fédération musulmane UOIF. Le poids de chaque fédération au sein du Conseil français du culte musulman dépend de la superficie des lieux de culte qu’elle gère : cette grande mosquée consacrera la suprématie de l’UOIF en Gironde, ce qui peut crisper d’autres fédérations.

Voilà pour le contexte. Concrètement, où en est-on ? Une nouvelle réunion de travail a eu lieu à la mairie jeudi dernier. Alain de Bouteiller, secrétaire général de la Ville, Laurent Lemaître, directeur de l’urbanisme, l’imam Tareq Oubrou, Jawad Rhaouti, président de l’AMG, ont fait le point. Première avancée concrète : la mairie est désormais propriétaire du terrain voué à accueillir la mosquée, près du lycée Tregey, à la Benauge. Cette parcelle de 10 000 m2 lui a été cédée en début d’année par Réseau Ferré de France. La mairie pourrait à son tour céder tout ou partie de ce terrain, dont la valeur estimée oscille entre 700 000 et un million d’euros, à l’association des musulmans de Gironde. Cette cession prendrait la forme d’un bail emphytéotique, formule autorisant un loyer modique en contrepartie de l’aménagement du site.

S’agissant de l’édifice, l’AMG planche avec des architectes sur une « première phase » centrée sur la construction, sur un peu plus de 2000m2, d’une salle de prière et de quelques salles de conférences – ce volet culturel pouvant justifier quelques subventions interdites pour toute activité strictement cultuelle. « Il n’y aura pas de minaret, a rappelé vendredi l’imam Oubrou. Nous devons inventer une architecture du sacré pensée dans la culture occidentale. Le minaret ne relève pas d’une architecture canonisée, il est inutile de se crisper sur quelque chose qui n’est pas important. Le bâtiment sera adapté à la société française, comme l’est notre islam. »

La réalisation de cette première phase, encore à l’étude, réclamerait un investissement évalué à cinq millions d’euros. L’AMG est en train d’élaborer un plan de financement. « Nous allons solliciter les aides des collectivités et de l’Europe, les dons, et nous rapprocher de la Fondation des Oeuvres de l’islam de France, créée par le ministère de l’Intérieur en 2005 » précise Tareq Oubrou.

J. ROUSSET

Le permis de construire comprend la création d’un parking de 45 places. Celui-ci verra le jour au rez-de-chaussée d’un second bâtiment qui jouxtera à terme la mosquée. En attendant, les fidèles occuperont la cour intérieure. Cependant, compte tenu de la fréquentation du site, sa capacité devrait s’avérer rapidement insuffisante. « Nous réfléchissons à l’achat d’un terrain en bordure du nôtre pour augmenter le nombre de places », indique Hassan Belmajdoub. D’autre part, des discussions s’engageront à la rentrée avec la mairie afin de créer un tourne-à-gauche sur l’avenue Marcel-Dassault, à hauteur de l’entrée de la propriété.


Mosquée de Montreuil : le projet validé ferait jurisprudence

On ne va pas vers de beaux jours…

FDF