Francaisdefrance's Blog

30/05/2009

De l’esclavage en Alsace?

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 10:09
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Avec un taux de chômage en France qui dépasse les 2,5 millions, des « sans-papiers » sont employées à la cueillette des fruits et légumes… Là, il y a un GROS problème…


Vendredi 29 Mai 2009

Source: leJDD.fr

La CGT a dénoncé vendredi les conditions de travail d’une cinquantaine de femmes issues de l’Europe de l’Est, employées à la cueillette de fraise dans des champs alsaciens. Selon la centrale, leur sort s’apparente à de « l’esclavagisme« . Elles toucheraient 25 centimes d’euros pour un kilo ramassé. Le parquet a ouvert une enquête menée par les gendarmes de Brumath.

Des travailleuses ramasseraient des fraises en Alsace pour un salaire dérisoire. (Maxppp)
Des travailleuses ramasseraient des fraises en Alsace pour un salaire dérisoire. (Maxppp)

Existe-t-il des cas d' »esclavagisme » sur l’exploitation de champs de fraises de Brumath, dans le Bas-Rhin? C’est ce que vont tenter de définir les gendarmes de la ville. La CGT a alerté vendredi les médias et les pouvoirs publics sur le sort d’une cinquantaine de travailleuses d’Europe de l’Est employées à ramasser des fraises à Brumath, sur des parcelles louées par un ressortissant allemand. Elles seraient payées 25 centimes le kilo ramassé « alors que la législation française prévoit un salaire minimum (8,71 euros de l’heure) et le respect de la convention collective« , a indiqué à l’agence Reuters Jacky Wagner, le secrétaire départemental du syndicat. « En fonction de la météo, il y a des jours où les fraises ne rougissent pas et où il n’y a rien à cueillir« , a-t-il ajouté. D’après le syndicaliste, leurs conditions de travail s’apparentent à de « l’esclavagisme« .

Hébergées sur un terrain vague

« S’il y a des infractions, ce sera sans doute relatif à l’emploi de ces personnes et à leur rémunération« , a expliqué un responsable de la gendarmerie de Brumath, qui a confirmé que le parquet avait ouvert une enquête en début de semaine. « Concernant l’habitat, nous n’avons rien constaté« , a-t-il ajouté, estimant que les conditions de vie ne pouvaient être qualifiées « d’inhumaines« . Les femmes vivent sur un terrain vague à deux kilomètres des champs, dans des préfabriqués. De son côté, la direction départementale du travail n’a pas réagi et se retranche derrière l’enquête (courageux, n’est-ce pas ???). L’Inspection du travail dit s’être saisie du dossier.

Auparavant, la cueillette des asperges, puis des fraises, était effectuée par des Roumaines. Elles ont quitté leur poste car, d’après leur employeur, elles ne travaillaient pas assez, mais, selon la CGT, elles ont refusé leur conditions de travail. Depuis jeudi, elles sont remplacées par des Polonaises, des Ukrainiennes et quelques compatriotes. Selon la gendarmerie, il y aurait également des Allemands.

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