Francaisdefrance's Blog

17/06/2009

LA MANGEOIRE A OISEAUX.

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 22:23

J’ai acheté une mangeoire, je l’ai suspendue derrière la maison et remplie de graines.

En une semaine nous avions des centaines d’oiseaux qui venaient se nourrir dans cette cabane

où ils avaient accès à cette nourriture si facilement accessible et gratuite.

Ensuite les oiseaux ont commencé à faire des nids sous la véranda, au dessus de la table et près du barbecue.

Et puis il y a eu les excréments, il y en avait partout, sur les tuiles de patio, les chaises, la table, partout.

Certains des oiseaux sont devenus menaçants, ils plongeaient vers moi et essayaient de me piquer avec leur bec, même si j’étais celle qui les avait nourris en payant de ma

Propre poche.

Certains autres oiseaux étaient très bruyants.

Ils restaient près de la mangeoire à hurler et caqueter à toute heure du jour et de la nuit

En demandant que je remplisse la mangeoire aussitôt que les graines commençaient à diminuer.

Après quelques temps je ne pouvais même plus m’asseoir dans mon propre patio.

J’ai enlevé la mangeoire et trois jours plus tard les oiseaux étaient partis.

J’ai nettoyé les dégâts et enlevé les nids qu’ils avaient bâtis un peu partout sous la véranda.

En peu de temps la cour arrière est redevenue comme avant, tranquille, sereine et personne n’exigeant le droit à un repas gratuit.

Maintenant regardons les choses de cette façon : notre gouvernement donne de la nourriture gratuite, subventionne les loyers, Frais médicaux gratuits, éducation gratuite et a

Donné le droit à quiconque qui était né ici d’être automatiquement citoyen de notre pays.

Et tout à coup les illégaux ont commencé à arriver par centaines de milliers.

Soudain nos taxes ont grimpé pour payer tous les services gratuits, les petits appartements abritent 5 familles,

Nous devons attendre des heures pour être vus par un médecin à l’urgence, la classe de notre enfant de deuxième année est en retard sur les autres écoles parce que la moitié de la classe ne parle pas Français, je dois appuyer sur « * 1 * » pour entendre ma banque me parler en français.

Et voir des gens activant des drapeaux autres que «Notre Drapeau» crier et hurler dans les rues pour demander plus de droits et de libertés gratuites.

Il serait peut-être temps que notre gouvernement enlève la mangeoire à oiseaux ?

A être trop bons, on devient souvent… Trop cons !

P.S. : Transmettez s.v.p. ! Plus de gens vont lire ceci qu’on va peut-être enfin finir par se serrer les coudes…

Racailles dans une cité de France en live…

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 18:36
Et dire que c’est le quotidien de bon nombre de vrais Français; et ils doivent supporter ça…

VIDEO:

Racailles dans une cité de france (Juin 2009)

Algérie-Egypte : ma mère bat mon père 3 buts à 1.

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 18:32

Lu sur le « Bondy Blog »… En France…

10/06/2009

Les « Algériens » de la cité Paul Eluard de Bobigny ont nargué comme il se doit leurs voisins « égyptiens », lors de ce match de qualifications pour le Mondial 2010. Inès a vécu la partie au plus près !

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Dimanche soir, chez moi, c’est la guerre mondiale du foot. Il y avait à la télé le match Algérie-Egypte, dans le cadre des qualifications pour le Mondial 2010. Mon père égyptien et ma mère algérienne était en confrontation directe. D’un côté, le pharaon stressé, de l’autre, la mama décontractée, qui ne cherche même pas à regarder le match mais s’en va plutôt jouer au solitaire sur le pc. Elle saura bien quand il y aura un but, aux cris que mon père et mon frère pousseront à ce moment-là.

Le match commence. L’équipe algérienne est d’emblée super-motivée, quitte à mettre de sacrés coups en traître. Mais les arbitres ne voient rien ou font semblant de ne rien voir. But pour l’Algérie : mon père, jusque-là confortablement allongé, se redresse soudainement. Mon frère suit le mouvement. Deuxième but algérien, puis le troisième ! « La honte pour ces pharaons champions de la Coupe d’Afrique des nations en 2008 ! » lâche mon père face à son écran LCD. Un petit but égyptien histoire de sauver l’honneur au tableau d’affichage, mais l’Algérie est bel et bien vainqueur.

De ma fenêtre de la cité Paul Eluard de Bobigny, on entend des coups de cuillères sur des casseroles. Vous savez, comme dans tous les quartiers le jour de l’an. Des youyous et des cris sur la dalle. Certaines mamans le font machinalement, elles ne savent même pas ce qu’il se passe. Des drapeaux algériens flottent aux fenêtres. Mais bon, cet emblème est brandi en toutes occasions. Il apparait sur les voitures d’un mariage marocain comme à Roland Garros !

Chez moi il n’y en a pas, mais ma mère est là pour porter les couleurs du drapeau. Fière, et nargue mon père. Vous connaissez surement ce petit mot « Chèh ! » (bien fait !), qui, dans les quartiers populaires, est dans la bouche des Arabes comme dans celle des Blancs. Eh bien ma mère a dû l’employer sept fois en cinq minutes. Histoire de rendre fou mon père. Mon frère comme moi avons eu subi les textos et appels vachards des amis, mais à la question « Alors pas trop dégouté d’avoir perdu ? », notre réponse a été : « Je m’en fiche, je suis moitié algérien(ne). »

Je l’avoue, j’avais une préférence pour l’Egypte. Les Algériens ont fêté leur victoire face à l’Egypte comme s’ils avaient gagné la coupe du monde : rassemblement devant l’Arc de triomphe, création de groupes sur Facebook, pseudos MSN à la gloire de ce fait d’armes ! Au point que je me suis demandé si Bouteflika n’allait pas rendre férié le 7 juin en mémoire de ce jour sacré où l’Algérie gagna par 3 buts à 1. Et tant pis si l’attitude du public algérien fut parfois déplorable, avec lancés de projectiles. Les sept points de suture à l’arcade sourcilière de l’Egyptien Amr Zaky ont éclaté sous les coups portés par les joueurs adverses.

Mon père rumine déjà sa revanche. Il attend patiemment le match retour qui se jouera en Egypte. Il a dit qu’il jouera à l’Algérien si l’Egypte gagne, c’est-à-dire qu’il s’armera du drapeau égyptien et ira courir sur les Champs-Elysées avec. Histoire de montrer les Egyptiens sont aussi fiers que les Algériens de leur bled.

Inès El laboudy

Source: http://tinyurl.com/lmlr96

Les origines de la langue française

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 13:38
La naissance d’une communauté linguistique (à savoir avant que nous ne soyions obligés de parler en arabe…)

Le premier écrit entièrement en langue vernaculaire qui nous soit parvenu est la partie française des Serments de Strasbourg (842). Ce premier document [voir encadré plus bas] a une double importance, car ces serments sont aussi fondateurs de la nation française.

Jusqu’alors, en effet, le territoire de la future France ne présentait aucune unité nationale, soit qu’il fût morcelé en petits royaumes gaulois, soit qu’il fît partie d’un empire, romain, franc ou germanique. Du temps de Charlemagne même, le territoire de la France n’était qu’une portion de son empire. Mais à la succession de son unique héritier, Louis le Pieux, ses trois petits-fils, Lothaire, Louis et Charles exigent chacun un royaume d’égale richesse.

Pour mettre fin à leurs querelles, les négociateurs découpent l’Empire en trois bandes parallèles : la future France est attribuée à Charles le Chauve, la future Allemagne revient à Louis (dit plus tard le Germanique), la région qui les sépare, proposée à Lothaire, reçoit le nom de Lotharingie.

Un an avant que cette partition ne soit ratifiée par le traité de Verdun (843), Louis et Charles s’unissent pour faire accepter le partage à Lothaire. Ils se prêtent solennellement assistance, chacun dans la langue de l’autre : Louis en “roman” et Charles en “tudesque”. Puis leurs armées prêtent serment, chacune dans sa langue.

Le texte de ces engagements nous est parvenu dans un ouvrage historique écrit en latin par Nithard, un clerc contemporain, parent de ces princes. Cette citation de textes en langue vulgaire dans un ouvrage érudit est très surprenante pour l’époque.

Selon l’hypothèse de Renée Balibar, historienne de la langue et spécialiste de l’institution du français national, elle reflète la volonté, pour les grands clercs qui négocièrent ces accords, d’asseoir la partition sur une séparation linguistique entre sujets germaniques et romans.

Les engagements solennels ont soigneusement été rédigés par eux dans une langue vernaculaire déjà élaborée, et ont été volontairement retransmis tels quels. Leurs langues se posaient ainsi, dès l’abord, en langue officielle.

Ce proto-français, n’était pas, pense-t-on aujourd’hui, la transcription d’un dialecte. C’était plutôt une langue recomposée, très inspirée du latin mérovingien que les clercs érudits du IXe siècle considéraient comme le modèle de la langue vulgaire écrite : leur volonté était de proposer une langue supra-dialectale, accessible à tous.

Les serments de Strasbourg, préliminaires de la partition de l’empire de Charlemagne en trois royaumes : la future France, la future Allemagne et une zone tampon, la Lotharingie. Énoncés en langues vulgaires, “romane” et “tudesque”. Extrait du serment de Louis, en proto-français :

” Pro Deo amur et pro christian poblo et nostro commun salvament, d’ist di in avant, in quant Deus savir et podir me dunat, si salvarai eo cist meon fradre Karlo, et in adiudha et in cadhuna cosa, si cum om per dreit son fradra salvar dift, in o quid il mi altre si fazet, et ab Ludher nul plaid nunquam prindrai qui meon vol cist meon fradre Karle in damno sit. ”

” Pour l’amour de Dieu et pour le peuple chrétien et pour notre salut commun, à partir de ce jour dorénavant, autant que Dieu m’en donnera savoir et pouvoir, je soutiendrai mon frère Charles, et l’aiderai en toute chose, comme on doit soutenir son frère selon le droit, à condition qu’il fasse de même à mon égard, et avec Lothaire je ne tiendrai aucun plaid qui de ma volonté puisse porter tort à mon frère Charles. ”

C’est à partir d’élaborations de ce type, par tous les clercs qui essayèrent de “mettre en roman” leur langue maternelle, que s’est forgé l’ancien français classique, celui de la Chanson de Roland ou des romans de Chrétien de Troyes.

Cette langue était fortement marquée de traits provenant d’une région assez étendue, dont le centre était l’Île-de-France, mais elle n’a jamais été, comme on l’a d’abord cru, le dialecte de l’Île-de-France. Au XVIe siècle, cette langue littéraire, sans cesse enrichie par des érudits latinistes, commença à dominer les dialectes, parce qu’elle était devenue la langue officielle du roi.

Pourtant, après les serments de Strasbourg, il fallu encore 150 ans et un changement de dynastie pour que les rois de France ne s’expriment plus en germanique : les Chroniques de Richer rapportent que le premier roi de France à avoir besoin d’un traducteur pour s’entretenir avec un roi germanique fut Hugues Capet.

Quant au latin, qui cessa d’être la langue de l’administration sous François Ier, il subsista en tant que langue de l’enseignement jusqu’à la Révolution et en tant que langue du culte jusqu’au milieu du XXe siècle.

Un article de Michèle Perret, professeur de linguistique à l’université Paris X-Nanterre.

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[une fois le « feuilleton » achevé, le texte sera disponible en intégralité et dans l’ordre]
>>début de l’article ci-dessous.

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On n’a jamais cessé de parler latin en France, mais un double phénomène de créolisation dû au bilinguisme des Gaulois, puis des Francs, a engendré une toute autre langue, le français. Nous retraçons ici l’histoire de la langue officielle, depuis ses origines.

Bien que les fouilles montrent que le territoire de l’actuelle France était très peuplé, on n’a que peu d’éléments sur les ethnies qui l’ont occupé avant l’installation des Gaulois, et les témoignages linguistiques ne remontent qu’à 600 ans avant notre ère. Les peuplades dont nous connaissons l’existence à cette époque, Ligures et Ibères, n’ont pas eu d’influence notable sur la langue française.

Seuls quelques mots des Grecs, installés en petites colonies sur le pourtour méditerranéen, sont passés en français par l’intermédiaire du provençal. Les noms de lieu surtout témoignent de leur passage : Heracles Monoikos, “Hercule le solitaire”, a donné Monaco. (Théa) Nikaia, “la déesse de la victoire”, Nice. Antipolis, “la ville d’en face”, Antibes. Et on pourrait multiplier les exemples.

1) L’INFLUENCE GAULOISE
Les premiers habitants dont la langue a réellement marqué le français sont les Gaulois, un peuple celte.
Originaires d’une région correspondant aux actuelles Bavière et Bohème, ils occupent progressivement la majeure partie de l’Europe de l’Ouest, et parviennent vers 500 avant notre ère, jusqu’à cette péninsule du bout de l’Europe, la future France.

La langue des Gaulois est divisée en nombreux dialectes, mais garde une certaine unité, comme leurs coutumes et leur religion. On peut d’ailleurs se demander si tous parlaient gaulois dans les régions celtophones et s’il ne restait pas des groupes parlant d’autres langues. A l’inverse, l’archéologue Colin Renfrew envisage que les Celtes aient reçu, sur place, leur langue et leur culture de populations néolithiques déjà indo-européennes depuis des millénaires.

Le gaulois a survécu à la conquête romaine jusqu’au IVe siècle, voire plus. Par ce contact prolongé, (more…)