Francaisdefrance's Blog

08/06/2009

Les petits plaisirs de Dany…

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 17:47

Député européen; si, si…  Et dire qu’il y en a plein qui ont voté pour lui ce dimanche… Grave.

à voir sur http://www.fdesouche.com/articles/46086

Omar Bongo: encore un « ami » de Sarközy…

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 15:20

PORTRAIT

Omar Bongo, symbole de la Françafrique

AFP

Omar Bongo, symbole de la Françafrique

Omar Bongo dirigeait le Gabon depuis 41 ans. Le 2 juillet 2008, il a été reçu à l’Élysée par le président français Nicolas Sarkozy

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Comme Le Point l’a révélé dimanche soir, Omar Bongo est mort. À 73 ans, le président gabonais était devenu un « dinosaure » du continent, respecté pour sa sagesse et ses médiations mais aussi critiqué pour ses liens ambigus avec la France et des soupçons de corruption. Omar Bongo avait été hospitalisé à Barcelone en mai, et même si les autorités gabonaises ont longtemps tenté de dissimuler la gravité de son état, la probabilité d’une issue funeste était évoquée avec insistance. Le 6 mai déjà, alors qu’il n’avait plus été vu en public depuis plusieurs jours, la présidence avait annoncé à la surprise générale qu’il suspendait ses activités pour se reposer et faire le deuil de son épouse, Edith Lucie, décédée le 14 mars.

Issu d’une ethnie très minoritaire

A la tête de son pays depuis plus de 41 ans, Omar Bongo Ondimba était incontestablement une figure de la scène africaine et même internationale, avec sa petite taille, sa moustache et son regard souvent dissimulé par des lunettes noires. Il était une sorte de sage que l’on vient consulter et il n’était pas rare de croiser à Libreville des personnalités politiques de tous bords et de toutes nationalités, venues s’entretenir avec lui. Omar Bongo jouait d’ailleurs souvent les médiateurs dans les crises africaines et a récemment été remercié pour son rôle dans le processus de paix en cours en Centrafrique. Il a aussi servi de médiateur pour les accords de paix au Congo-Brazzaville en 1999, qui ont permis de pacifier le pays en proie à la guerre civile. Il s’est également investi pour tenter de résoudre le conflit tchadien.

Au sein d’une Afrique agitée, il se voulait le garant de la stabilité et de la paix au Gabon. Maître stratège en politique, un talent que lui reconnaissaient ses partisans comme ses détracteurs, il a su rester au pouvoir sous le régime du parti unique mais aussi après la restauration du multipartisme en 1990. « Le sens politique c’est l’art de l’oubli », aimait-il à dire.

Né le 30 décembre 1935 dans une famille de paysans du pays batéké, dans le sud-est du pays, Albert-Bernard Bongo -il deviendra el-Hadj Omar Bongo après sa conversion à l’islam en 1973, puis ajoutera Ondimba, le nom de son père, à son patronyme en 2003- a connu une ascension fulgurante. Remarqué par le premier président du Gabon, Léon Mba, qui en fait son directeur de cabinet, il devient son vice-président en 1967 et lui succède la même année après le décès, le 28 novembre, de Léon Mba. Omar Bongo instaure le régime du parti unique en 1968. Seul candidat, il est élu président en 1973, 1979 et 1986, avec des scores fleuve. En 1990, face à la fronde populaire, il autorise le multipartisme, mais conserve le pouvoir lors des scrutins de 1998 et 2005.

Affairisme

Issu d’une ethnie très minoritaire, il dirige le pays sans tolérer d’opposition, prenant soin toutefois de répartir les responsabilités gouvernementales et administratives selon de subtils équilibres ethniques et régionaux. Il sait également distribuer avantages et privilèges, pour rallier à son camp jusqu’à ses plus anciens et virulents contempteurs. L’opposition est aujourd’hui quasi inexistante et nombreux sont ses membres qui sont passés par le gouvernement.

Dans les années 70 et 80, l’or noir coule à flots, lui permettant de transformer son petit pays d’Afrique centrale en « émirat pétrolier », mais la corruption se généralise selon de nombreux observateurs et même selon le président qui avait critiqué en 2007 « le clientélisme, l’affairisme, la corruption, qui ont gangrené les pouvoirs publics ».

Tout au long de la Ve République française, Omar Bongo a aussi été l’un des principaux relais de la « Françafrique » où s’entremêlaient raison d’État, lobbies et réseaux politico-affairistes. Son nom apparaît ainsi dans l’affaire Elf, symbole des dérives de la Françafrique. Récemment, ses relations avec l’ancienne puissance coloniale se sont tendues en même temps que surgissaient des affaires.

Succession

Les médias français ont fait des révélations sur l’important patrimoine immobilier de sa famille alors que la justice française est actuellement saisie d’une plainte d’ONG qui accusent Omar Bongo de posséder en France des biens immobiliers de luxe financés par de l’argent public détourné. Fin février, ses comptes bancaires avaient été saisis dans le cadre d’une affaire privée l’opposant à un particulier français sur un différend de plus de 400.000 euros.

Omar Bongo laisse derrière lui un pays en difficulté sur le plan économique et social. Jadis considéré comme un petit eldorado pétrolier africain, le pays, exportateur de matières premières et importateur de biens manufacturés, est touché de plein fouet par la crise, victime de longues années d’une gestion sans diversification de l’économie, et gangrené par la corruption. Les mouvements de grève dans la fonction publique se sont multipliés ces derniers mois. Et selon les experts, le risque d’explosion sociale existe. Toutefois le pouvoir cherche visiblement à le réduire : l’armée s’est montrée très présente dans les « matitis » (quartiers populaires) à Libreville depuis plusieurs semaines. Selon la Constitution gabonaise, le président du Sénat, actuellement Mme Rose Francine Rogombé, doit assurer la transition jusqu’à un scrutin à programmer au plus tard 45 jours après le constat de la vacance du pouvoir.

Pour info:

Allégations de corruption [modifier]

Au cours des années 19981999, le Sénat américain a enquêté sur les avoirs placés aux Etats-Unis par le président gabonais. Son rapport révèle que le montant des avoirs d’Omar Bongo, placés sur ses différents comptes bancaires à la Citibank, à New York, de 1985 à 1997, serait d’environ 130 millions de dollars. L’argent de ces comptes qui provenaient de revenus pétroliers aurait permis de financer la campagne électorale de 1993 du président Bongo, alors candidat à sa propre succession à la tête de l’Etat gabonais[17].

Selon un article du New York Times du 9 novembre 2005, il aurait versé 9 millions de dollars US en 2003 sur le compte d’une compagnie de Jack Abramoff, un lobbyiste américain, afin que celui-ci lui arrange un entretien avec le président des États-Unis George W. Bush. Il déclara quelques jours plus tard que cela était un « mensonge grossier » et qu’il allait porter plainte. Cette déclaration n’a eu aucune suite[18].

En janvier 2008, le journal Le Monde révèle la liste des biens mal acquis supposés en France du président gabonais et de sa famille … plus de 33 appartements et hôtels particuliers équivalent à plus de 150 millions d’euros. Ces informations sont issues de l’enquête de la police française qui faisait suite à la plainte déposée en mars 2007 par trois associations françaises (Survie, Sherpa et la Fédération des Congolais de la Diaspora) pour recel de détournements de fonds publics[19],[20].

Le 13 février 2009, Omar Bongo Ondimba voit certains des comptes bancaires qu’il détient en France saisis par la justice française, conformément à une décision de la cour d’appel de Bordeaux. Cette décision intervient suite à une affaire d’escroquerie aux dépens d’un chef d’entreprise français. Ce dernier, en différent commercial avec le président gabonais, a été emprisonné au Gabon en 1996, et sa famille a dû verser une somme de plus de 450 000 euros à M. Bongo pour le faire libérer, versement « indu et soumis à restitution » selon la justice française.[21]

Le 30 mars 2009, ouverture d’une enquête sur des comptes qui appartiendraient à Édith Bongo, épouse d’Omar Bongo et fille de Denis Sassou Nguesso, décédée le 14 mars 2009, soupçonnée d’avoir servi de prête-nom à Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso auprès de plusieurs établissements bancaires, afin de dissimuler des capitaux provenant de détournements de fonds publics à Monaco, enquête qui fait suite au courrier de l’association Sherpa au prince Albert II et au procureur de Monaco demandant l’ouverture d’une information judiciaire et le gel des avoirs financiers à Monaco d’Édith Bongo[22].

Le 5 mai 2009, la doyenne des juges du pôle financier de Paris, Françoise Desset, juge recevable la plainte déposée par Transparency International France et l’Association Sherpa visant Omar Bongo et deux autres chefs d’États africains Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers financés par de l’argent public détourné. Cette décision est prise contre l’avis du parquet qui dispose de cinq jours pour faire appel[23].

Sarközy a plein d’amis…